Filliozat : Stop aux crises et Accueil des émotions

Vers un quotidien aimant et joyeux avec nos enfants avec l’approche empathique d’Isabelle Filliozat

Découvrez les ateliers Filliozat animés par Mitsiko Miller. Plus de détails sur  les ateliers.

  • Dates : 13 et 14 avril 2019, 9h30-17h
  • Lieu : 2020 Mont-Royal Est, Montréal, QC H2H 1J6
  • Prix : Un participant : 200$ (taxes incluses), un duo (ami ou couple) : 2×190$ (taxes incluses), client en coaching : 190$ (taxes incluses)
  • Les participants de Stop peuvent se joindre dimanche à Accueil et accompagnement, au prix de 125$. Veuillez me le préciser par courriel

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Communication bienveillante, Parentalité positive et éducation bienveillante

Écouter vraiment

rogers_écouteÉcouter est une des choses les plus difficiles à faire.

Nous pensons souvent écouter, alors que nous ne sommes en réalité, que dans nos peurs et notre propre histoire. Nous pensons écouter alors que nous ne sommes qu’en réaction, sans être en réelle présence pour l’autre.

Notre habitude est de donner des conseils, juger, avoir peur de la réaction de l’autre, repousser les sentiments de l’autre, trouver des solutions pour l’autre, paniquer, pleurer, se fâcher, donner de la sympathie…. Tout cela n’est pourtant pas de l’écoute…

Pour écouter l’autre, nous avons à apprendre à nous écouter sans repousser nos propres sentiments, sans nous juger, sans avoir peur.
Dur, hein?

C’est étonnant comment une chose aussi simple que l’écoute soit si difficile à mettre en pratique. :)

Voici un de mes poèmes préférés de Virginia Satir qui décrit si bien l’écoute:

Écouter

Lorsque je te demande de m’écouter,
Et que tu me donnes des conseils,
Tu ne fais pas ce que je t’ai demandé.

Lorsque je te demande de m’écouter,
Et que tu me dis que je ne devrais pas me sentir ainsi,
Tu piétines mes sentiments;

Lorsque je te demande de m’écouter,
Et que tu crois que tu dois faire quelque chose,
Pour solutionner mon problème,
Tu me brimes,
aussi étrange que cela puisse te paraître.

Écoute!
Tout ce que je te demande, c’est de m’écouter.
Pas de parler ou de faire, ou juste m’entendre.
Les conseils, je n’en ai que faire.
Je peux accomplir des choses;
Je ne suis pas sans ressources;
Peut-être suis-je un peu découragé, ou hésitant,
Mais je ne suis pas impuissant.

Lorsque tu fais quelque chose à ma place
Et que je peux l’accomplir moi-même,
Tu contribues à ma peur et à ma faiblesse.

Mais lorsque tu acceptes comme un simple fait
Que je sente ce que je sens,
Aussi irrationnel que ce soit,
Alors je peux cesser de vouloir te convaincre,
Et travailler à comprendre ce qui se passe en moi.

Et, si un jour, tu désires parler,
“Je” t’écouterai à mon tour.

Virginia Satir (1916-1988)

© Mitsiko Miller, 2016. Toute œuvre originale jouit de la protection d’un droit d’auteur. Veuillez me demander la permission avant de reproduire une partie ou la totalité de cet article.

Mitsiko Miller est coach et mère parfaitement imparfaite de deux maîtres zen. Avec Projet famille en harmonie, elle accompagne adultes et enfants pour vivre leur harmonie. Suivez son blogue.

Communication bienveillante, Parentalité positive et éducation bienveillante

Arrête tes caprices!

par Mitsiko Miller

affiche BlogJe rencontre tant de parents qui, ne sachant que faire durant les crises de leur enfant, deviennent rigides et punitifs en espérant modifier le comportement de leur enfant.

C’est sans doute parce qu’ils ont peur de se faire juger dans leurs compétences de parent, face aux autres, ou encore, parce qu’ils ont « tout essayé » et rien ne semble fonctionner. Ils en viennent à avoir peur d’élever un enfant « capricieux » qui ne mûrit pas, qui sera violent, malgré tous leurs efforts.

Malheureusement, ce sont justement ces peurs qui les empêchent d’intervenir de manière efficace!

Un enfant qui fait une crise est un enfant en détresse.
Je répète:
un enfant
en crise
est un enfant
en détresse.

Allons plus loin: un parent en crise (qui tape, qui hurle, qui insulte ou qui punit) est un parent en détresse.
C’est un parent qui fait de son mieux, mais ne trouve pas d’issues bienveillantes pour se faire entendre.
Si nous disons à un parent en crise: « Arrête de faire tes caprices! »
il y a des chances qu’il vous envoie paître, sur le champ.
Pourquoi? Parce qu’une crise, c’est un débordement émotionnel qui dit: « Je n’en peux plus!!!! ».
Ce n’est pas un caprice.
C’est un langage un peu maladroit (quand même!!!) pour exprimer un trop-plein.

Et c’est pareil pour les enfants.

Surtout, les petits enfants qui ont besoin de beaucoup de soutien des adultes pour s’autoréguler.

Lorsqu’on dit à un enfant: « arrête tes caprices!!!! », il y a des chances qu’il réagisse de deux façons:

  • Il aura peur qu’on lui retire de l’amour et choisira d’enfouir ses émotions, au fond de lui. Le résultat étant que cette émotivité s’accumulera et explosera (« Je te déteste! », agressivité, coupure des sentiments) et/ou implosera (« Je suis nul », impuissance, insomnies, symptômes et maladies psychosomatiques) à un moment inattendu.
  • Il hurlera plus fort en insultant, en frappant, ou en cassant tout sur son passage, jusqu’à en pleurer de rage pour s’assurer d’être entendu.

Guider pour s’épanouir est essentiel
En tant qu’adultes et parents, c’est notre rôle d’accompagner les enfants et les aider à exprimer leurs besoins avec plus de respect et de considération, au fur et à mesure qu’ils grandissent.

Mais peu en sont capables: lorsque les adultes voient des enfants donner des coups, faire des crises ou insulter, plusieurs se sentent choqués, impuissants, stressés, inquiets, jugeant inacceptables ces comportements. Résultat: ils se fâchent, désespèrent, crient, insultent à leur tour, punissent, se refermant dans un cycle de reproches, de jugements, d’indignation et de désespoir – sans jamais trouver de véritables solutions (à long terme) aux défis rencontrés.

Agir ainsi nous empêche d’avoir la présence empathique, qui permettrait justement aux enfants de s’affranchir de leur émotivité, de trouver des solutions et de grandir émotionnellement.

Nos enfants ont besoin de nous pour s’autoréguler petit à petit, pour se découvrir, s’ancrer, se sentir en sécurité, s’épanouir, être informés de l’impact de leurs gestes sur les autres, parfois être redirigés, nous voir intervenir en cas de danger, réfléchir, apprendre à mieux gérer leurs émotions à leur rythme, trouver des solutions réalistes et durables et se voir compétents et capables.

Êtes-vous détective en besoins?
Essayez-vous de comprendre quel besoin motive les crises, les pleurs et comportements de votre enfant?
Au même titre que les pleurs d’un bébé, un comportement est un mode de communication qui exprime (souvent maladroitement) un besoin. Les comportements nous renseignent sur ce qui touche profondément cette personne et ce qu’elle n’arrive pas à exprimer clairement (et avec respect).

Apprendre à communiquer est tout un art qui prend de la pratique, de l’observation, et surtout des outils pour apprendre à décoder, comprendre, désamorcer des crises, parler authentiquement et trouver des solutions bienveillantes qui marchent pour tous.

Apprenons à être détective en besoins: cherchons à comprendre pourquoi nos enfants ont des comportements désagréables et quels besoins ils tentent maladroitement d’exprimer, pour pouvoir les aider à ajuster le tir, une prochaine fois.

LES CLASSIQUES
Bouder, attitude négative, lassitude
Comportements traduits en phrases:
« De toute façon, tu t’en fous de ce que je pense. Pfff! »
« Tu ne m’écoutes pas, alors je décroche »
« Je suis triste et je ne veux pas me montrer vulnérable devant toi »
« Je n’ai pas confiance qu’on me considère vraiment »
Besoins possibles derrière les comportements: Confiance en l’autre, espoir, écoute (être entendu), empathie (être vu et compris), compétence (se sentir capable), contribution (vouloir mettre ses compétences à profit), sens de sa valeur.

Taper, frapper, pousser
Comportements traduits en phrases:
« J’ai besoin d’espace! Tasse-toi VITE!!!!!! »
« Arrête! Je ne sais plus comment te le dire!»
« J’ai de la peine!!!!! J’ai peur!!!!! »
« Oh, il réagit lorsque je tape. Hmmm… intéressant… »
« Je veux jouer avec eux et je suis trop gêné pour leur parler parce qu’ils m’impressionnent. »
Besoins possibles derrière les comportements: Espace, repos, calme, écoute, respect, considération, empathie, espoir, confiance, exploration du pouvoir et des réactions.

Opposition et lutte de pouvoir
Comportements traduits en phrases:
« Écoute-moi!!!! Je veux parler!!! Écoute-moi!!!!!! »
« As-tu pensé à moi? Suis-je important à tes yeux? »
« Je me sens attaqué et critiqué! Est-ce que tu m’aimes vraiment? »
« Je ne me sens pas compétent! »
« Ce n’est pas juste! »
« Je ne comprends pas la pertinence de ta demande. Aide-moi à comprendre les raisons de ta requête!»
Besoins possibles derrière les comportements: Écoute, considération, compréhension, sens, respect, amour, choix, autonomie, confiance.

Crises:
Comportements traduits en phrases
« Je suis fatigué et/ou j’ai l’estomac vide et/ou je suis trop stimulé: je me désorganise! »
« Lorsque j’entends NON, j’entends « tu ne m’aimes pas » »
« Trop de choix! Trop de responsabilités!!! Trop!!!! »
« Je vis trop d’émotions et je me sens submergé! »
Besoins possibles derrière les comportements: nourriture (faim), repos physique, écoute, empathie, sécurité (manque de repères), repos mental (sur-stimulation), connaissance (comprendre ce qui se passe), but (donner du sens), auto-empathie (se comprendre).

Maman, tu es méchante! Je te déteste!
Comportements traduits en phrases:
« Je suis triste et je veux de la tendresse! »
« M’aimes-tu? »
« Je t’aime, alors pourquoi on se fait de la peine? »
« Ne vois-tu pas que je fais de mon mieux? »
Besoins possibles derrière les comportements: Écoute, appartenance, compétence, empathie (être vu pour ses efforts et ses intentions), tendresse, douceur, chaleur, amour, confiance.

Cet enfant est un cas désespéré!
Comportements traduits en phrases
« Oh non!!!! C’est un futur criminel! Je suis terrifiée! »
« J‘ai tout essayé et ça ne marche pas! »
« Est-ce que ça sera toujours aussi difficile? »
« Qu’ai-je fait de travers pour que mon enfant soit si désadapté? »
« Je suis crevée et à bout de souffle!!! »
Besoins possibles derrière les comportements: Compétence, acceptation (résilience), écoute, soutien, repos, respect, considération, évolution (aller de l’avant), douceur, confiance (que mon enfant va s’épanouir dans le respect et la responsabilité), espoir.

Les besoins, une liste partielle

Bébé et bambin:
Amour, proximité, chaleur, eau, nourriture saine, évacuation, repos, sécurité, prévisibilité, tendresse, compétence, exploration, choix, repos, autonomie, respect du rythme unique de chacun, etc.

Enfant:
Amour, appréciation, prévisibilité, écoute, clarté, appartenance, choix, compétence, expression de soi, réassurance, acceptation (résilience), confiance, tendresse, repos mental, sécurité, contribution, etc.

Adolescent:
Amour, appartenance, choix, autonomie, liberté, expression de soi, confiance en soi, compétence, contribution, exploration, écoute, réassurance, valorisation, confiance, etc.

Parent:
Repos, douceur, amour, soutien, écoute, partenariat, partage, tendresse, considération, appréciation, reconnaissance, compétence, contribution, confiance, sens de sa valeur, partage d’une vision commune, appartenance, etc.

© Mitsiko Miller, 2014. Toute œuvre originale jouit de la protection d’un droit d’auteur. Veuillez me demander la permission avant de reproduire une partie ou la totalité de cet article

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Vivre avec la sensibilité

Maman, il y a des moments où je ne suis plus capable de gérer mes émotions. Il y a trop plein de choses à l’intérieur de moi. Ça explose comme un volcan et il faut que ça sorte! – Henri

Dalai Lamapar Mitsiko Miller, cpc

J’avoue, je suis hypersensible. J’ai longtemps refusé qu’on me qualifie ainsi parce que je n’aime pas porter des étiquettes: j’aime être vue pour mon caractère unique et surtout, que l’on reconnaisse que je ne suis pas un être X avec des caractéristiques x,y,z , mais un être qui évolue à chaque moment. Et chaque moment est différent.

En même temps….
Ceci semble être une constante dans ma vie et puis, comment puis-je décrire mon quotidien et communiquer mon ressenti intense à quelqu’un qui ne comprend pas ce que je vis intérieurement?

J’ai décidé d’adopter cette étiquette, il y a plus d’une décennie, lorsque j’ai lu le livre d’Elaine E. Aron, Ces gens qui ont peur d’avoir peur, décrivant presque mot pour mot, mon vécu (oui, je parle ENCORE d’elle!)

Une chose que j’ai apprise avec l’expérience, c’est que les enfants et les personnes sensibles ont des antennes bien aiguisées, captent davantage leur environnement et absorbent tout, comme des éponges ultra efficaces.

Rien ne semblent leur échapper: les stimuli, les détails hyper spécifiques que personne ne remarque, le trou dans le chandail de la personne à côté d’eux, la tristesse du petit garçon dans le métro, le cycle de vengeance entre deux élèves, l’odeur des noix rôties qui leur rappelle un souvenir vif, le bruit des néons, la grive des bois qui chante à un kilomètre de là, les émotions des autres, les couleurs, les sons, les odeurs, les intentions, les images, les concepts… Ouf.

Et parce qu’ils ressentent beaucoup de choses, vivre au quotidien peut être un défi extrême. Comment gérer le flot incessant d’informations? Comment garder son équilibre? Comment rester zen? J’ai remarqué que lorsque sensible, il est davantage important d’évacuer, de trier, de faire le point pour se libérer mentalement et pour créer de l’espace intérieur, en vue de gérer le quotidien avec la paix intérieure.

Parce que ce blogue se consacre à la vie familiale, je vous fais part de trucs que j’ai développés pour vivre avec des enfants sensibles.

Le défi d’être un garçon hypersensible
Avant de commencer, je veux parler des garçons hypersensibles. Dans son livre The Mama’s Boy Myth, Kate Stone Lombardi fait remarquer que la recherche scientifique considère que les bébés garçons sont plus sensibles et vivent plus d’anxiété de séparation (et plus longtemps) que les filles. Elle urge donc les parents de garçons à cultiver leur vie émotionnelle et à honorer leur besoin de proximité (peu importe ce que la psychanalyse préconise et tous les « experts »), pour qu’ils puissent s’épanouir dans notre monde hyper stimulant et hyper rapide.

Tout comme moi, Lombardi en vient à un triste constat: avoir garçon sensible et à l’écoute de ses émotions le confronte à des situations déstabilisantes: il se fait souvent étiqueter de «fils à maman» ou d’enfant trop sensible, qu’il faut endurcir à tout prix.

Dans un monde où on encourage l’expression d’un type de leadership quasi monolitique (être dans l’action, guerrier, sociable, winner, flamboyant, souriant par défaut et malgré tout, stoïque et extraverti), être « sensible », « réservé » et/ou « introverti » peut être perçu un défaut de fabrication: montrer des émotions autres que la « joie » (et attention, une joie « retenue » et exprimée selon les règles acceptables dictées par la société), est souvent interprété comme de la faiblesse de caractère…

Même en 2014, nous sommes confrontés à des croyances populaires profondément ancrées chez les adultes, les professionnels de l’enfance, les éducateurs, les parents et même les enfants, qui pensent que la solution est de forcer une autonomie précoce au nom de la « socialisation »- favorisant ainsi le déni de la vie émotionnelle des enfants et de leurs besoins (proximité, confiance et sécurité émotionnelle) pour qu’ils deviennent des « hommes forts, », « des vrais de vrais » (ça veut dire quoi, au juste?).

On encourage la coupure des émotions, le manque d’écoute à ses besoins, et donc le manque d’empathie et le stoïcisme… Bref, des habitudes relationnelles qui entretiennent le manque de communication déjà fort présente dans ce monde où adultes et enfants ne possèdent pas les outils nécessaires pour s’entendre, se comprendre, dialoguer, se respecter et vivre en harmonie (et, la plupart se retrouvent dans mon bureau pour réapprendre à s’écouter).

Ne voit-on pas l’importance de cultiver la vie émotionnelle, en constatant le nombre croissant de fusillades initiées par des enfants? Que dire de la violence entre enfants? Ce sont des cris du cœur qui articulent un mal-être profond qui hurle: «J’ai mal! Aidez-moi! Je ne sais pas quoi faire!»

Aidons-les à s’épanouir… Aidons-les à articuler leur malaise et à s’ouvrir à d’autres stratégies plus constructives.

Je vous invite à regarder cette vidéo sur l’impact des croyances culturelles sur la vie émotionnelle des garçons, Le masque que nous portons:

La socialisation à tout prix… et à quel prix???? 
Au sujet de la « socialisation »…. Gordon Neufeld dans son livre Retrouver son rôle de parent démontre les conséquences néfastes d’une socialisation précoce et forcée sur les enfants, sans considérer leurs besoins essentiels de sécurité émotionnelle, d’attachement et d’appartenance.

Pourquoi regrouper des enfants qui, pour la plupart, ne savent pas encore communiquer avec soin et respect, et qui ont, surtout, un grand besoin d’attachement (sécure) qui ne sera pas comblé dans un grand groupe? Moi, je préfère cultiver la relation avec bienveillance et favoriser le dialogue collaboratif plutôt que d’être très entourée de personnes, au nom de la « socialisation », sans savoir comment rentrer véritablement en lien avec les autres, dans le respect et la coopération. Je vous laisse réfléchir à cette question…

Quel étonnement je vis en pensant qu’il y a quelques années, mon fils se faisait traiter de «mauviette» par les autres enfants de l’école et de « vraiment trooooop sensible » par les adultes de l’établissement parce qu’il osait exprimer librement ses émotions? Il a vite compris que dans ce milieu, se montrer vulnérable était synonyme de faiblesse. Parce qu’il cultive son intelligence émotionnelle, il a su trouver ses propres solutions réalistes pour changer ce qui était en son pouvoir de faire: il s’est adapté à la réalité qu’il vivait et a choisi de ne se révéler qu’aux personnes ouvertes à l’entendre. Et elles sont rares…

Accompagner notre enfant à travers ses émotions
Les enfants sensibles ont une vie intérieure extrêmement riche et fertile (comme tous les enfants, vous me direz…) et ont davantage besoin de comprendre leur ressenti pour apprendre à transformer leurs émotions et à cheminer vers l’autorégulation, à petits pas.

Mais bien des parents ont peur d’accueillir les émotions intenses de leurs enfants parce que c’est très confrontant et ça demande un immense travail de croissance personnelle et d’autorégulation pour les parents.

Pourquoi certains croient que vivre de la colère ou de la tristesse est mauvais? Parce que c’est une croyance bien ancrée dans notre société.
Très ancrée…

:S

Il nous est difficile d’accompagner l’enfant à travers leurs peines et frustrations sans incommuniquer (nier, prendre l’émotion de l’autre sur nous, sympathiser, ignorer, vouloir faire à leur place, vouloir épargner des malaises, minimiser, donner des conseils ou donner des solutions « toutes les tailles ») car nous ne savons pas quoi faire. La plupart de nous fuyons la colère ou la peine comme la peste, car nous pensons que c’est mauvais de faire endurer sa colère et sa peine aux autres… Alors, la plupart de nous refoulons… Nous nous coupons de notre ressenti et bloquons nos propres émotions, autres que la joie et l’enthousiasme (qui DOIT, en plus, s’exprimer d’une CERTAINE manière, sans intensité, et sans trop d’éclat pour ne pas indisposer). Bref, nous ne savons donc pas comment transformer notre propre colère et notre propre tristesse… Alors comment pouvons-nous accompagner nos enfants, hein?

Pourtant, le ressenti de nos enfants et le nôtre, dans toute sa richesse, est bien réel et a besoin d’être entendu.

Nous gagnons tous à développer notre intelligence émotionnelle…

Pourquoi? Pour se soulager, pour mieux se connaître, pour développer la résilience, le détachement et pour trouver des solutions réalistes à nos défis, un problème à la fois.

La Communication NonViolente est merveilleuse pour aider un enfant (et un adulte!!!) à mieux comprendre ce qu’il/elle ressent, s’affranchir de sa réactivité et trouver des solutions respectueuses de tous. J’utilise les cartes de sentiments et de besoins (je vais en produire prochainement!)  que j’ai fabriquées moi-même, pour faciliter l’intégration de ce processus, avec mes enfants.

Remplir le réservoir émotionnel
Les enfants ont besoin de sentir qu’ils appartiennent à leur clan et qu’ils sont aimés tels qu’ils sont – et non pour ce qu’ils font. Multiplier les moments de tendresse et de partages chaleureux remplit leur réservoir affectif et fortifie la relation d’attachement, l’estime de soi et la capacité à la résilience – aussi bien pour le parent que pour l’enfant. C’est ainsi que la complicité et la coopération sont entretenues, selon moi.

Du temps de relaxation pour récupérer
Un enfant sensible a besoin de repos mental pour récupérer. Un moment calme en revenant de l’école et/ou d’une activité stimulante, aide à se vider et à retrouver l’équilibre. Exemple d’activités: méditation, acupression, brain gym, yoga, se faire un fort avec les coussins du canapé, se couper des stimuli dans une tente, se mettre des coquilles anti-bruit en lisant, jouer dehors, aller dans la nature, colorier des mandalas ou en faire dans la nature, dessiner, jouer avec de la pâte à modeler et avoir des moments sans écran.

Vider le trop-plein: faire des retours sur la journée
Poser des questions qui permettent de faire le point sur la journée de votre enfant, puis l’inviter à écrire (ou dessiner) un journal, dès 7 ou 8 ans
-Qu’est-ce qui a mis du soleil dans ta journée?
-Qu’est-ce qui a été dur et que peux-tu faire autrement pour éviter que cela ne se reproduise?
-Qu’est-ce que tu as appris à travers ses expériences?

Faire des rituels rassurants
La science affirme que les sensibles usent davantage de leur cerveau droit: on dit que c’est un mode de fonctionnement plus intuitif et créatif. Je me sers donc de cette imagination débordante pour mettre en place, selon les intérêts et l’univers uniques de l’enfant, un rituel rassurant qui l’aide à faire face aux craintes et aux angoisses.

Qu’est-ce que ses héros(ïnes) et personnages qu’il/elle admire feraient dans cette situation? Voici des idées: activer son pouvoir de super héros, utiliser une baguette magique, faire une potion de druide pour donner du courage, mettre des « pierres magiques » dans sa poche, faire une formule de sorcier pour contrer l’angoisse, créer une bulle de protection pour se sentir en sécurité – tout ce qui provient de son imaginaire, qui lui parle sincèrement et qui le/la rassure.

Fait vécu: à trois ans, mon fils a enfilé sa cape et son masque de Batman tous les jours: s’habiller en super héros l’aidait à faire face aux défis du quotidien. Oui, j’allais au parc, à l’épicerie et dans le métro avec mini Batman, tous les jours! :)

Faire des rituels de séparation: tisser le fil d’amour
Les enfants sensibles ont encore plus besoin de sentir notre présence et de notre soutien, peu importe où ils/elles se trouvent. En créant un pont avec notre enfant durant les séparations (travail, nuit, école, garderie), nous consolidons le lien (ce que j’appelle le « fil d’amour ») qui nous unit et leur rappelons que nous sommes leur port « d’attachement »:
-« Je te souhaite une bonne journée. Je viens te chercher à 3 heures. Mon cœur est toujours avec toi. J’ai hâte de construire la maison de Lego avec toi, après la collation. »
-Dessiner un cœur sur sa main: « Tu es toujours dans mon cœur, peu importe où tu es.»
-Lui donner un bracelet ou un foulard imprégné de notre odeur qu’il/elle porte (les enfants vivent davantage à travers leurs sens), s’il/elle est encore petit(e) lorsque vous vous séparez.

Rappeler les responsabilités de chacun

Je t’aime même quand tu ressens de la colère. Je t’aime même lorsque je ressens de la colère ou de la tristesse. Tu es toujours aimé. Je n’aime pas toujours tes comportements, mais toi, je t’aime toujours. Tu es toujours digne d’amour.

Je remarque que les sensibles ont plus tendance à se croire responsables des sentiments des autres et à s’inquiéter pour tous les êtres de l’univers à qui ils souhaitent le bien-être.

Une manière d’aider ces enfants à mieux vivre, est de leur rappeler qu’il y a des problèmes qu’ils n’ont pas à résoudre et dont ils ne sont pas responsables. Ils n’ont pas à nous sauver, ou à sauver toute la planète. Ils n’ont pas à régler tous les problèmes de l’univers.

Ce qu’ils peuvent faire, c’est soutenir le changement, à la hauteur de leurs capacités. Ils peuvent nous soutenir aussi, lorsque nous avons des défis, en nous faisant confiance que nous sommes suffisamment « grands » et capables pour trouver nos propres solutions.

Et que, oui, ce nuage va passer. Oui, nous y arriverons.

Ainsi, ils peuvent se reposer en notre présence, être des enfants, s’épanouir et être les merveilleux êtres uniques qu’ils sont.

© Mitsiko Miller, 2014. Toute œuvre originale jouit de la protection d’un droit d’auteur. Veuillez me demander la permission avant de reproduire une partie ou la totalité de cet article.

 Mitsiko Miller est coach et mère parfaitement imparfaite de deux maîtres zen. Avec Projet famille en harmonie, elle accompagne adultes et enfants à vivre leur harmonie. Suivez son blogue.

Communication bienveillante, Parentalité positive et éducation bienveillante

Permissif? Non! Férocement non-violent!

MBRpar Mitsiko Miller

Hier soir, j’ai participé à une discussion ouverte sur l’action sociale et la parentalité offerte par une université montréalaise.
Une femme a fortement réagi à mes propos lorsque je parlais de l’importance de créer un milieu où la paix est intégrée au quotidien: «Mais on doit défendre des droits et, non parler de paix! Et mon enfant, à moi, je la confronte!!»


Ce à quoi j’ai rétorqué: «Pensez-vous que la non-violence est mielleuse? Il n’y a rien de plus FÉROCE que la non-violence (et également respectueuse…).»

Elle m’a regardé avec étonnement.

Tant de gens ont la croyance que la NV est douce et passive. Tant de gens la confondent avec « sacrifice de soi ». Tant de gens pensent que la NV, c’est éviter d’intervenir et de confronter.
:S

Tant de gens imaginent que la NV, c’est écouter les désirs de nos enfants, les laisser faire tout ce qu’ils veulent, accepter de sacrifier nos besoins de paix, de respect et de joie pour que nos enfants se sentent libres et heureux (et pas nous…).

Ben non.

Ça, ce n’est pas, selon moi, de la non-violence.

J’appelle cela de la permissivité.

Tout le monde est perdant, dans ce cas.
Car nous accumulons de la colère, de la frustration et du ressentiment à s’oublier, soi. Et nos enfants vont payer pour, car en s’oubliant, nous ne faisons que garder la frustration et le ressentiment à l’intérieur…. Et elle sortira tôt ou tard, lorsque nous ouvrirons enfin les valves après nous être « retenus » pendant trop longtemps: en colère, en crise, en bouderie, en ressentiment, en désespoir, en hurlements ET avec une intensité qui nous paraitra si étrange et si déplacée – dans des moments anodins. Souvent, avec une violence que nous regrettons profondément…

La non-violence, c’est l’habitude de voir l’humanité chez tous et apprendre à parler ouvertement de ce qui marche et de ce qui ne marche pas, en considérant les besoins de tous – incluant les nôtres: ce que nous appelons, le POUVOIR AVEC. C’est informer nos enfants de l’impact de leur comportement dans le but de s’épanouir et trouver, ensemble, des solutions plus bienveillantes, et non de punir et de faire la morale.
Tout le monde y gagne.
Lorsque nous tenons compte des besoins respectifs (et non des désirs…) de tous, nous cherchons des solutions qui marchent pour nous ET pour l’autre.
Sans compromis.

Il n’y a rien de mielleux à apposer l’opinion de quelqu’un et à tenir compte de ses besoins – dans l’amour de soi ET de l’autre.
Il n’y a rien de mielleux à dire NON  pour dire OUI à autres choses- avec amour et respect pour soi ET pour l’autre.

Exemple avec un jeune adolescent

-Je te déteste, t’es la pire mère du monde!!!!!!!
-Tu te sens en colère parce que nous ne te permettons pas d’aller au centre d’achat, tout de suite ?
-Tous mes amis ont le droit sauf moi!!! Mais avec toi, c’est toujours NON, madame Hitler!!!
-Oui, tu aimerais avoir plus de liberté? (besoin : liberté)
-C’est le goulag ici!
-Tu as l’impression que tu n’as pas assez de choix? (besoin : choix)
(relâchement)
-Ouais.
-Ceci me tient à cœur. Tu veux bien qu’on explore d’autres possibilités ensemble? Je voudrais aussi que nous parlions de manières pour toi d’exprimer ta colère avec respect.
-Gmpffffff. Ok. Désolé.

P.S. 1 On m’a demandé: « N’est-ce pas utopique, comme dialogue? Voire, impossible? » Effectivement, c’est fort peu probable que votre enfant soit aussi coopératif s’il n’a pas beaucoup vécu l’expérience d’être entendu et considéré. Surtout s’il n’a pas confiance que vous considérerez VRAIMENT ses besoins. Lorsque le lien et la confiance sont forts, ce dialogue n’a rien d’utopique. :)

P.S. 2 Pour répondre à une question concernant la CNV… Selon moi, ce n’est pas un langage, mais une qualité de présence. Vous pourrez utiliser tout le langage CNV que vous voudrez… Tant que la présence et la bienveillance ne seront pas au RDV, ça sonnera faux. Surtout pour des enfants qui sentent le « clinquant » à des km à la ronde ;)

Au sujet de la réactivité des enfants et du respect
Je rajoute un point essentiel ici, suite à la lecture d’un commentaire de lecteur.

Les neurosciences nous éclairent de plus en plus sur le développement du cerveau: les enfants expriment des émotions intenses par biologie, et non par volonté. Leur cerveau est en croissance jusqu’à 25 ans. Les moments les plus intenses sont entre 0 à 5 ans ET à l’adolescence. Nos enfants ont besoin d’un accompagnement pour intégrer l’autogestion qui, selon moi, se fait à petits pas, au rythme de leur développement physiologique. Cette autogestion commence par l’exemple que NOUS donnons. :)

Oui, certains enfants s’expriment plus calmement, très jeunes. La plupart ont besoin de bien plus de soutien lorsqu’ils sont petits, pour y arriver. Et plus ils grandissent, plus ils sont en mesure de s’autoréguler – lorsqu’ils ont des parents pour les guider.

C’est pour cela que je prône l’accompagnement émotionnel, qui, au lieu de juger les comportements des enfants, leur offrent de la perspective et de l’aide pour devenir de plus en plus conscients de l’impact de leurs gestes sur les autres, sur leur environnement et pour s’épanouir dans le respect de tous.

Cela se fait en utilisant de la prévention, des retours sur situation, de l’introspection, des exercices d’intelligence émotionnelle, des ententes familiales, de la résolution de problèmes et des conseils de coopération.

© Mitsiko Miller, 2014. Toute œuvre originale jouit de la protection d’un droit d’auteur. Veuillez me demander la permission avant de reproduire une partie ou la totalité de cet article.

Mitsiko Miller est coach et mère parfaitement imparfaite de deux maîtres zen. Avec Projet famille en harmonie, elle accompagne adultes et enfants pour vivre leur harmonie. Suivez son blogue.

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Pourquoi parler de manière positive?

Miller_FRpar Mitsiko Miller, cpc

Pourquoi est-ce si important de parler de manière positive? Pourquoi est-ce si important de véhiculer un message d’amour à nos enfants surtout lorsqu’ils agissent de manière tragique?

Ce n’est pas pour faire joli, ni pour être à la mode. C’est parce qu’un enfant qui ne doute pas un instant de sa valeur, sait également qu’il peut compter sur nous et les membres de sa communauté pour lui rappeler comment il peut mieux contribuer au bien-être de tous.

Un enfant qui reçoit des messages négatifs à répétition, en vient à douter de ses compétences et de sa valeur. Il en vient à agir pour éviter la punition, mais ne comprend pas nécessairement POURQUOI agir autrement: on ne l’informe pas de l’impact de ses gestes, on ne lui donne pas l’occasion de réfléchir pour y donner du sens, ni d’explorer comment faire autrement. Cet enfant pourrait se sentir impuissant, découragé et inutile et… pourrait reproduire le geste lorsque que son parent n’est pas présent.

Exemple :
-Arrête de sauter sur le plancher!!! C’est fatiguant!!! C’est pas possible!!!
Le message qu’il pourrait entendre: Tu ne sais rien faire d’agréable. Tu ES la source de ma colère. Tu ES fatigant, tu ES dérangeant et tu ES inadéquat.

Nous, êtres humains avons des besoins fondamentaux qui, lorsque comblés, nous aident à vivre en harmonie avec soi et les autres: un être humain qui se sent aimé, valorisé, écouté, sait qu’il appartient, et qui sait que ses actes sont mus par un sens profond qui contribuent de manière significative au bien-être du collectif, peut s’épanouir.

Exemple :
-Tu t’amuses?
-Oui, je suis un éléphant!!!
-Mon chéri, un éléphant qui marche dans la maison, ça peut réveiller les voisins qui dorment en dessous…
-Ah…
-Où pourrais-tu faire l’éléphant sans réveiller les voisins?
-Dans la jungle!!! (en mettant son manteau pour aller dehors)
-Je vois que tu as trouvé une solution pour considérer le bien-être des voisins ET poursuivre ton jeu!

Un enfant à qui on parle de manière positive (et avec empathie) reçoit les messages suivants:
1) Je vois que tu fais vraiment de ton mieux avec les outils que tu possèdes dans le moment
2) Je t’aime tel que tu es, peu importe ce que tu fais
3) Voici comment ton comportement actuel impacte les autres
4) Explorons ensemble comment tu peux considérer ton bien-être ET celui des autres
5) J’ai confiance que tu y arriveras, dans le respect de ton rythme et avec le temps (et… avec beaucoup de patience et de confiance de la part des parents ;))

© Mitsiko Miller, 2013. Toute œuvre originale jouit de la protection d’un droit d’auteur. Veuillez me demander la permission avant de reproduire une partie ou la totalité de cet article.

Mitsiko Miller est coach et mère parfaitement imparfaite de deux maîtres zen. Avec Projet famille en harmonie, elle accompagne adultes et enfants pour les aider à vivre leur harmonie. Suivez son blogue.

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Citation: se remettre de l’enfance

leo1Comment pouvons-nous permettre l’épanouissement de nos enfants dans le respect de qui nous sommes?
Face à l’éducation de nos enfants, sommes-nous habités par la peur ou agissons-nous dans la confiance?
Exprimons-nous du soin pour nos enfants ET pour nous?
Élevons des enfants qui n’auront pas à se remettre de leur enfance!

Pam Leo, une auteure à découvrir à travers son livre Connection Parenting
© Mitsiko Miller, 2014. Toute œuvre originale jouit de la protection d’un droit d’auteur. Veuillez me demander la permission avant de reproduire une partie ou la totalité de cet article.

Mitsiko Miller est coach et mère parfaitement imparfaite de deux maîtres zen. Avec Projet famille en harmonie, elle accompagne adultes et enfants pour vivre leur harmonie. Suivez son blogue.

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Empathie, bonheur et compassion en classe

« Quand on écoute VRAIMENT, les gens vivent dans notre cœur pour toujours, nous dit Toshiro Kanamori.

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(Traduction libre du synopsis de Free Documentary Films)

Dans le documentaire primé CHILDREN FULL OF LIFE, se dévoila l’œuvre de M. Kanamori, enseignant d’une classe de 4e année (8e pour le système français), qui enseigne à ses élèves comment vivre ensemble:  les cours touchent le curriculum, mais aussi le travail d’équipe, la communauté, l’importance de de l’empathie, l’expression de sa vulnérabilité et la gestion de conflits.

Il demande à chacun de rédiger un carnet de bord où leurs véritables sentiments sont exprimés quotidiennement. En partageant leur vécu, les enfants réalisent l’importance de prendre soin l’un de l’autre.

M. Kanamori est un exemple étonnant de ce que tous les enseignants à travers le monde devrait être. Il comprend vraiment ce que l’enseignement des enfants est tout au sujet et a certainement fait une différence positive dans la vie de ces jeunes de 10 ans.

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Je rêve d’un monde où les professeur ont à coeur le bonheur de mes enfants. Monsieur Kanamori, je vous offre mon plus grand respect et ma plus grande gratitude.

En attendant, mes enfants ont accès à cette richesse à la maison.

Mitsiko Miller, coach certifiée
Mitsiko aide enfants, adultes et couple à bâtir des ponts l’un vers l’autre pour vivre leur harmonie.
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