Communication bienveillante, Parentalité positive et éducation bienveillante

Arrête tes caprices!

par Mitsiko Miller

affiche BlogJe rencontre tant de parents qui, ne sachant que faire durant les crises de leur enfant, deviennent rigides et punitifs en espérant modifier le comportement de leur enfant.

C’est sans doute parce qu’ils ont peur de se faire juger dans leurs compétences de parent, face aux autres, ou encore, parce qu’ils ont « tout essayé » et rien ne semble fonctionner. Ils en viennent à avoir peur d’élever un enfant « capricieux » qui ne mûrit pas, qui sera violent, malgré tous leurs efforts.

Malheureusement, ce sont justement ces peurs qui les empêchent d’intervenir de manière efficace!

Un enfant qui fait une crise est un enfant en détresse.
Je répète:
un enfant
en crise
est un enfant
en détresse.

Allons plus loin: un parent en crise (qui tape, qui hurle, qui insulte ou qui punit) est un parent en détresse.
C’est un parent qui fait de son mieux, mais ne trouve pas d’issues bienveillantes pour se faire entendre.
Si nous disons à un parent en crise: « Arrête de faire tes caprices! »
il y a des chances qu’il vous envoie paître, sur le champ.
Pourquoi? Parce qu’une crise, c’est un débordement émotionnel qui dit: « Je n’en peux plus!!!! ».
Ce n’est pas un caprice.
C’est un langage un peu maladroit (quand même!!!) pour exprimer un trop-plein.

Et c’est pareil pour les enfants.

Surtout, les petits enfants qui ont besoin de beaucoup de soutien des adultes pour s’autoréguler.

Lorsqu’on dit à un enfant: « arrête tes caprices!!!! », il y a des chances qu’il réagisse de deux façons:

  • Il aura peur qu’on lui retire de l’amour et choisira d’enfouir ses émotions, au fond de lui. Le résultat étant que cette émotivité s’accumulera et explosera (« Je te déteste! », agressivité, coupure des sentiments) et/ou implosera (« Je suis nul », impuissance, insomnies, symptômes et maladies psychosomatiques) à un moment inattendu.
  • Il hurlera plus fort en insultant, en frappant, ou en cassant tout sur son passage, jusqu’à en pleurer de rage pour s’assurer d’être entendu.

Guider pour s’épanouir est essentiel
En tant qu’adultes et parents, c’est notre rôle d’accompagner les enfants et les aider à exprimer leurs besoins avec plus de respect et de considération, au fur et à mesure qu’ils grandissent.

Mais peu en sont capables: lorsque les adultes voient des enfants donner des coups, faire des crises ou insulter, plusieurs se sentent choqués, impuissants, stressés, inquiets, jugeant inacceptables ces comportements. Résultat: ils se fâchent, désespèrent, crient, insultent à leur tour, punissent, se refermant dans un cycle de reproches, de jugements, d’indignation et de désespoir – sans jamais trouver de véritables solutions (à long terme) aux défis rencontrés.

Agir ainsi nous empêche d’avoir la présence empathique, qui permettrait justement aux enfants de s’affranchir de leur émotivité, de trouver des solutions et de grandir émotionnellement.

Nos enfants ont besoin de nous pour s’autoréguler petit à petit, pour se découvrir, s’ancrer, se sentir en sécurité, s’épanouir, être informés de l’impact de leurs gestes sur les autres, parfois être redirigés, nous voir intervenir en cas de danger, réfléchir, apprendre à mieux gérer leurs émotions à leur rythme, trouver des solutions réalistes et durables et se voir compétents et capables.

Êtes-vous détective en besoins?
Essayez-vous de comprendre quel besoin motive les crises, les pleurs et comportements de votre enfant?
Au même titre que les pleurs d’un bébé, un comportement est un mode de communication qui exprime (souvent maladroitement) un besoin. Les comportements nous renseignent sur ce qui touche profondément cette personne et ce qu’elle n’arrive pas à exprimer clairement (et avec respect).

Apprendre à communiquer est tout un art qui prend de la pratique, de l’observation, et surtout des outils pour apprendre à décoder, comprendre, désamorcer des crises, parler authentiquement et trouver des solutions bienveillantes qui marchent pour tous.

Apprenons à être détective en besoins: cherchons à comprendre pourquoi nos enfants ont des comportements désagréables et quels besoins ils tentent maladroitement d’exprimer, pour pouvoir les aider à ajuster le tir, une prochaine fois.

LES CLASSIQUES
Bouder, attitude négative, lassitude
Comportements traduits en phrases:
« De toute façon, tu t’en fous de ce que je pense. Pfff! »
« Tu ne m’écoutes pas, alors je décroche »
« Je suis triste et je ne veux pas me montrer vulnérable devant toi »
« Je n’ai pas confiance qu’on me considère vraiment »
Besoins possibles derrière les comportements: Confiance en l’autre, espoir, écoute (être entendu), empathie (être vu et compris), compétence (se sentir capable), contribution (vouloir mettre ses compétences à profit), sens de sa valeur.

Taper, frapper, pousser
Comportements traduits en phrases:
« J’ai besoin d’espace! Tasse-toi VITE!!!!!! »
« Arrête! Je ne sais plus comment te le dire!»
« J’ai de la peine!!!!! J’ai peur!!!!! »
« Oh, il réagit lorsque je tape. Hmmm… intéressant… »
« Je veux jouer avec eux et je suis trop gêné pour leur parler parce qu’ils m’impressionnent. »
Besoins possibles derrière les comportements: Espace, repos, calme, écoute, respect, considération, empathie, espoir, confiance, exploration du pouvoir et des réactions.

Opposition et lutte de pouvoir
Comportements traduits en phrases:
« Écoute-moi!!!! Je veux parler!!! Écoute-moi!!!!!! »
« As-tu pensé à moi? Suis-je important à tes yeux? »
« Je me sens attaqué et critiqué! Est-ce que tu m’aimes vraiment? »
« Je ne me sens pas compétent! »
« Ce n’est pas juste! »
« Je ne comprends pas la pertinence de ta demande. Aide-moi à comprendre les raisons de ta requête!»
Besoins possibles derrière les comportements: Écoute, considération, compréhension, sens, respect, amour, choix, autonomie, confiance.

Crises:
Comportements traduits en phrases
« Je suis fatigué et/ou j’ai l’estomac vide et/ou je suis trop stimulé: je me désorganise! »
« Lorsque j’entends NON, j’entends « tu ne m’aimes pas » »
« Trop de choix! Trop de responsabilités!!! Trop!!!! »
« Je vis trop d’émotions et je me sens submergé! »
Besoins possibles derrière les comportements: nourriture (faim), repos physique, écoute, empathie, sécurité (manque de repères), repos mental (sur-stimulation), connaissance (comprendre ce qui se passe), but (donner du sens), auto-empathie (se comprendre).

Maman, tu es méchante! Je te déteste!
Comportements traduits en phrases:
« Je suis triste et je veux de la tendresse! »
« M’aimes-tu? »
« Je t’aime, alors pourquoi on se fait de la peine? »
« Ne vois-tu pas que je fais de mon mieux? »
Besoins possibles derrière les comportements: Écoute, appartenance, compétence, empathie (être vu pour ses efforts et ses intentions), tendresse, douceur, chaleur, amour, confiance.

Cet enfant est un cas désespéré!
Comportements traduits en phrases
« Oh non!!!! C’est un futur criminel! Je suis terrifiée! »
« J‘ai tout essayé et ça ne marche pas! »
« Est-ce que ça sera toujours aussi difficile? »
« Qu’ai-je fait de travers pour que mon enfant soit si désadapté? »
« Je suis crevée et à bout de souffle!!! »
Besoins possibles derrière les comportements: Compétence, acceptation (résilience), écoute, soutien, repos, respect, considération, évolution (aller de l’avant), douceur, confiance (que mon enfant va s’épanouir dans le respect et la responsabilité), espoir.

Les besoins, une liste partielle

Bébé et bambin:
Amour, proximité, chaleur, eau, nourriture saine, évacuation, repos, sécurité, prévisibilité, tendresse, compétence, exploration, choix, repos, autonomie, respect du rythme unique de chacun, etc.

Enfant:
Amour, appréciation, prévisibilité, écoute, clarté, appartenance, choix, compétence, expression de soi, réassurance, acceptation (résilience), confiance, tendresse, repos mental, sécurité, contribution, etc.

Adolescent:
Amour, appartenance, choix, autonomie, liberté, expression de soi, confiance en soi, compétence, contribution, exploration, écoute, réassurance, valorisation, confiance, etc.

Parent:
Repos, douceur, amour, soutien, écoute, partenariat, partage, tendresse, considération, appréciation, reconnaissance, compétence, contribution, confiance, sens de sa valeur, partage d’une vision commune, appartenance, etc.

© Mitsiko Miller, 2014. Toute œuvre originale jouit de la protection d’un droit d’auteur. Veuillez me demander la permission avant de reproduire une partie ou la totalité de cet article

Communication bienveillante, Parentalité positive et éducation bienveillante

Vivre avec la sensibilité

Maman, il y a des moments où je ne suis plus capable de gérer mes émotions. Il y a trop plein de choses à l’intérieur de moi. Ça explose comme un volcan et il faut que ça sorte! – Henri

Dalai Lamapar Mitsiko Miller, cpc

J’avoue, je suis hypersensible. J’ai longtemps refusé qu’on me qualifie ainsi parce que je n’aime pas porter des étiquettes: j’aime être vue pour mon caractère unique et surtout, que l’on reconnaisse que je ne suis pas un être X avec des caractéristiques x,y,z , mais un être qui évolue à chaque moment. Et chaque moment est différent.

En même temps….
Ceci semble être une constante dans ma vie et puis, comment puis-je décrire mon quotidien et communiquer mon ressenti intense à quelqu’un qui ne comprend pas ce que je vis intérieurement?

J’ai décidé d’adopter cette étiquette, il y a plus d’une décennie, lorsque j’ai lu le livre d’Elaine E. Aron, Ces gens qui ont peur d’avoir peur, décrivant presque mot pour mot, mon vécu (oui, je parle ENCORE d’elle!)

Une chose que j’ai apprise avec l’expérience, c’est que les enfants et les personnes sensibles ont des antennes bien aiguisées, captent davantage leur environnement et absorbent tout, comme des éponges ultra efficaces.

Rien ne semblent leur échapper: les stimuli, les détails hyper spécifiques que personne ne remarque, le trou dans le chandail de la personne à côté d’eux, la tristesse du petit garçon dans le métro, le cycle de vengeance entre deux élèves, l’odeur des noix rôties qui leur rappelle un souvenir vif, le bruit des néons, la grive des bois qui chante à un kilomètre de là, les émotions des autres, les couleurs, les sons, les odeurs, les intentions, les images, les concepts… Ouf.

Et parce qu’ils ressentent beaucoup de choses, vivre au quotidien peut être un défi extrême. Comment gérer le flot incessant d’informations? Comment garder son équilibre? Comment rester zen? J’ai remarqué que lorsque sensible, il est davantage important d’évacuer, de trier, de faire le point pour se libérer mentalement et pour créer de l’espace intérieur, en vue de gérer le quotidien avec la paix intérieure.

Parce que ce blogue se consacre à la vie familiale, je vous fais part de trucs que j’ai développés pour vivre avec des enfants sensibles.

Le défi d’être un garçon hypersensible
Avant de commencer, je veux parler des garçons hypersensibles. Dans son livre The Mama’s Boy Myth, Kate Stone Lombardi fait remarquer que la recherche scientifique considère que les bébés garçons sont plus sensibles et vivent plus d’anxiété de séparation (et plus longtemps) que les filles. Elle urge donc les parents de garçons à cultiver leur vie émotionnelle et à honorer leur besoin de proximité (peu importe ce que la psychanalyse préconise et tous les « experts »), pour qu’ils puissent s’épanouir dans notre monde hyper stimulant et hyper rapide.

Tout comme moi, Lombardi en vient à un triste constat: avoir garçon sensible et à l’écoute de ses émotions le confronte à des situations déstabilisantes: il se fait souvent étiqueter de «fils à maman» ou d’enfant trop sensible, qu’il faut endurcir à tout prix.

Dans un monde où on encourage l’expression d’un type de leadership quasi monolitique (être dans l’action, guerrier, sociable, winner, flamboyant, souriant par défaut et malgré tout, stoïque et extraverti), être « sensible », « réservé » et/ou « introverti » peut être perçu un défaut de fabrication: montrer des émotions autres que la « joie » (et attention, une joie « retenue » et exprimée selon les règles acceptables dictées par la société), est souvent interprété comme de la faiblesse de caractère…

Même en 2014, nous sommes confrontés à des croyances populaires profondément ancrées chez les adultes, les professionnels de l’enfance, les éducateurs, les parents et même les enfants, qui pensent que la solution est de forcer une autonomie précoce au nom de la « socialisation »- favorisant ainsi le déni de la vie émotionnelle des enfants et de leurs besoins (proximité, confiance et sécurité émotionnelle) pour qu’ils deviennent des « hommes forts, », « des vrais de vrais » (ça veut dire quoi, au juste?).

On encourage la coupure des émotions, le manque d’écoute à ses besoins, et donc le manque d’empathie et le stoïcisme… Bref, des habitudes relationnelles qui entretiennent le manque de communication déjà fort présente dans ce monde où adultes et enfants ne possèdent pas les outils nécessaires pour s’entendre, se comprendre, dialoguer, se respecter et vivre en harmonie (et, la plupart se retrouvent dans mon bureau pour réapprendre à s’écouter).

Ne voit-on pas l’importance de cultiver la vie émotionnelle, en constatant le nombre croissant de fusillades initiées par des enfants? Que dire de la violence entre enfants? Ce sont des cris du cœur qui articulent un mal-être profond qui hurle: «J’ai mal! Aidez-moi! Je ne sais pas quoi faire!»

Aidons-les à s’épanouir… Aidons-les à articuler leur malaise et à s’ouvrir à d’autres stratégies plus constructives.

Je vous invite à regarder cette vidéo sur l’impact des croyances culturelles sur la vie émotionnelle des garçons, Le masque que nous portons:

La socialisation à tout prix… et à quel prix???? 
Au sujet de la « socialisation »…. Gordon Neufeld dans son livre Retrouver son rôle de parent démontre les conséquences néfastes d’une socialisation précoce et forcée sur les enfants, sans considérer leurs besoins essentiels de sécurité émotionnelle, d’attachement et d’appartenance.

Pourquoi regrouper des enfants qui, pour la plupart, ne savent pas encore communiquer avec soin et respect, et qui ont, surtout, un grand besoin d’attachement (sécure) qui ne sera pas comblé dans un grand groupe? Moi, je préfère cultiver la relation avec bienveillance et favoriser le dialogue collaboratif plutôt que d’être très entourée de personnes, au nom de la « socialisation », sans savoir comment rentrer véritablement en lien avec les autres, dans le respect et la coopération. Je vous laisse réfléchir à cette question…

Quel étonnement je vis en pensant qu’il y a quelques années, mon fils se faisait traiter de «mauviette» par les autres enfants de l’école et de « vraiment trooooop sensible » par les adultes de l’établissement parce qu’il osait exprimer librement ses émotions? Il a vite compris que dans ce milieu, se montrer vulnérable était synonyme de faiblesse. Parce qu’il cultive son intelligence émotionnelle, il a su trouver ses propres solutions réalistes pour changer ce qui était en son pouvoir de faire: il s’est adapté à la réalité qu’il vivait et a choisi de ne se révéler qu’aux personnes ouvertes à l’entendre. Et elles sont rares…

Accompagner notre enfant à travers ses émotions
Les enfants sensibles ont une vie intérieure extrêmement riche et fertile (comme tous les enfants, vous me direz…) et ont davantage besoin de comprendre leur ressenti pour apprendre à transformer leurs émotions et à cheminer vers l’autorégulation, à petits pas.

Mais bien des parents ont peur d’accueillir les émotions intenses de leurs enfants parce que c’est très confrontant et ça demande un immense travail de croissance personnelle et d’autorégulation pour les parents.

Pourquoi certains croient que vivre de la colère ou de la tristesse est mauvais? Parce que c’est une croyance bien ancrée dans notre société.
Très ancrée…

:S

Il nous est difficile d’accompagner l’enfant à travers leurs peines et frustrations sans incommuniquer (nier, prendre l’émotion de l’autre sur nous, sympathiser, ignorer, vouloir faire à leur place, vouloir épargner des malaises, minimiser, donner des conseils ou donner des solutions « toutes les tailles ») car nous ne savons pas quoi faire. La plupart de nous fuyons la colère ou la peine comme la peste, car nous pensons que c’est mauvais de faire endurer sa colère et sa peine aux autres… Alors, la plupart de nous refoulons… Nous nous coupons de notre ressenti et bloquons nos propres émotions, autres que la joie et l’enthousiasme (qui DOIT, en plus, s’exprimer d’une CERTAINE manière, sans intensité, et sans trop d’éclat pour ne pas indisposer). Bref, nous ne savons donc pas comment transformer notre propre colère et notre propre tristesse… Alors comment pouvons-nous accompagner nos enfants, hein?

Pourtant, le ressenti de nos enfants et le nôtre, dans toute sa richesse, est bien réel et a besoin d’être entendu.

Nous gagnons tous à développer notre intelligence émotionnelle…

Pourquoi? Pour se soulager, pour mieux se connaître, pour développer la résilience, le détachement et pour trouver des solutions réalistes à nos défis, un problème à la fois.

La Communication NonViolente est merveilleuse pour aider un enfant (et un adulte!!!) à mieux comprendre ce qu’il/elle ressent, s’affranchir de sa réactivité et trouver des solutions respectueuses de tous. J’utilise les cartes de sentiments et de besoins (je vais en produire prochainement!)  que j’ai fabriquées moi-même, pour faciliter l’intégration de ce processus, avec mes enfants.

Remplir le réservoir émotionnel
Les enfants ont besoin de sentir qu’ils appartiennent à leur clan et qu’ils sont aimés tels qu’ils sont – et non pour ce qu’ils font. Multiplier les moments de tendresse et de partages chaleureux remplit leur réservoir affectif et fortifie la relation d’attachement, l’estime de soi et la capacité à la résilience – aussi bien pour le parent que pour l’enfant. C’est ainsi que la complicité et la coopération sont entretenues, selon moi.

Du temps de relaxation pour récupérer
Un enfant sensible a besoin de repos mental pour récupérer. Un moment calme en revenant de l’école et/ou d’une activité stimulante, aide à se vider et à retrouver l’équilibre. Exemple d’activités: méditation, acupression, brain gym, yoga, se faire un fort avec les coussins du canapé, se couper des stimuli dans une tente, se mettre des coquilles anti-bruit en lisant, jouer dehors, aller dans la nature, colorier des mandalas ou en faire dans la nature, dessiner, jouer avec de la pâte à modeler et avoir des moments sans écran.

Vider le trop-plein: faire des retours sur la journée
Poser des questions qui permettent de faire le point sur la journée de votre enfant, puis l’inviter à écrire (ou dessiner) un journal, dès 7 ou 8 ans
-Qu’est-ce qui a mis du soleil dans ta journée?
-Qu’est-ce qui a été dur et que peux-tu faire autrement pour éviter que cela ne se reproduise?
-Qu’est-ce que tu as appris à travers ses expériences?

Faire des rituels rassurants
La science affirme que les sensibles usent davantage de leur cerveau droit: on dit que c’est un mode de fonctionnement plus intuitif et créatif. Je me sers donc de cette imagination débordante pour mettre en place, selon les intérêts et l’univers uniques de l’enfant, un rituel rassurant qui l’aide à faire face aux craintes et aux angoisses.

Qu’est-ce que ses héros(ïnes) et personnages qu’il/elle admire feraient dans cette situation? Voici des idées: activer son pouvoir de super héros, utiliser une baguette magique, faire une potion de druide pour donner du courage, mettre des « pierres magiques » dans sa poche, faire une formule de sorcier pour contrer l’angoisse, créer une bulle de protection pour se sentir en sécurité – tout ce qui provient de son imaginaire, qui lui parle sincèrement et qui le/la rassure.

Fait vécu: à trois ans, mon fils a enfilé sa cape et son masque de Batman tous les jours: s’habiller en super héros l’aidait à faire face aux défis du quotidien. Oui, j’allais au parc, à l’épicerie et dans le métro avec mini Batman, tous les jours! :)

Faire des rituels de séparation: tisser le fil d’amour
Les enfants sensibles ont encore plus besoin de sentir notre présence et de notre soutien, peu importe où ils/elles se trouvent. En créant un pont avec notre enfant durant les séparations (travail, nuit, école, garderie), nous consolidons le lien (ce que j’appelle le « fil d’amour ») qui nous unit et leur rappelons que nous sommes leur port « d’attachement »:
-« Je te souhaite une bonne journée. Je viens te chercher à 3 heures. Mon cœur est toujours avec toi. J’ai hâte de construire la maison de Lego avec toi, après la collation. »
-Dessiner un cœur sur sa main: « Tu es toujours dans mon cœur, peu importe où tu es.»
-Lui donner un bracelet ou un foulard imprégné de notre odeur qu’il/elle porte (les enfants vivent davantage à travers leurs sens), s’il/elle est encore petit(e) lorsque vous vous séparez.

Rappeler les responsabilités de chacun

Je t’aime même quand tu ressens de la colère. Je t’aime même lorsque je ressens de la colère ou de la tristesse. Tu es toujours aimé. Je n’aime pas toujours tes comportements, mais toi, je t’aime toujours. Tu es toujours digne d’amour.

Je remarque que les sensibles ont plus tendance à se croire responsables des sentiments des autres et à s’inquiéter pour tous les êtres de l’univers à qui ils souhaitent le bien-être.

Une manière d’aider ces enfants à mieux vivre, est de leur rappeler qu’il y a des problèmes qu’ils n’ont pas à résoudre et dont ils ne sont pas responsables. Ils n’ont pas à nous sauver, ou à sauver toute la planète. Ils n’ont pas à régler tous les problèmes de l’univers.

Ce qu’ils peuvent faire, c’est soutenir le changement, à la hauteur de leurs capacités. Ils peuvent nous soutenir aussi, lorsque nous avons des défis, en nous faisant confiance que nous sommes suffisamment « grands » et capables pour trouver nos propres solutions.

Et que, oui, ce nuage va passer. Oui, nous y arriverons.

Ainsi, ils peuvent se reposer en notre présence, être des enfants, s’épanouir et être les merveilleux êtres uniques qu’ils sont.

© Mitsiko Miller, 2014. Toute œuvre originale jouit de la protection d’un droit d’auteur. Veuillez me demander la permission avant de reproduire une partie ou la totalité de cet article.

 Mitsiko Miller est coach et mère parfaitement imparfaite de deux maîtres zen. Avec Projet famille en harmonie, elle accompagne adultes et enfants à vivre leur harmonie. Suivez son blogue.

Communication bienveillante, Parentalité positive et éducation bienveillante

Suivre son coeur

par Mitsiko Miller, cpc

rooseveltUn jour, alors que je faisais des courses avec mes enfants, nous avons entendu un bébé de 8 ou 9 mois hurler à s’époumoner dans la section fruits et légumes. Mes enfants ont accouru vers le petit pour répondre à ses pleurs.

Décoder les pleurs et les comportements
Parce que, oui, dans notre famille, nous avons la ferme conviction qu’un bébé communique avec les outils qu’il possède: par ses pleurs et, plus tard, par ses comportements. Les pleurs peuvent dire tant de choses, lorsque nous prenons le temps de les décoder : «J’ai besoin de tendresse», «J’ai froid», «J’ai faim», «J’ai peur», «J’ai mal». Lorsque nous écoutons attentivement et prenons le temps d’observer, nous remarquons alors qu’un bébé exprime très clairement ses besoins. Mais parfois, nous ne comprenons pas ni ne pouvons empêcher les pleurs : entre autres, lorsqu’ils sont fatigués ou qu’ils ont des «coliques». Dans ce cas, notre présence empathique, notre voix douce et la chaleur de nos bras les soulagent et les rassurent.

C’est ainsi que mes enfants ont été élevés et c’est la raison pour laquelle ils ont bien du mal à saisir pourquoi un parent ne répondrait pas aux pleurs de son bébé.

Bien sûr, il y a une myriade de raisons pour lesquelles les parents y deviennent moins réceptifs. Certains se sentent dépassés, épuisés ou stressés parce que leur enfant pleure beaucoup, ou parce qu’ils n’ont pas beaucoup de soutien autour d’eux. Par survie, ils font le choix de se donner un peu de répit.

En revanche, d’autres croient que c’est ainsi «qu’il faut faire», parce que cette pratique commune est encouragée pour éviter de « gâter » le bébé. Ma compréhension de l’idéologie derrière cette croyance repose, entre autres, sur le postulat behavioriste de John B. Watson supposant qu’un être humain doit être conditionné par son environnement (comme en témoigne la célèbre expérience menée par ce psychologue sur le (pauvre!) petit Albert B. en 1920).

La recherche actuelle prouve très souvent le contraire (car les recherches sont souvent faites en fonction des croyances des scientifiques émettant ces hypothèses). En somme, la tendance actuelle des recherches est vers la reconnaissance de la vie émotionnelle du bébé, que nous découvrons petit à petit depuis vingt ans, à travers l’intelligence émotionnelle et la neuroscience. Dans cet esprit, le neuropsychiatre Daniel J. Siegel démontre dans ses livres que d’être à l’écoute des besoins de son bébé et de soi encourage la relation d’attachement, aidant l’enfant à développer son autonomie et à son intelligence émotionnelle .

Un enfant émotionnellement intelligent
Selon John M. Gottman, ambassadeur de l’intelligence émotionnelle, le début de l’apprentissage de l’intelligence émotionnelle des enfants commence à la naissance : «Même lorsque les bébés sont encore dépendants, les parents peuvent inculquer l’importance de l’intelligence émotionnelle. Par notre réponse à leurs pleurs, le nourrisson comprend que toute émotion possède un dénouement, qu’il est possible de passer d’une émotion de détresse, de colère et de peur à un sentiment de confort et de rétablissement. Les bébés dont les besoins ne sont pas satisfaits, ont, dans leur cas, peu de chance d’apprendre. (…) Ils rentrent souvent dans un état passif et non-expressif la plupart du temps. Mais lorsqu’ils se fâchent, ils manquent de contrôle de soi, car personne ne les aide à cheminer d’un état de détresse vers un état de confort. Personne ne leur a appris comment se réconforter par eux-mêmes.»

Guider avec amour
J’estime, en effet, que notre rôle de parent n’est pas d’ignorer les communications de nos enfants, mais de les guider avec amour : les soutenir et les aider à se découvrir pour mieux se comprendre, s’épanouir et choisir des moyens de communiquer plus adaptés à la vie en groupe et à la société – en fonction de leur âge et de leur unicité .
Nous, les parents, sommes des phares qui accompagnons notre enfant vers l’autonomie et la responsabilisation en fonction de leurs capacités personnelles, leur tempérament et leur niveau de maturité développementale. Selon moi, la nature joue en notre faveur : elle nous a dotés d’une intuition parentale qui nous aide à rester à l’écoute, dans la flexibilité et l’ouverture. Nous pouvons ainsi accompagner nos enfants pour que la famille (parents et enfants) développe sa résilience face à ce qu’elle ne peut pas changer et apprenne à s’ajuster ce qu’elle peut « changer », dans le respect et l’équilibre de tous.
Je crois qu’un enfant qui a été entendu et dont les besoins sont pris en considération possède une confiance en soi et en son parent qui lui permettent de grandir à son plein potentiel: explorer le monde et bâtir la charpente de son être unique. Du moins, c’est mon expérience et celle de bien des familles autour de moi.

Attachement et bienveillance, les mal compris de la parentalité
L’ennui, c’est que cette vision de la parentalité est souvent mal comprise. Il y a tant de parents, qui, au nom de la parentalité proximale, répondent aux besoins de leur bébé au détriment des leurs, et finissent par s’épuiser. L’attachement proximal est difficile à appliquer parce qu’il demande de penser autrement. Mais vraiment. Il demande de la réflexion, du recul, de la créativité (focaliser sur l’apprentissage et non sur les erreurs que nous faisons), de l’investissement en temps pour trouver des solutions qui tiennent compte des besoins des parents ET des enfants. Il demande souvent que nous pensions hors du cadre : essayer, ajuster, réessayer, écouter, observer, être plein de compassion pour soi, se pardonner, questionner, faire le bilan de ses valeurs senties, apprendre à demander du soutien autour de soi et à communiquer pour trouver des solutions réalistes et concrètes pour créer l’environnement favorable pour SA famille unique.

Il en est de même avec la bienveillance et la parentalité positive. Elles sont souvent confondues avec le laxisme parce que plusieurs parents trouvent difficile d’accompagner leurs enfants émotionnellement et certains ne font pas la distinction entre «besoin» et «désir».

Comment gérer la colère? Quand dire «non»? Comment? Quand est-ce que mon enfant pleure de détresse? Quand est-ce tout simplement une déception de n’avoir pas pu combler ses désirs du moment? Un parent qui sonde son cœur, se fait confiance, connaît les préférences de son enfant ainsi que les siennes et connaît bien ses limites authentiques, sera en mesure de faire la distinction.

La voie du cœur, le chemin d’une vie
Ouf, vous me direz… Quel contrat!
Oui, c’est un investissement de longue haleine. C’est le chemin du cœur : une manière de vivre qui nous mène souvent hors des sentiers battus (et hors de notre zone de confort) en poussant la réflexion et notre cohérence intérieure toujours un peu plus loin.
Réflexion, comme…
Qu’est-ce qu’un désir? Une manière spécifique de combler un besoin. Comme, manger un biscuit. Quel est le besoin rattaché à cette stratégie? Manger.
Est-ce notre rôle de combler les désirs de nos enfants? Non.
Mais un bébé peut-il avoir des désirs? Je crois qu’un bébé est dépendant de nous, point final. Un bébé a besoin de nous pour satisfaire ses besoins et possède des capacités plus limitées qu’un enfant de quatre ans… Guidons nos enfants vers l’autonomie en fonction de leur capacité!
En grandissant, un enfant sera physiologiquement apte à attendre davantage et se sentira suffisamment entendu pour accepter de coopérer avec joie et même d’entendre un «non», même s’il proteste. Il sera capable d’être accompagné à travers sa colère et sa déception pour trouver une stratégie acceptable pour tous pour considérer les besoins derrière ses désirs. Tout cela dans le respect, la présence et la dignité pour tous.

Dilemme: appréciation ou intuition?
Mais revenons à cette maman. La mère continuait à faire ses courses en laissant son enfant pleurer dans la poussette, l’air nerveux. Elle fut extrêmement surprise de voir mes enfants faire des bouffonneries pour lui changer les idées.
J’imagine qu’elle luttait intérieurement entre son besoin d’approbation auprès des autres pour montrer ses compétences de mère et son envie de prendre son fils dans ses bras. Je voyais à quel point elle souffrait intérieurement face à ce dilemme, et son inconfort était palpable dans l’air. C’est pourquoi, lorsqu’elle a croisé mon regard, je lui ai fait un sourire signifiant « C’est difficile ce que tu vis! Tu te cherches et tu trouveras ta propre voie en temps et lieux. Fais-toi confiance, ma chère. »

Parent naissant, explorez votre voie unique!
Lorsque nous sommes parent naissant, nous expérimentons, nous tâtonnons parfois dans toutes les directions. Je me souviens de cette période où, encore jeune maman, je me cherchais. Qui suis-je? Qu’est-ce que je souhaite pour mes enfants? Quel est mon rôle de maman? Dois-je répondre aux pleurs de mon bébé? Il m’est arrivé d’essayer des techniques absurdes de contrôle de comportements apprises dans des livres, lorsque mon fils faisait des crises et que je ne savais pas trop quoi faire. J’ai très vite compris que ces techniques «toutes les tailles» allaient à l’encontre de mon intuition et nourrissaient mon sentiment d’impuissance face à ce que je vivais. Et je ne me sentais vraiment pas bien à appliquer une méthode qui ne me ressemblait pas.

Faites-vous confiance, écoutez votre cœur
La psychologue et représentante de la parentalité positive en France résume cette approche en une phrase : «Faites-vous confiance, écoutez votre cœur! »
J’ai mis du temps à me faire confiance : c’est en me questionnant et en observant ce qui ne marchait pas dans ma vie de parent et en ajustant mon tir que j’y suis parvenue. Je me souviens même d’avoir menti pour qu’on me laisse tranquille, car la pression était trop forte !
Je me souviens de tous les conseils confondants que tout passant se permettait de me lancer, des regards désapprobateurs, des jugements qui fusaient dans toutes les directions, peu importe ce que je faisais. Des conseils à en plus finir sur le sommeil, la discipline, le type de chaussures à acheter, les vitamines à prendre, les couches à acheter, les livres à lire.
Ces moments d’embarras et d’inconfort ont été très constructifs pour moi, car ils m’ont aidée à me poser des questions fondamentales: Qu’est-ce que je veux véhiculer à mon enfant? Comment puis-je l’aider à devenir un jour un adulte équilibré, épanoui et responsable?
Ils m’ont aidée à mieux me connaître et à devenir plus confiante dans mes compétences; bref, écouter mon cœur et poser des gestes en alignement avec mes valeurs à moi.
Et lorsque je vois mes grands enfants si empathiques et éveillés, je me dis: ça en valait vraiment le coup!

© Mitsiko Miller, 2014. Toute œuvre originale jouit de la protection d’un droit d’auteur. Veuillez me demander la permission avant de reproduire une partie ou la totalité de cet article.

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Références :
• Isabelle Filliozat, Au cœur des émotions des enfants
• John M. Gottman, Raising an Emotionally Intelligent Child
• Daniel J. Siegel, Parenting from The Inside Out
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Mitsiko Miller est coach et mère parfaitement imparfaite de deux maîtres zen. Avec Projet famille en harmonie, elle accompagne adultes et enfants à vivre leur harmonie. Suivez son blogue.

Communication bienveillante, Parentalité positive et éducation bienveillante

Pour une éducation nouvelle

par Mitsiko Miller, cpc

En tant que mère de deux enfants en apprentissage, j’ai du mal à garder mon calme lorsque j’observe au quotidien, des situations où communauté et éducation des enfants sont exprimées sans que je puisse y déceler du respect et de la considération aussi bien pour ces magnifiques êtres en croissance, que pour leurs éducateurs.

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Mes fils, Henri et Thomas jouant au centre Communidée, au cours d’un atelier de robotique

Face à tout cela, je vis parfois du découragement… Et pourtant je refuse de me laisser noyer dans l’impuissance : oui, j’accepte que ce soit la réalité actuelle de bien des gens.

ET je souhaite le changement.

C’est pourquoi j’entame depuis un certain moment, une réflexion sur l’apprentissage qui m’aide à m’ouvrir à de nouvelles possibilités et à envisager l’avenir totalement différemment. Et… je m’implique aussi dans plusieurs projets éducatifs qui osent. Dont le projet famille en harmonie. :)

Comme dit Einstein, «Le monde que nous avons créé est le résultat de notre niveau de réflexion, mais les problèmes qu’il engendre ne sauraient être résolus à ce même niveau. »

Je nous invite à nous poser la question « Quel est le but de l’éducation? » Qu’est-ce qui marche? Pourquoi? Qu’est-ce qui ne marche pas? Comment apprendre du passé?

Osons poser ces questions pour envisager de nouvelles possibilités:

Quelle est la meilleure stratégie d’apprentissage pour chaque enfant unique?

Comment permettre cette diversité en collectif?

  • Comment pouvons-nous soutenir l’apprentissage de chaque enfant, en sachant qu’ils sont tous uniques?
  • Comment pouvons-nous les aider à affronter ce monde, en pleine conscience, de leur pouvoir et compétences à être des agents de changement de leur vie?
  • Dans nos démarches éducatives, sommes-nous habités par la peur ou agissons-nous dans la confiance et l’amour? Quelle est notre posture lorsque nous pensons à l’avenir de nos enfants? Quel message inconscient envoyons-nous à nos enfants (Tu es capable. Le monde est dangereux. La vie humaine n’est que souffrance)?
  • Exprimons-nous du soin pour les enfants avec équilibre pour nous? Tenons-nous compte de leurs besoins d’exploration, de liberté et d’épanouissement ET des nôtres?
  • Attisons-nous ce feu sacré de l’apprentissage en faisant confiance que leur curiosité naturelle et leur créativité leur permettront d’intégrer la connaissance à leur propre rythme, avec joie et autodétermination?
  • Donnons-nous l’exemple de ce que nous souhaitons pour eux? Sommes-nous profondément cohérents?
  • Acceptons-nous de voir l’erreur comme quelque chose de constructif qui nous permet de grandir à petit pas et de réajuster notre tir? Sommes-nous obnubilé par la performance et la perfection?
  • Permettons-nous aux enfants de contribuer à la communauté, leur donner du sens et de la fierté de pouvoir participer à la vie, indépendamment de leur âge?

Ce sont des questions difficiles que j’aborde régulièrement et qui peuvent être très déstabilisantes à envisager pour certains. Pourtant, en lisant et en m’informant, je me suis rendu compte qu’il y avait plusieurs personnes transformant l’éducation en ce moment: ils me gardent en lien avec l’émerveillement, mes rêves et ma vision alignée avec mes actions. Être témoin de cette magie de personnes débordantes de sagesse et de courage (jeunes et moins jeunes) qui sont le changement qu’ils veulent voir dans le monde, m’inspire et me nourrit.

L’ÉDUCATION BIENVEILLANTE: MES ASPIRATIONS

  • Une reconnaissance que chaque enfant est unique, ainsi que son style d’apprentissage
  • Une reconnaissance que les enfants ont besoin de se sentir aimés, et émotionnellement et physiquement en sécurité pour s’épanouir et apprendre.
  • Un enseignant guide tout en laissant savoir que les enfants sont importants et valorisés, que leurs besoins sont pris en compte émotionnellement, physiquement et intellectuellement
  • Une reconnaissance que l’autodétermination est comment les enfants intègrent l’apprentissage de façon significative. Nous gagnons beaucoup à être de «facilitateurs de la connaissance» plutôt que de prêcheurs. Je crois que les enfants peuvent vraiment apprendre lorsqu’ils ont l’espace et la confiance d’explorer leur environnement lorsque les erreurs ne sont qu’une étape d’un processus et une opportunité d’intégrer davantage
  • Plus de compassion, de cercles restaurateurs et de dialogue empathique dans les familles, écoles et communautés pour soutenir la collaboration, encourager l’estime de soi, le sens, la coresponsabilité et la croissance interpersonnelle chez les enfants et les éducateurs
  • La clarté et un sens de la co-création pour que chaque membre de la communauté – enfants, familles, enseignants, écoles et autres membres – voient comment ils peuvent contribuer à soutenir l’apprentissage de tous
  • Un espace où la sécurité émotionnelle est gérée avec efficacité et soin: où les enfants et adultes peuvent dialoguer dans un souhait de restaurer l’entente mutuelle et apprendre à communiquer de manière collaborative

Je pourrais écrire pendant des heures. Mais au moment où je tape ces mots, j’ai une douce jeune personne assise sur mes genoux, qui demande un câlin. Et je constate que j’ai besoin d’une pause (et surtout d’un câlin) aussi.

© Mitsiko Miller, 2013. Toute œuvre originale jouit de la protection d’un droit d’auteur. Veuillez me demander la permission avant de reproduire une partie ou la totalité de cet article.

Mitsiko Miller est coach et mère parfaitement imparfaite de deux maîtres zen de 9 et 11 ans. Avec Projet famille en harmonie, elle accompagne adultes et enfants pour les aider à vivre leur harmonie. Suivez son blogue.

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