Arrête tes caprices!

par Mitsiko Miller

affiche BlogJe rencontre tant de parents qui, ne sachant que faire durant les crises de leur enfant, deviennent rigides et punitifs en espérant modifier le comportement de leur enfant.

C’est sans doute parce qu’ils ont peur de se faire juger dans leurs compétences de parent, face aux autres, ou encore, parce qu’ils ont « tout essayé » et rien ne semble fonctionner. Ils en viennent à avoir peur d’élever un enfant « capricieux » qui ne mûrit pas, qui sera violent, malgré tous leurs efforts.

Malheureusement, ce sont justement ces peurs qui les empêchent d’intervenir de manière efficace!

Un enfant qui fait une crise est un enfant en détresse.
Je répète:
un enfant
en crise
est un enfant
en détresse.

Allons plus loin: un parent en crise (qui tape, qui hurle, qui insulte ou qui punit) est un parent en détresse.
C’est un parent qui fait de son mieux, mais ne trouve pas d’issues bienveillantes pour se faire entendre.
Si nous disons à un parent en crise: « Arrête de faire tes caprices! »
il y a des chances qu’il vous envoie paître, sur le champ.
Pourquoi? Parce qu’une crise, c’est un débordement émotionnel qui dit: « Je n’en peux plus!!!! ».
Ce n’est pas un caprice.
C’est un langage un peu maladroit (quand même!!!) pour exprimer un trop-plein.

Et c’est pareil pour les enfants.

Surtout, les petits enfants qui ont besoin de beaucoup de soutien des adultes pour s’autoréguler.

Lorsqu’on dit à un enfant: « arrête tes caprices!!!! », il y a des chances qu’il réagisse de deux façons:

  • Il aura peur qu’on lui retire de l’amour et choisira d’enfouir ses émotions, au fond de lui. Le résultat étant que cette émotivité s’accumulera et explosera (« Je te déteste! », agressivité, coupure des sentiments) et/ou implosera (« Je suis nul », impuissance, insomnies, symptômes et maladies psychosomatiques) à un moment inattendu.
  • Il hurlera plus fort en insultant, en frappant, ou en cassant tout sur son passage, jusqu’à en pleurer de rage pour s’assurer d’être entendu.

Guider pour s’épanouir est essentiel
En tant qu’adultes et parents, c’est notre rôle d’accompagner les enfants et les aider à exprimer leurs besoins avec plus de respect et de considération, au fur et à mesure qu’ils grandissent.

Mais peu en sont capables: lorsque les adultes voient des enfants donner des coups, faire des crises ou insulter, plusieurs se sentent choqués, impuissants, stressés, inquiets, jugeant inacceptables ces comportements. Résultat: ils se fâchent, désespèrent, crient, insultent à leur tour, punissent, se refermant dans un cycle de reproches, de jugements, d’indignation et de désespoir – sans jamais trouver de véritables solutions (à long terme) aux défis rencontrés.

Agir ainsi nous empêche d’avoir la présence empathique, qui permettrait justement aux enfants de s’affranchir de leur émotivité, de trouver des solutions et de grandir émotionnellement.

Nos enfants ont besoin de nous pour s’autoréguler petit à petit, pour se découvrir, s’ancrer, se sentir en sécurité, s’épanouir, être informés de l’impact de leurs gestes sur les autres, parfois être redirigés, nous voir intervenir en cas de danger, réfléchir, apprendre à mieux gérer leurs émotions à leur rythme, trouver des solutions réalistes et durables et se voir compétents et capables.

Êtes-vous détective en besoins?
Essayez-vous de comprendre quel besoin motive les crises, les pleurs et comportements de votre enfant?
Au même titre que les pleurs d’un bébé, un comportement est un mode de communication qui exprime (souvent maladroitement) un besoin. Les comportements nous renseignent sur ce qui touche profondément cette personne et ce qu’elle n’arrive pas à exprimer clairement (et avec respect).

Apprendre à communiquer est tout un art qui prend de la pratique, de l’observation, et surtout des outils pour apprendre à décoder, comprendre, désamorcer des crises, parler authentiquement et trouver des solutions bienveillantes qui marchent pour tous.

Apprenons à être détective en besoins: cherchons à comprendre pourquoi nos enfants ont des comportements désagréables et quels besoins ils tentent maladroitement d’exprimer, pour pouvoir les aider à ajuster le tir, une prochaine fois.

LES CLASSIQUES
Bouder, attitude négative, lassitude
Comportements traduits en phrases:
« De toute façon, tu t’en fous de ce que je pense. Pfff! »
« Tu ne m’écoutes pas, alors je décroche »
« Je suis triste et je ne veux pas me montrer vulnérable devant toi »
« Je n’ai pas confiance qu’on me considère vraiment »
Besoins possibles derrière les comportements: Confiance en l’autre, espoir, écoute (être entendu), empathie (être vu et compris), compétence (se sentir capable), contribution (vouloir mettre ses compétences à profit), sens de sa valeur.

Taper, frapper, pousser
Comportements traduits en phrases:
« J’ai besoin d’espace! Tasse-toi VITE!!!!!! »
« Arrête! Je ne sais plus comment te le dire!»
« J’ai de la peine!!!!! J’ai peur!!!!! »
« Oh, il réagit lorsque je tape. Hmmm… intéressant… »
« Je veux jouer avec eux et je suis trop gêné pour leur parler parce qu’ils m’impressionnent. »
Besoins possibles derrière les comportements: Espace, repos, calme, écoute, respect, considération, empathie, espoir, confiance, exploration du pouvoir et des réactions.

Opposition et lutte de pouvoir
Comportements traduits en phrases:
« Écoute-moi!!!! Je veux parler!!! Écoute-moi!!!!!! »
« As-tu pensé à moi? Suis-je important à tes yeux? »
« Je me sens attaqué et critiqué! Est-ce que tu m’aimes vraiment? »
« Je ne me sens pas compétent! »
« Ce n’est pas juste! »
« Je ne comprends pas la pertinence de ta demande. Aide-moi à comprendre les raisons de ta requête!»
Besoins possibles derrière les comportements: Écoute, considération, compréhension, sens, respect, amour, choix, autonomie, confiance.

Crises:
Comportements traduits en phrases
« Je suis fatigué et/ou j’ai l’estomac vide et/ou je suis trop stimulé: je me désorganise! »
« Lorsque j’entends NON, j’entends « tu ne m’aimes pas » »
« Trop de choix! Trop de responsabilités!!! Trop!!!! »
« Je vis trop d’émotions et je me sens submergé! »
Besoins possibles derrière les comportements: nourriture (faim), repos physique, écoute, empathie, sécurité (manque de repères), repos mental (sur-stimulation), connaissance (comprendre ce qui se passe), but (donner du sens), auto-empathie (se comprendre).

Maman, tu es méchante! Je te déteste!
Comportements traduits en phrases:
« Je suis triste et je veux de la tendresse! »
« M’aimes-tu? »
« Je t’aime, alors pourquoi on se fait de la peine? »
« Ne vois-tu pas que je fais de mon mieux? »
Besoins possibles derrière les comportements: Écoute, appartenance, compétence, empathie (être vu pour ses efforts et ses intentions), tendresse, douceur, chaleur, amour, confiance.

Cet enfant est un cas désespéré!
Comportements traduits en phrases
« Oh non!!!! C’est un futur criminel! Je suis terrifiée! »
« J‘ai tout essayé et ça ne marche pas! »
« Est-ce que ça sera toujours aussi difficile? »
« Qu’ai-je fait de travers pour que mon enfant soit si désadapté? »
« Je suis crevée et à bout de souffle!!! »
Besoins possibles derrière les comportements: Compétence, acceptation (résilience), écoute, soutien, repos, respect, considération, évolution (aller de l’avant), douceur, confiance (que mon enfant va s’épanouir dans le respect et la responsabilité), espoir.

Les besoins, une liste partielle

Bébé et bambin:
Amour, proximité, chaleur, eau, nourriture saine, évacuation, repos, sécurité, prévisibilité, tendresse, compétence, exploration, choix, repos, autonomie, respect du rythme unique de chacun, etc.

Enfant:
Amour, appréciation, prévisibilité, écoute, clarté, appartenance, choix, compétence, expression de soi, réassurance, acceptation (résilience), confiance, tendresse, repos mental, sécurité, contribution, etc.

Adolescent:
Amour, appartenance, choix, autonomie, liberté, expression de soi, confiance en soi, compétence, contribution, exploration, écoute, réassurance, valorisation, confiance, etc.

Parent:
Repos, douceur, amour, soutien, écoute, partenariat, partage, tendresse, considération, appréciation, reconnaissance, compétence, contribution, confiance, sens de sa valeur, partage d’une vision commune, appartenance, etc.

© Mitsiko Miller, 2014. Toute œuvre originale jouit de la protection d’un droit d’auteur. Veuillez me demander la permission avant de reproduire une partie ou la totalité de cet article

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20 thoughts on “Arrête tes caprices!

  1. C’est une évidence ‚ malgré que je me suis trouvée confrontée à ce problème,
    Mais j’ai la chance d’avoir des souvenirs de petite fille vers l’âge de 2 ans 1/2 3 ans où j’insistais pour obtenir quelque chose et je faisait forcément une comédie pour moi c’était comme vital d’obtenir cet objet car je n’avais juste aucune notion de propriété et de priorité .
    Le fait de vouloir était trop fort insurmontable.
    C’est un vrai souvenir de mémoire et non raconté.

    • Bonjour Évelyne,

      N’est=ce pas merveilleux d’avoir ce souvenir « ressenti »? Il semble vous permettre de comprendre (d’avoir de l’empathie) l’expérience intérieure d’un enfant qui fait vraiment, mais vraiment de son mieux avec les outils qu’il a dans le moment.

      Merci pour ce partage :)
      Mitsiko

  2. Ping: revue de presse du 8 juin 2014 - M.M Blog – Materner avec un grand Aime

  3. Ping: Arrête tes caprices! | De Parents A Parents, un programme web et radio pour tous ceux qui se préoccupent de l'éducation des enfants

  4. Ping: "Arrête tes caprices!" | Culture de parent

  5. 1 / La crise ne résulte pas de la volonté de l’enfant d’exaspérer ses parents 2 / En faisant une crise l’enfant exprime un mal être. Tout cela est vrai…

    Mais en répondant à ses crises par de la tendresse et de l’empathie, vous ne transmettez qu’un seul message à l’enfant : Je t’ai bien compris et la crise que tu viens de faire est donc un bon mode d’expression, continue…

    Que se passe-t-il ensuite pour l’enfant lorsqu’il est confronté à une autorité extra parentale qui réprime ces crises par la punition? (nourrice, institutrice / enseignante…) L’enfant n’a alors plus de repères et ne comprend pas pourquoi la réaction des adultes de son entourage n’est pas la même que celle de ses parents.

    Entre le « tout autoritaire » des années 50/60 et le laxisme des années 80/90 où l’enfant est placé au centre de toutes les attentions, il y a une juste milieu. Arrêtez de véhiculer ces conseils éducatifs de « baba cool », ils ont déjà montré leurs limites… On le voit dans l’insolence avec laquelle les ados répondent à leur parents!

    Il suffit juste de montrer à l’enfant que la crise n’est pas le bon moyen pour se faire entendre, en sévissant. Quand l’enfant est redevenu calme, alors seulement on peut essayer de savoir ce qui n’allait pas et le rassurer.

    Je suis triste donc je fais une crise : Je suis puni
    Je suis triste et l’exprime calmement : Mes parents me rassurent me conseillent et m’encouragent

    Le choix pour l’enfant est vite fait.

    • Bonjour Sylvain,

      Merci de votre partage. Je vois que le respect et la responsabilité sont des valeurs essentielles pour vous et que le bien-être de tous les enfants vous est important. Vous avez pris le temps de m’écrire pour m’en faire part et j’en suis reconnaissante.

      Vous voyez l’impact du laxisme, du manque de limites et les dangers qu’un tel déséquilibre peuvent créer. Vous prenez l’exemple des ados qui répondent à leurs parents avec « insolence » pour montrer que le respect est essentiel.

      Vous affirmez qu’un enfant peut exprimer ses sentiments calmement et que le choix est vite fait.

      Mon expérience du développement de l’intelligence émotionnelle des enfants est différente de la vôtre.
      La neuroscience détaille comment le développement du cerveau fait en sorte que les enfants expriment des émotions intenses par biologie et non par volonté. Leur cerveau est en plein développement. Ils ont besoin de soutien pour intégrer l’autogestion qui, selon moi, se fait à petits pas, au rythme de leur développement physiologique.

      Oui, certains enfants, avec du soutien, s’expriment calmement très jeune. Ils sont rares. La plupart ont besoin de bien plus de soutien lorsqu ils sont petits, pour y arriver. Et plus ils grandissent, plus ils sont en mesure de s’autoréguler lorsqu’ils ont des parents pour les guider. C’est pour cela que je prône l’accompagnement émotionnel, qui, au lieu de juger les comportements de leurs enfants, leur offrent du soutien pour devenir de plus en plus conscient de l’impact de leurs gestes sur les autres et sur leur environnement. Cela se fait avec des retours sur situation, de l’introspection, de la résolution de problèmes et des conseils de famille.

      Vous demandez comment un enfant réagit à la punition venant de l’école ou autre, s’il est élevé avec un accompagnement de parent guide? Voici mon expérience. Parce qu’il a été accompagné émotionnellement et a appris la résolution de problèmes et la connaissance de soi, il est en mesure de mieux cerner la situation et s’y adapter avec détachement.

      Pour comprendre la distinction entre laxisme et NV, je vous invite à lire cet article: https://familleharmonie.com/2014/02/13/permissif-non-ferocement-non-violent/

      J’espère que cela répond à vos questions?

      De tout coeur,

      Mitsiko

      • Merci de votre article extrêmement intéressant. Je suis aujourd’hui très démunie face aux colères de ma petite fille de 3,5 ans (qui surviennent quasi exclusivement en toute fin de journée, quand elle est fatiguée et évidemment souvent en public, devant papi et mami très « jugeants » me concernant).

        Elle ne veut pas que je lui parle ou que je l’approche et hurle aussi fort qu’elle peut. Pour le moment, je l’aide à s’exprimer « tu est très en colère parce que (par exemple) tu veux t’assoir à la place de papi mais papi a mal au dos, il ne peut pas te laisser sa chaise » et j’essaie d’en reparler après « tu étais vraiment très fâchée, mais ce n’est pas possible de hurler si fort, ça dérange les voisins ».

        Mais je pense que ce n’est pas suffisant. Comment lui faire passer le message que ce n’est pas possible, lui apprendre à exprimer sa colère autrement ? Devrais-je lui proposer des alternatives, pour exprimer plus calmement ce qui ne va pas ? Lesquelles ?

        Merci encore infiniment.

      • Bonjour Mimi,

        Toute situation est une invitation à mieux comprendre ce qui se passe réellement. En tant que guide, nous avons un rôle de comprendre, prévoir et trouver des solutions de plus en plus bienveillantes.
        En vous lisant, je vois que votre fille vit la crise de fin de journée et qu’elle est déjà en mode réactif. En mode réactif, il est souvent trop tard pour un petit enfant qui a perdu, momentanément, la faculté de vous entendre.
        Il est préférable de se concentrer sur la prévention des crises de trop plein/fatigue: quel environnement pouvez-vous créer pour éviter d’en arriver là? J’expliquerais tout cela dans mon livre qui sortira j’espère à la fin de l’automne 2014.

        Aussi, je recommande l’ostéopathe/le chiropraticien (renseignez-vous avant pour voir s’ils pratiquent ces protocoles) pour soutenir une meilleure modulation chez l’enfant.

        En espérant que cela vous aide.

        de tout coeur,

        Mitsiko

      • Vous appliquez vos préceptes empathiques même dans la réponse que vous me faîtes : »Vous avez pris le temps de m’écrire pour m’en faire part et j’en suis reconnaissante. » J’ADORE!!! mais je ne suis pas un enfant et n’ai pas besoin d’être rassuré…
        Je ne suis pas un spécialiste de la neuroscience et du développement de l’intelligence émotionnelle des enfants, et il y a sûrement du vrai dans tout ce que vous dites.
        Je pense que les enfants agissent effectivement plus par instinct (que vous appelez expression d’émotion intense par biologie) que par volonté. Mais ce que vous énoncez est propre à l’homme en général et pas seulement à l’enfant. La différence c’est qu’adulte, nous arrivons à réprimer nos pulsions instinctives. C’est ce que nous devons apprendre à faire à nos enfants.
        J’y arrive plutôt bien avec les deux miens (3 et 5 ans) mais ils sont exceptionnels!!!…
        Dans le fond et idéalement vous avez raison. Bien sûr qu’il vaut mieux une éducation basée sur le dialogue plutôt que sur la répression, mais être capable d’utiliser vos méthodes éducatives nécessite une grande intelligence, elles ne sont pas accessibles à tous.

        Ce que je « dénonce » dans vos articles c’est l’interprétation qui peut en être faite. Cette interprétation n’est pas de votre fait mais vous en avez la responsabilité. Évidemment que la non violence peut être très dur et efficace, mais 80% des gens qui vous lirons y percevrons une autorisation à la permissivité ce qui va l’encontre du résultat escompté.

        Vous êtes animée de bonnes intentions, mais nous ne sommes pas tous Psychologues et appliquer vos méthodes au quotidien semble juste irréalisable. Ça n’est pas une question de volonté mais de capacité.

        Des articles comme le votre se multiplient dans les revues spécialisées et je pense qu’ils font du mal à notre système éducatif.

      • Bonjour Sylvain,

        J’ai souri en lisant votre réponse. Vous dites: « Je ne suis pas un enfant, je n’ai pas besoin d’être rassuré ». Dois-je comprendre que vous croyez que l’empathie est réservée aux enfants et ne sert qu’à rassurer?
        J’entends un adulte concerné par l’éducation de TOUS les enfants et je tente de refléter l’essentiel de vos paroles pour m’assurer d’avoir bien compris.

        Vous exprimez votre inquiétude à l’idée que mes paroles puissent être mal interprétées et peut-être même devenir une excuse pour permettre du laxisme? Merci de me faire part de votre soucis que je partage également.

        Je lis votre réflexion comme une invitation pour moi et les autres, à offrir plus de clarté et même de souligner cette distinction. Vous croyez que c’est irréalisable. Oui, elle est irréalisable, si nous sommes seuls, sans inspirations, mal informé et sans soutien. :)

        Si vous suivez mon blogue, je parle régulièrement de cette distinction. Je la prône également dans mes ateliers, dans mes conférences et auprès des parents, d’éducateurs et prochainement dans mon livre.

        De tout coeur,

        Mitsiko

    • Sylvain, répondre par la tendresse ne veut pas dire répondre à la demander elle-même. Elle donne seulement à l’enfant une voie pour canaliser son émotion, et ainsi formuler de façon plus saine et respectueuse son besoin/désir. Il ne s’agit donc pas de laxisme mais de renforcement positif et surtout de rassurer l’enfant. En faisant de cette manière on lui dit « Je sais que tu apprends, je comprends que tu peux pas tout faire parfaitement du premier coup et je suis là pour t’aider à progresser ». Rien de néfaste là-dedans selon moi.
      Mais ce n’est que mon humble avis de jeune maman :)

  6. Ping: Mon petit cogneur | Blablabambini

  7. Ping: C’est grave. | Blablabambini

  8. Ping: Un enfant en crise est un enfant en détresse | ce petit plus

  9. Bonjour,

    Super article mais pffffiuuu que c’est dur le metier de parents dommage qu’il n y ait pas de formation (comme dans les autres metiers !!) personnellement j’ai du mal avec mon fils de 3 ans et sa soeur de 2 ans..; Lui est une pile electrique qui a besoin de beaucoup d’attention et elle calme et independante le jour et la nuit en somme… Et mon fils n’arrete pas de la chahuter et elle .. chouine pour rien pourtant j’essaye de les separer mais non il va vers elle pour l’embeter la bousculer lui prendre ses jouets donc elle se met à hurler OU c’est elle qui va vers lui et elle se fait embeter etc…. et ça fini toujours avec des hurlements à n’en plus finir… mais l’ennui c’est qu’elle hurle aussi quand il ne lui fait rien … j’en deviens chevre car je me dit qu’il sest passé quelque chose et en fait non…

    Mais comment aider l’enfant à canaliser ses emotion lorsqu’il devient insolent vous tire la langue vous et reponds et essaye meme de vous frapper quand il n’est pas content ? (dans ces moment là c’est plutot moi qui essaye de canaliser mes propres emotions … parce que sinon la bouilloire explose .. !)

    Si vous pouvez me donner quelques piste ce serait bien aimable à vous !))

    Merci !

  10. Ping: Les colères des tout-petits, partie 1 : les causes

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