Communication bienveillante, Parentalité positive et éducation bienveillante

Prendre soin de soi

Soindesoi_2par Mitsiko Miller, cpc

Lorsque nous prenons soin de nos enfants au détriment de nos propres besoins, nous devenons impatient, irritable et réactif.

Pour rester bienveillant, il est essentiel pour un parent de recharger ses batteries et remplir son réservoir émotionnel. Dans cet espace de zenitude et de compassion radicale pour soi, il est possible de trouver des solutions qui tiennent compte de ses propres besoins ET de ceux de ses enfants!

Tout le monde gagne lorsque nous prenons soin de nous ET de nos enfants
Nos habitudes et la société nous portent à croire qu’il est nécessaire de nous séparer de nos enfants pour combler nos besoins d’adultes… En réalité, il existe 4 milliards de stratégies pour le faire, dont la plupart tiennent également compte des besoins de proximité de nos petits chéris:

  • Faire la sieste en même temps qu’eux
  • Se servir d’un porte-bébé confortable (mes fils ont vécu dans le porte-bébé, les premières années de vie)
  • Lâcher prise du ménage parfait
  • Prioriser ce qui vous est vraiment essentiel et important
  • Lire un livre pendant que les enfants jouent
  • Écouter des livres audio ou de la musique ensemble
  • Chanter à en perdre la voix!!!!!
  • Faire du bénévolat et des actes de bienveillance avec eux
  • Marcher dans les bois
  • Écouter les oiseaux gazouiller
  • Danser, danser! Danser!
  • Grimper dans les arbres
  • S’émerveiller devant les petits « riens » de la vie
  • Faire de l’art et des tableaux de visionnements ensemble
  • Se chahuter et faire des batailles d’oreillers
  • Donner des câlins et s’échanger des bisous
  • Écouter les feuilles danser dans le vent pendant qu’ils jouent au parc
  • Faire un journal de gratitude pour soi et les autres
  • Faire les clowns et vivre un peu de légèreté
  • Cuisiner ensemble
  • Rire aux éclats
  • Faire du yoga ensemble
  • Méditer pendant qu’ils s’endorment dans vos bras
  • Aimer, aimer, aimer et aimer encore
  • Et aimer un peu plus, encore :)

© Mitsiko Miller, 2014. Toute œuvre originale jouit de la protection d’un droit d’auteur. Veuillez me demander la permission avant de reproduire une partie ou la totalité de cet article.

Mitsiko Miller est coach et mère parfaitement imparfaite de deux maîtres zen. Avec Projet famille en harmonie, elle accompagne adultes et enfants pour les aider à vivre leur harmonie. Suivez son blogue.

Baume pour le coeur, Parentalité positive et éducation bienveillante

Lettre de gratitude à un enfant «difficile»

par Mitsiko Miller

Mon très cher enfant,
Je te suis infiniment reconnaissante pour toute la richesse que tu apportes à notre vie et les milliards d’apprentissages que tu me donnes l’occasion d’intégrer grâce aux défis que nous rencontrons et que nous surmontons ensemble, au quotidien.

cher henriJe veux t’exprimer ma gratitude la plus profonde. Tu m’apprends à lâcher prise, sans laisser aller. À aimer dans la considération de tous. À faire confiance. Tu m’apprends à écouter la sagesse du cœur.

Tu es un trésor.

Parfois, j’avoue. Je rêve de t’envoyer sur un cargo vers une destination inconnue parce que je trouve ça difficile, d’être un parent. Je souhaiterais plus de douceur et de répit. Je souhaite souvent plus de calme.

Surtout lorsque tu veux avoir le dernier mot. Lorsque tu t’obstines avec moi. Lorsque je sens le désespoir monter en moi parce que je suis fatiguée ou stressée.

Je te vois comme mon plus grand défi lorsque tu ne respectes pas notre entente pour le temps d’écran.

Lorsque tu te réveilles à 5 heures du matin en ouvrant toutes les lumières.

Lorsque tu poses des questions qui me confrontent énormément :

  • Dis-donc maman, tu as un petit ventre, maintenant. Tu es un tout petit peu grosse, mais tu es jolie comme ça. Vraiment. (Ce n’est pas une question, mais c’est tout de même confrontant ;))
  • Pourquoi les gens se tuent à la guerre? Pourquoi Staline a tué des gens de son propre peuple?
  • Pourquoi il y a tant d’adultes qui ne respectent pas les enfants?
  • Est-ce qu’on va devenir des esprits d’un autre monde, à notre mort, comme dans La guerre des étoiles?
  • Est-ce que tu m’aimerais, même si je devenais militaire?
  • Pourquoi Hitler a-t-il tué 6 millions de personnes et personne ne s’est opposée à lui?
  • Pourquoi ça existe le racisme, maman?
  • Pourquoi cette maman laisse pleurer son bébé?
  • Pourquoi je déteste souvent mon frère, mais pas vraiment, maman?
  • Pourquoi j’ai peur de mourir?
  • Pourquoi ça t’arrive de t’énerver, toi aussi, maman?

Ouf…

J’ai la tête qui tourne juste à penser à la quantité de mots qui se déversent de ta bouche en quelques minutes.

Je te rappelle souvent de prendre une respiration entre chaque phrase parce que, ce que tu partages m’intéresse, et je veux être capable de suivre la conversation.

Et je te suis tellement reconnaissante d’être infiniment curieux et vivant. D’avoir cette soif de comprendre et de pousser ta réflexion toujours un peu plus loin… pour cultiver ta liberté intérieure.

Et…

Je te suis tellement reconnaissante de m’obliger à grandir (non: de vouloir grandir!!!). À prendre responsabilité de mes émotions. À me respecter. À te laisser prendre tes propres responsabilités. À mieux me connaître pour offrir le meilleur de moi-même. À connaître mes limites, mes défis et mes dons. À savoir dire non avec douceur et amour. Souvent avec douce fermeté, dans une intention d’amour et de respect pour tous.

Je te suis infiniment reconnaissante de m’aider à penser à prendre soin de moi. À nourrir mon âme pour gérer les hauts et le bas de la vie de maman, de femme et d’adulte.

Lorsque tu es venu au monde et que tu prenais 30 tétées par jour, j’ai appris à me fier à mon instinct, à écouter nos besoins et à prendre soin de moi. J’ai surtout fait le deuil de vouloir posséder un bébé, pour t’accueillir, toi, individu à part entière. Le merveilleux toi unique.

Lorsque tu pleurais ‘sans cesse‘, j’ai appris à lâcher prise de ce que je ne pouvais changer, à accueillir le moment présent, à être résiliente, flexible, à demander de l’aide de mon entourage, à me reposer l’esprit et à veiller à vivre des petits moments de plaisir, tout en te gardant à mes côtés.

J’ai lu des milliards de romans et écouté mes standards préférés de jazz avec un plaisir fou, pendant que je te berçais dans mes bras. J’ai chanté et dansé, avec toi, collé sur mon cœur.

J’ai fait du yoga pendant que tu roulais entre mes jambes. J’ai appris à méditer dans le vacarme absolu, pendant que tu faisais un concert de casseroles, à mes côtés.

J’ai appris à écrire avec mes pieds et ma main droite pendant que tu dormais dans mes bras.

Lorsque tu as eu deux ans et que tu poussais les enfants au parc, j’ai appris à intervenir avec amour, pour le bien-être de tous. J’ai appris à me détacher du jugement des autres et à te guider pour t’apprendre à exprimer ton besoin d’espace avec plus de respect et de considération. J’ai appris à dire non avec amour. J’ai appris à me pardonner d’être plus qu’imparfaite, de faire des erreur et d’exprimer mon regret, sans culpabiliser.

Lorsque tu as fait des crises, j’ai appris à me détacher de ma propre réactivité, à ne pas paniquer, à me fier à mon instinct, à m’éduquer en allant à la source, plutôt que d’écouter l’avis d’autres parents, de médecins et de psychologues. J’ai lu sur le développement des enfants et la neuroscience pour mieux te comprendre. J’ai appris à jeter aux poubelles, les livres de « discipline » qui ne me convenaient pas et à écouter mon cœur. J’ai appris à me détacher avec amour. À nous protéger de tes coups en te prenant avec tendresse dans mes bras jusqu’à ce que tu te calmes. J’ai aussi appris à détecter les moments où toi ou moi étions susceptibles de péter un plomb – pour vivre plus de joie dans nos journées.

J’ai appris à décoder tes comportements en devenant détective en besoins. J’ai appris que la bienveillance peut être féroce, aimante et pas toujours facile… mais épanouissante. J’ai appris à être présente à mes pleurs, aux tiens et à ta frustration de ne pouvoir attraper la lune ou le soleil. À ma frustration de ne pouvoir être une mère parfaite.

J’ai appris que mes idéaux n’étaient pas toujours compatibles avec tes besoins. Comme lorsque je rêvais d’écoles alternatives et que tu y étais vraiment malheureux. J’ai lâché prise de mes attentes personnelles et je t’ai écouté, toi. J’ai appris à te voir totalement compétent et à te faire confiance.

J’ai appris à voir le positif dans les situations les plus catastrophiques. J’ai appris à avoir foi en moi et en toi. En la vie. J’ai appris à écouter mon cœur, peu importe ce que les gens pensaient de nous.

Parce que tu es magnifique.

Celui qu’on croyait un futur agresseur ou enfant roi est devenu celui qui aide les autres, protège les arbres et les oiseaux blessés, caresse les petits enfants qui pleurent, prend la parole face aux intimidateurs. Tu es celui qui parle au nom de tous les tiens pendant les conseils de coopération. Tu es celui qui envoie une pensée à toutes les personnes qui souffrent autour de toi. Tu es celui qui exprime ton amour et ton désaccord avec intensité.

Avec un peu plus de bienveillance, chaque jour.

Et parfois, pas du tout.

Parfois, on régresse pour mieux évoluer. :)

Et pourtant, nous trouvons toujours des solutions et des ententes communes.

Toute cette « vie » m’invite à réfléchir, à me dépasser et à grandir dans la clarté de ce que c’est vraiment aimer. M’aimer ET t’aimer. Me respecter ET te respecter. Prendre soin de moi ET prendre soin de toi. Prendre soin de nous ET de notre famille.

Merci du fond du cœur,

Maman

© Mitsiko Miller, 2013. Toute œuvre originale jouit de la protection d’un droit d’auteur. Veuillez me demander la permission avant de reproduire une partie ou la totalité de cet article.

Mitsiko Miller est coach et mère parfaitement imparfaite de deux maîtres zen. Avec Projet famille en harmonie, elle accompagne adultes et enfants à vivre leur harmonie. Suivez son blogue.

Citations inspirantes, Parentalité positive et éducation bienveillante

Citation: parent, specimen rare et précieux

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Combien de fois remarquez-vous que vous êtes FIER d’être parent, cette semaine?

Et… Combien de fois avez vous focalisé sur ce qui ne marche pas, cette heure-ci?

Nous sommes si habitués à voir ce qui ne marche pas avec soi, avec nos enfants, avec notre partenaire.

Pour la plupart de nous, ça prend un effort conscient pour porter notre attention sur nos célébrations et nos joies. Ça prend un effort conscient pour remarquer le positif et exprimer notre appréciation.

Je vous invite à prendre le temps de remarquer une chose que vous appréciez de vous-même, en tant que parent, au moins une fois par jour.

Mitsiko Miller est coach et mère parfaitement imparfaite de deux maîtres zen. Avec Projet famille en harmonie, elle accompagne adultes et enfants pour les aider à vivre leur harmonie. Suivez son blogue.

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Baume pour le coeur

Le jour où je me suis aimé pour de vrai

Voici un poème lu par Charlie Chaplin à l’occasion de son anniversaire. Un texte à revisiter régulièrement pour se rappeler l’importance de s’aimer vraiment.

lordeLe jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai compris qu’en toutes circonstances, j’étais à la bonne place, au bon moment. Et alors, j’ai pu me relaxer. Aujourd’hui je sais que cela s’appelle « l’Estime de soi ».

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle n’étaient rien d’autre qu’un signal lorsque je vais à l’encontre de mes convictions. Aujourd’hui je sais que cela s’appelle « l’Authenticité ».

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé de vouloir une vie différente et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive contribue à ma croissance personnelle. Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle « la Maturité ».

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai commencé à percevoir l’abus dans le fait de forcer une situation ou une personne, dans le seul but d’obtenir ce que je veux, sachant très bien que ni la personne ni moi-même ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment… Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle « le Respect ».

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai commencé à me libérer de tout ce qui n’était pas salutaire, personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie. Au début, ma raison appelait cela de l’égoïsme. Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle « l’Amour propre ».

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé d’avoir peur du temps libre et j’ai arrêté de faire de grands plans, j’ai abandonné les grands projets de l’avenir. Aujourd’hui, je fais ce qui est convenable, ce que j’aime quand cela me plait et à mon rythme. Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle « la Simplicité ».

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé de chercher à avoir toujours raison, et je me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé. Aujourd’hui, j’ai découvert «  l’Humilité ».

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir. Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe. Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois. Et cela s’appelle « la Plénitude ».

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir. Mais si je la mets au service de mon cœur, elle devient une alliée très précieuse ! Tout ceci, c’est « le Savoir vivre ».

Nous n’avons plus besoin d’avoir peur d’arguments, de confrontations ou tous les défis que nous vivons avec soi ou avec les autres. Même les étoiles entrent en collision, et du chaos, de nouveaux mondes sont nés. Aujourd’hui, je sais que c’est «la Vie»!

Poème lu par Charlie Chaplin à l’occasion de son anniversaire et que l’on attribue à Ken McMillan

Mitsiko Miller est coach et mère parfaitement imparfaite de deux maîtres zen.  Avec Projet famille en harmonie, elle accompagne adultes et enfants à vivre leur harmonie. Suivez son blogue.