Baume pour le coeur, Parentalité positive et éducation bienveillante

Enlever son masque, au retour

par Mitsiko Miller, cpc

retourAu retour,
enlever notre masque.
Nous laver de ce qui pollue notre esprit, avant d’y pénétrer.

C’est comme ça que mes enfants se sentent lorsqu’ils rentrent à la maison.
Et moi aussi.
Notre havre de paix.
Le lieu où nous sommes acceptés et aimés tels que nous sommes.
Le lieu où nous pouvons nous reposer, corps coeur et âme.
Retrouver nos repères.

J’espère que ma maison demeurera ce lieu de paix, lorsque je serai une vieille dame.

La maison.
Un lieu où enlever son masque.
Enlever son armure de « grand ».
Un lieu où redevenir vulnérable et être soi
Peu importe son âge.

(et apprendre à trouver ce havre de paix à l’intérieur de soi, un jour à la fois)

Le retour par Natalia Chernysheva

© Mitsiko Miller, 2015. Toute œuvre originale jouit de la protection d’un droit d’auteur. Veuillez me demander la permission avant de reproduire une partie ou la totalité de cet article.

Mitsiko Miller est coach et mère parfaitement imparfaite de deux maîtres zen. Avec Projet famille en harmonie, elle accompagne adultes et enfants pour les aider à vivre leur harmonie. Suivez son blogue.

Baume pour le coeur, Citations inspirantes, Communication bienveillante, Non-violence, Parentalité positive et éducation bienveillante

Supplique d’un enfant aux adultes

salomé2Voici un texte de Salomé, emprunt d’une simplicité, d’une vérité désarmante exprime l’urgence que nous avons d’accompagner nos enfants, corps, coeur et âme. Ils sont les leaders de demain: modelons, à petits pas et selon notre rythme, le respect, l’amour et la compassion pour soi et les autres pour un mieux-être individuel et collectif.  – Mitsiko Miller

Supplique d’un enfant aux adultes

Apprenez-nous l’enthousiasme.
Enseignez-nous l’étonnement de découvrir.
N’apportez pas seulement vos réponses.
Réveillez nos questions.
Accueillez surtout nos interrogations.
Appelez-nous à respecter la vie.

Apprenez-nous à échanger, à partager, à dialoguer.
Enseignez-nous les possibles de la mise en commun.
N’apportez pas seulement votre savoir.
Réveillez notre faim d’être.
Accueillez nos contradictions et nos tâtonnements.
Appelez-nous à agrandir la Vie.

Apprenez-nous le meilleur de nous-mêmes.
Enseignez-nous à regarder, à explorer, à toucher l’indicible.
N’apportez pas seulement votre savoir-faire.
Réveillez en nous le goût de l’engagement, des responsabilités.
Accueillez notre créativité pour baliser notre devenir.
Appelez-nous à enrichir la Vie.

Apprenez-nous la rencontre avec le monde.
Enseignez-nous à entendre au-delà des apparences.
N’apportez pas seulement de la cohérence et des bribes de vérités.
Éveillez en nous la quête du sens.
Accueillez nos errances et nos maladresses.
Appelez-nous à entrer dans une Vie plus ardente.

Devenez plus fiables.
En prenant au sérieux nos rêves.
Ne posez pas d’obstacles
Aidez-nous à les dépasser.
C’est une urgence vitale…

Texte de Jacques Salomé

Mitsiko Miller est coach et mère parfaitement imparfaite de deux maîtres zen. Avec Projet famille en harmonie, elle accompagne adultes et enfants à vivre leur harmonie. Suivez son blogue.

Baume pour le coeur, Communication bienveillante

Ma relation avec toi

Lorsque j’ai lu le texte Pour mes relations avec les autres de Thomas Gordon, je trouvais qu’il résumait si bien les fondements d’une communication saine. Comment avoir du respect pour soi ET pour l’autre? À lire et à relire, très souvent :) – Mitsiko Miller, cpc

Gordon

Pour mes relations avec les autres

« Toi et moi vivons une relation que j’apprécie et que je veux sauvegarder.

Cependant, chacun de nous demeure une personne distincte ayant ses besoins propres et le droit de les satisfaire.

Lorsque tu éprouveras des problèmes à satisfaire tes besoins, j’essaierai de t’écouter, de t’accepter véritablement, de façon à te faciliter la découverte de tes propres solutions plutôt que de te donner les miennes. Je respecterai aussi ton droit de choisir tes propres croyances et de développer tes propres valeurs, si différentes soient-elles des miennes.

Quand ton comportement m’empêchera de satisfaire mes besoins, je te dirai ouvertement et franchement comment ton comportement m’affecte, car j’ai confiance dans le fait que tu respectes suffisamment mes besoins et mes sentiments pour essayer de changer ce comportement qui m’est inacceptable. Aussi, lorsque mon comportement te sera inacceptable je t’encourage à me le dire ouvertement et franchement pour que je puisse essayer de le changer.

Quand aucun de nous ne pourra changer son comportement pour satisfaire les besoins de l’autre, reconnaissons que nous avons un conflit; engageons-nous à le résoudre sans recourir au pouvoir ou à l’autorité pour gagner aux dépens de l’autre qui perdrait. Je respecte tes besoins et je dois aussi respecter les miens. Efforçons-nous de toujours trouver à nos inévitables conflits des solutions acceptables pour chacun de nous. Ainsi tes besoins seront satisfaits, et les miens aussi. Personne ne perdra, nous y gagnerons tous les deux.

De cette façon, en satisfaisant tes besoins tu pourras t’épanouir en tant que personne et moi de même. Nous créerons ainsi une relation où chacun pourra devenir ce qu’il est capable d’être. Et nous pourrons poursuivre notre relation dans le respect et l’amour mutuels et dans la paix. »

Thomas Gordon

Mitsiko Miller est coach et mère parfaitement imparfaite de deux maîtres zen . Avec Projet famille en harmonie, elle accompagne adultes et enfants à vivre leur harmonie. Suivez son blogue.

Baume pour le coeur

L’imperfection : risquer sa signifiance

par Mitsiko Miller, cpc

PearceDurant la crise du verglas en 1998, j’habitais le Mile-End, tout près du parc Jeanne-Mance où de majestueux arbres centenaires jalonnent encore le chemin longeant le parc. Un épais brouillard nappait la ville d’un voile inquiétant. Et pour ajouter au drame, la ville était plongée dans un noir absolu.
J’entendais au loin un concert cacophonique de sirènes entonner son douloureux chant dans toute la ville. Plus aucune voiture ne sillonnait les routes, plus une personne ne fourmillait les rues. La ville semblait déserte. Le spectacle apocalyptique qui se dessinait sous mes yeux éveillait chez moi à la fois de la curiosité et une certaine crainte. Je constatais avec effarement que sans électricité, nous étions totalement paralysés et cela me fascinait.
Le soir approchait et je marchais sous les arbres en vue de retrouver ma tendre moitié. Sous le poids de la glace, les branches tombaient dans un fracas retentissant sur les voitures. Et, au fur et à mesure que j’avançais sous le crissement des branches, je voyais que ma curiosité cédait la place à une peur viscérale de mourir.
Je ne voulais pas mourir sans avoir vécu! Lorsqu’une branche tomba près de moi, je fermai les yeux dans l’abandon total. Je sentis tout mon corps vibrer de vie. Le poème de Dawna Markova (traduit par Anne Bourrit) décrit si éloquemment mon ressenti dans ce moment:

Je ne mourrai pas après une vie non vécue de Dawna Markova

Je ne mourrai pas après une vie non vécue.
Je ne vivrai pas dans la peur
De tomber ou de prendre feu.
Je fais le choix d’habiter mes journées,
De permettre à ce que je vis de m’ouvrir,
De me rendre moins peureuse,
Plus accessible,
D’assouplir mon cœur
Jusqu’à ce qu’il devienne une aile,
Une torche, une promesse.
Je choisis de prendre le risque de ma signifiance,
De vivre de telle manière que
Ce qui m’arrivera sous forme de graine
Parvienne au suivant sous forme de fleur
Et que ce qui m’est venu sous forme de fleur
Poursuive sa route en tant que fruit.

En un seul instant, je vis tout mon passé et tous mes rêves se bousculer et défiler comme un film. En un seul instant, je me rendis compte qu’il y avait tant de choses que je voulais dire et faire avant de mourir. Aimer et vivre pleinement. Restaurer la relation avec ma mère. Me pardonner, pardonner. Écrire un livre. Élever des enfants. Me marier. Visiter le monde. Contribuer de manière significative à la société. Semer des graines de paix.
Sans mon électricité – le sens que je veux insuffler à ma vie – j’étais paralysée.
Risquer ma signifiance.
Donner du sens à mes actions.
Donner le meilleur de moi-même.
Transmettre en fruits.

Tout d’un coup, avoir une parfaite petite carrière et une parfaite petite vie était illusoire et insignifiant. Tout d’un coup, la perfection était inutile, une illusion m’éloignant de ce qui m’était le plus essentiel. La perfection me catapultait dans mes croyances, la crainte, la comparaison, le passé et l’avenir et les idées reçues – sans jamais vivre dans le moment présent.
La perfection m’intimidait et invitait mes critiques intérieurs à débattre des idées et se disputer sans que le consensus ne soit atteint. Sans que je ne sente l’envie de mettre mes projets en action. Il était devenu, dans ce moment-là, plus important de risquer ma signifiance qu‘entretenir des pensées paralysantes.

Je choisissais d’habiter mes jours. Je choisissais de ne plus perdre de temps avec des détails inutiles. Je choisissais de prendre des risques… au risque d’avoir l’air imparfaite.
Je choisissais de vivre une vie vécue.

S’apprivoiser: cesser de se juger
Bien sûr, j’ai fait… et je fais bien des erreurs, que je regrette souvent: l’humilité, la curiosité et la compassion pour soi sont devenues mes compagnons de route.
Ce sont mes jeunes sensei — mes enfants — qui m’ont appris à renouer avec ces alliés en m’invitant à voir la défaite autrement.
Mes enfants m’ont invitée à lâcher prise. À vivre dans le moment présent. À prioriser la Vie. À vivre dans l’équilibre. À accepter. À incarner à petits pas, la compassion pour moi-même et pour les autres. Et à apprendre de mes erreurs sans me juger.
C’est en observant mes fils croquer la vie à pleines dents que j’ai compris que nous apprenions tous selon un processus d’essais et erreurs. Tous.
L’erreur fait partie intégrante du processus d’apprentissage. Et… contrairement à ce que nous avons parfois l’illusion de croire, nous ne cessons pas d’apprendre à l’âge adulte.

Être créatif: voir l’erreur autrement
Avez-vous déjà observé un jeune enfant jouer?
Ou plutôt, avez-vous vu MES enfants jouer? Ils ne cesseront de construire, détruire et reconstruire une forme en Lego jusqu’à ce qu’ils parviennent à matérialiser exactement ce qu’ils imaginaient dans leur esprit. Sans un brin de découragement, sans jugement de soi, dans un silence impénétrable empreint de patience, de curiosité et de détermination.
Soudain, les citations d’Albert Einstein prirent tout leur sens! Oui, la curiosité! La persévérance!
« Je n’ai pas de talent spécial. Je suis seulement passionnément curieux»
Je comprends maintenant que lorsque je suis passionnée par un projet, animée par la curiosité, lorsque j’y crois, et que je me mets en lien avec ma créativité, j’ose risquer mon importance.
« Ce n’est pas que je suis si intelligent, c’est que je reste plus longtemps avec les problèmes »
Je comprends maintenant que si je m’attarde à un problème en sachant que je le résoudrais à travers un processus d’essais et erreurs, alors je persiste sans me décourager et sans me juger, jusqu’à ce que je trouve une solution.

Le perfectionnisme: une illusion
Cela m’amène à me poser des questions importantes : est-ce que l’idée de rechercher la « perfection » est un concept appris par notre « éducation »? Comment perdons-nous cette inclinaison naturelle à être curieux, créatif et persévérant? Est-ce qu’être perfectionniste est une question de personnalité? Est-ce un amalgame de tout cela? J’imagine. Chose certaine, je rencontre au quotidien des personnes qui, avec mon soutien, tentent de guérir de profondes blessures de leur enfance. Et la plus paralysante habitude que j’ai constatée est la crainte de s’exprimer librement et authentiquement de peur de déplaire, d’être jugé, de subir des sanctions ou d’être mis à l’écart pour avoir fait une « erreur ».
Ce constat évoque l’essence d’une de mes citations préférées de Joseph Chilton Pearce: « Pour vivre une vie créative, nous devons cesser d’avoir peur de se tromper. »

Je rêve d’un monde où nous sommes en lien avec notre créativité, où nous voyons toutes les erreurs comme des occasions d’apprendre et d’ajuster son tir.
Je rêve d’un monde où nous sommes tendre avec soi et avons confiance que nous pouvons nous exprimer librement. Où en privilégiant la curiosité, la persévérance, nous risquons notre signifiance. Car, comme Dorothy Thompson l’expose: « c’est lorsque nous n’avons plus peur que nous commençons à vivre. »

© Mitsiko Miller, 2014. Toute œuvre originale jouit de la protection d’un droit d’auteur. Veuillez me demander la permission avant de reproduire une partie ou la totalité de cet article.

Mitsiko Miller est coach et mère parfaitement imparfaite de deux maîtres zen. Avec Projet famille en harmonie, elle accompagne adultes et enfants pour vivre leur harmonie. Suivez son blogue.

Baume pour le coeur, Parentalité positive et éducation bienveillante

L’homme qui plantait des arbres

gionopar Mitsiko Miller, cpc

« Quand je réfléchis qu’un homme seul, réduit à ses simples ressources physiques et morales, a suffi pour faire surgir du désert ce pays de Canaan, je trouve que, malgré tout, la condition humaine est admirable. Mais, quand je fais le compte de tout ce qu’il a fallu de constance dans la grandeur d’âme et d’acharnement dans la générosité pour obtenir ce résultat, je suis pris d’un immense respect pour ce vieux paysan sans culture qui a su mener à bien cette œuvre digne de Dieu. »

C’est le dernier paragraphe de la nouvelle de Jean Giono, L’homme qui plantait des arbres. On dit d’elle qu’elle est une parabole écologique. Pour moi, cette histoire évoque surtout l’importance de l’action positive, des petits gestes au quotidien – empreints de convictions – qui, à la longue, transforment le milieu dans lequel nous vivons.

Elle rappelle que dans mes moments de découragement, lorsque je me sens paralysée de tristesse en constatant comment bien des adultes (bien intentionnés) traitent les enfants, il est en mon pouvoir de faire quelque chose. Je peux mettre mes convictions en action: celles de voir et d’apprécier la sagesse des enfants – petits et grands, de collaborer avec eux en reconnaissant leurs compétences, et en leur laissant ressentir que je crois qu’ils sont dignes d’amour et de respect tels qu’ils sont.

Cette allégorie m’aide à me rappeler qu’à travers mes petits gestes, je ne suis pas impuissante du tout. Je peux créer du positif, un cœur à la fois.
Car j’ai le pouvoir d’élever des enfants qui n’auront pas à se remettre de leur enfance. J’ai le pouvoir de donner l’exemple d’une autre manière de voir les enfants et de communiquer. J’ai le pouvoir de questionner les médecins, enseignants, psychologues et de possiblement faire pousser en eux, le doute de ce qu’ils prennent pour acquis.

:)

Maintenant, imaginez. Si nous sommes des milliers à semer ces graines*, comme Elzéard Bouffier, chacun dans notre coin de pays, qu’est-ce qui serait possible? Imaginez!

Bon visionnement :)

Mitsiko Miller, cpc

——

*C’est ce que le livre Blessed Unrest de Paul Hawken illustre. Nous sommes des milliers à créer le changement sur cette planète. :)

Mitsiko Miller est coach et mère parfaitement imparfaite de deux maîtres zen. Avec Projet famille en harmonie, elle accompagne adultes et enfants à vivre leur harmonie. Suivez son blogue.

Baume pour le coeur

L’histoire du petit mot

http://wp.me/P1UuGN-1NJ
http://wp.me/P1UuGN-1NJ

J’ai autour de moi une quantité innombrable de fées extraordinaires qui me comblent au plus haut point. L’une d’elle, Linda, une très chère amie (au départ, elle a été ma monitrice LLL) qui m’accompagne sur le chemin de femmes de coeur engagées, sait à quel point j’aime les baumes pour le coeur et m’a envoyée celui-ci aujourd’hui. J’ai tout de suite pensé à Chantal, une autre femme de coeur et enseignante, qui écrit ce genre de mots à ses élèves. Je suis tout plein de gratitude pour elles et pour toutes les personnes qui touchent et ouvrent le coeur des enfants, petits et grands. – Mitsiko Miller, cpc :)

Un jour, une prof demande à ses élèves de noter le nom de tous les élèves de la classe sur une feuille et de laisser un peu de place à côté de chaque nom.

Puis, elle leur dit de penser à ce qu’ils pouvaient dire de plus gentil au sujet de chaque camarade et de le noter à côté de chacun des noms. Cela prit toute une heure jusqu’à ce que tous aient fini et avant de quitter la salle de classe, les élèves remirent leur copie à la prof.

Le week-end, la prof écrivit le nom de chaque élève sur une feuille et à côté toutes les remarques gentilles que les autres avaient écrit au sujet de chacun.

Le lundi, elle donna à chaque élève sa liste. Peu de temps après, tous souriaient.
«Vraiment?» entendait-on chuchoter…
«Je ne savais pas que j’avais de l’importance pour quelqu’un! »
“Je ne savais pas que les autres m’aimaient tant” étaient les commentaires que l’on entendait dans la salle de classe.

Personne ne parla plus jamais de cette liste. La prof ne savait pas si les élèves en avaient parlé entre eux ou avec leurs parents, mais cela n’avait pas d’importance. L’exercice avait rempli sa fonction. Les élèves étaient satisfaits
d’eux-mêmes et des autres.

Quelques années plus tard, un élève mourra au Vietnam et la prof alla à son enterrement. L’église était comble. Beaucoup d’amis étaient là. L’un après l’autre, ils s’approchèrent du cercueil pour lui adresser un dernier adieu. La prof alla en dernier et trembla devant le cercueil. Un des soldats présents lui demanda: “Est-ce que vous étiez la prof de maths de Marc?”

Elle hocha la tête et dit : “Oui.”

Alors, il lui rétorqua: « Marc a souvent parlé de vous. »

Après l’enterrement, la plupart des amis de Marc s’étaient réunis. Les parents de Marc étaient aussi là et ils attendaient impatiemment de pouvoir parler à la prof.
«Nous voulions vous montrer quelque chose» dit le père de Marc et il sortit son portefeuille de sa poche. «On a trouvé cela quand Marc est tombé à la guerre. Nous pensions que vous le reconnaîtriez.»

Il sortit du portefeuille un papier très usé qui avait dû être recollé, déplié et replié très souvent.
Sans le regarder, la prof savait que c’était l’une des feuilles de la fameuse liste des élèves contenant beaucoup de gentilles remarques écrites à l’époque par les camarades de classe au sujet de Marc.

«Nous aimerions vous remercier pour ce que vous avez fait» dit la mère de Marc «Comme vous pouvez le constater, Marc a beaucoup apprécié ce geste. Tous les anciens élèves se réunirent autour de la prof. »

Charlie sourit et dit :«J’ai encore ma liste. Elle se trouve dans le premier tiroir de mon bureau.»
La femme de Chuck (surnom pour Charlie) dit : «Chuck m’a prié de la coller dans notre album de mariage.»
«Moi aussi, j’ai encore la mienne, dit Marilyn. Elle est dans mon journal intime.»
Puis, Vicky, une autre élève, prit son agenda et montra sa liste tout usée aux autres personnes présentes. « Je l’ai toujours avec moi. Nous l’avons tous gardée.»
La prof était si émue qu’elle dut s’asseoir. Elle pleurait pour Marc et pour tous ses amis qui ne le reverraient plus jamais.

Dans le quotidien avec les autres, nous oublions trop souvent que toute vie s’arrête un jour et que nous ne savons quand ce jour arrivera.

C’est pourquoi il est important de dire aux personnes que l’on aime qu’elles nous sont importantes. Dites-le leur avant qu’il ne soit trop tard!

Chaîne de lettres reçue par courriel aujourd’hui via ma tendre amie Linda :)

Mitsiko Miller est coach et mère parfaitement imparfaite de deux maîtres zen de 9 et 11 ans. Avec Projet famille en harmonie, elle accompagne adultes et enfants pour les aider à vivre leur harmonie. Suivez son blogue.

pubenfantmontreal_mai

Baume pour le coeur, Parentalité positive et éducation bienveillante

Vos enfant ne sont pas vos enfants

Gibran_FRIl y a quelques années, j’ai relu le Prophète avec un nouveau regard: celui d’un parent. Les poèmes de Gibran peuvent être confondants pour certains qui se rebutent aux termes utilisés et questionnent le type « d’appartenance » auquel Gibran fait allusion. Je retiens de ces magnifiques vers, que nos enfants ne sont pas nos « possessions », des « choses », des vases vides à remplir ou des « objets » à former. Il sont des êtres à part entière et qui ont droit à notre respect et à notre amour. Marshall B. Rosenberg suggère de voir chaque enfant comme Gandhi, un être à traiter avec respect, tendresse et honneur. – Mitsiko Miller, cpc

Et une femme qui portait un enfant dans les bras dit,
Parlez-nous des Enfants.
Et il dit : Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de l’appel de la Vie à elle-même,
Ils viennent à travers vous mais non de vous.
Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.

Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées,
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes,
Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter,
pas même dans vos rêves.
Vous pouvez vous efforcer d’être comme eux,
mais ne tentez pas de les faire comme vous.
Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s’attarde avec hier.

Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés.
L’Archer voit le but sur le chemin de l’infini, et Il vous tend de Sa puissance
pour que Ses flèches puissent voler vite et loin.
Que votre tension par la main de l’Archer soit pour la joie;
Car de même qu’Il aime la flèche qui vole, Il aime l’arc qui est stable.

Tiré du Prophète de Khalil Gibran

Mitsiko Miller est coach et mère parfaitement imparfaite de deux maîtres zen. Elle accompagne adultes et enfants pour les aider à vivre leur harmonie. Suivez son blogue.

Baume pour le coeur, Parentalité positive et éducation bienveillante

On ne voit bien qu’avec le coeur

HenrietlerenardPourquoi tisser des liens avec nos enfants? Pourquoi s’apprivoiser et nourrir la relation? C’est ainsi, selon moi, que nous cultivons l’estime de soi, la résilience et la coopération: en entretenant une relation de confiance et en véhiculant la certitude qu’ils sont importants, valorisés, aimés, écoutés et uniques au monde. Voici un classique de St-Exupéry que je lis souvent au cours de mes ateliers pour illustrer l’importance CAPITALE du lien d’attachement avec notre partenaire et nos enfants. – par Mitsiko Miller, cpc

– Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste…

– Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé.

– Ah! pardon, fit le petit prince.

Mais, après réflexion, il ajouta:

– Qu’est-ce que signifie « apprivoiser » ?

– Tu n’es pas d’ici, dit le renard, que cherches-tu ?

– Je cherche les hommes, dit le petit prince. Qu’est-ce que signifie « apprivoiser » ?

– Les hommes, dit le renard, ils ont des fusils et ils chassent. C’est bien gênant ! Ils élèvent aussi des poules. C’est leur seul intérêt. Tu cherches des poules ?

– Non, dit le petit prince. Je cherche des amis. Qu’est-ce que signifie « apprivoiser » ?

– C’est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie « créer des liens… »

– Créer des liens ?

– Bien sûr, dit le renard. Tu n’es encore pour moi qu’un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n’ai pas besoin de toi. Et tu n’as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu’un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde…

– Je commence à comprendre, dit le petit prince. Il y a une fleur… je crois qu’elle m’a apprivoisé…

– C’est possible, dit le renard. On voit sur la Terre toutes sortes de choses…

– Oh! ce n’est pas sur la Terre, dit le petit prince.

Le renard parut très intrigué :

– Sur une autre planète ?

– Oui.

– Il y a des chasseurs, sur cette planète-là ?

– Non.

– Ça, c’est intéressant ! Et des poules ?

– Non.

– Rien n’est parfait, soupira le renard.

Mais le renard revint à son idée:

– Ma vie est monotone. Je chasse les poules, les hommes me chassent. Toutes les poules se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent. Je m’ennuie donc un peu. Mais, si tu m’apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres pas me font rentrer sous terre. Le tien m’appellera hors du terrier, comme une musique. Et puis regarde ! Tu vois, là-bas, les champs de blé ? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c’est triste ! Mais tu as des cheveux couleur d’or. Alors ce sera merveilleux quand tu m’auras apprivoisé ! Le blé, qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j’aimerai le bruit du vent dans le blé…

Le renard se tut et regarda longtemps le petit prince:

– S’il te plaît… apprivoise-moi ! dit-il.

– Je veux bien, répondit le petit prince, mais je n’ai pas beaucoup de temps. J’ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaître.

– On ne connaît que les choses que l’on apprivoise, dit le renard. Les hommes n’ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n’existe point de marchands d’amis, les hommes n’ont plus d’amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi !

– Que faut-il faire? dit le petit prince.

– Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t’assoiras d’abord un peu loin de moi, comme ça, dans l’herbe. Je te regarderai du coin de l’œil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t’asseoir un peu plus près…

Le lendemain revint le petit prince.

– Il eût mieux valu revenir à la même heure, dit le renard. Si tu viens, par exemple, à quatre heures de l’après-midi, dès trois heures je commencerai d’être heureux. Plus l’heure avancera, plus je me sentirai heureux. A quatre heures, déjà, je m’agiterai et m’inquiéterai; je découvrirai le prix du bonheur ! Mais si tu viens n’importe quand, je ne saurai jamais à quelle heure m’habiller le cœur… Il faut des rites.

– Qu’est-ce qu’un rite ? dit le petit prince.

– C’est aussi quelque chose de trop oublié, dit le renard. C’est ce qui fait qu’un jour est différent des autres jours, une heure, des autres heures. Il y a un rite, par exemple, chez mes chasseurs. Ils dansent le jeudi avec les filles du village. Alors le jeudi est jour merveilleux ! Je vais me promener jusqu’à la vigne. Si les chasseurs dansaient n’importe quand, les jours se ressembleraient tous, et je n’aurais point de vacances.

Ainsi le petit prince apprivoisa le renard. Et quand l’heure du départ fut proche:

– Ah! dit le renard… Je pleurerai.

– C’est ta faute, dit le petit prince, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t’apprivoise…

– Bien sûr, dit le renard.

– Mais tu vas pleurer ! dit le petit prince.

– Bien sûr, dit le renard.

– Alors tu n’y gagnes rien !

– J’y gagne, dit le renard, à cause de la couleur du blé.

Puis il ajouta:

– Va revoir les roses. Tu comprendras que la tienne est unique au monde. Tu reviendras me dire adieu, et je te ferai cadeau d’un secret.

Le petit prince s’en fut revoir les roses:

aveclecoeur– Vous n’êtes pas du tout semblables à ma rose, vous n’êtes rien encore, leur dit-il. Personne ne vous a apprivoisé et vous n’avez apprivoisé personne. Vous êtes comme était mon renard. Ce n’était qu’un renard semblable à cent mille autres. Mais j’en ai fait mon ami, et il est maintenant unique au monde.

Et les roses étaient bien gênées.

– Vous êtes belles, mais vous êtes vides, leur dit-il encore. On ne peut pas mourir pour vous. Bien sûr, ma rose à moi, un passant ordinaire croirait qu’elle vous ressemble. Mais à elle seule elle est plus importante que vous toutes, puisque c’est elle que j’ai arrosée. Puisque c’est elle que j’ai mise sous globe. Puisque c’est elle que j’ai abritée par le paravent. Puisque c’est elle dont j’ai tué les chenilles (sauf les deux ou trois pour les papillons). Puisque c’est elle que j’ai écoutée se plaindre, ou se vanter, ou même quelquefois se taire. Puisque c’est ma rose.

Et il revint vers le renard:

– Adieu, dit-il…

– Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple: on ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux.

– L’essentiel est invisible pour les yeux, répéta le petit prince, afin de se souvenir.

– C’est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.

– C’est le temps que j’ai perdu pour ma rose… fit le petit prince, afin de se souvenir.

– Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l’oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose…

– Je suis responsable de ma rose… répéta le petit prince, afin de se souvenir.

Extrait du Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry.
Merci au lecteur Yannick Levasseur d’avoir suggéré la publication de ce passage :)

Mitsiko Miller est coach et mère parfaitement imparfaite de deux maîtres zen. Avec Projet famille en harmonie, elle accompagne adultes et enfants pour les aider à vivre leur harmonie. Suivez son blogue.

Baume pour le coeur, Parentalité positive et éducation bienveillante

Lettre de gratitude à un enfant «difficile»

par Mitsiko Miller

Mon très cher enfant,
Je te suis infiniment reconnaissante pour toute la richesse que tu apportes à notre vie et les milliards d’apprentissages que tu me donnes l’occasion d’intégrer grâce aux défis que nous rencontrons et que nous surmontons ensemble, au quotidien.

cher henriJe veux t’exprimer ma gratitude la plus profonde. Tu m’apprends à lâcher prise, sans laisser aller. À aimer dans la considération de tous. À faire confiance. Tu m’apprends à écouter la sagesse du cœur.

Tu es un trésor.

Parfois, j’avoue. Je rêve de t’envoyer sur un cargo vers une destination inconnue parce que je trouve ça difficile, d’être un parent. Je souhaiterais plus de douceur et de répit. Je souhaite souvent plus de calme.

Surtout lorsque tu veux avoir le dernier mot. Lorsque tu t’obstines avec moi. Lorsque je sens le désespoir monter en moi parce que je suis fatiguée ou stressée.

Je te vois comme mon plus grand défi lorsque tu ne respectes pas notre entente pour le temps d’écran.

Lorsque tu te réveilles à 5 heures du matin en ouvrant toutes les lumières.

Lorsque tu poses des questions qui me confrontent énormément :

  • Dis-donc maman, tu as un petit ventre, maintenant. Tu es un tout petit peu grosse, mais tu es jolie comme ça. Vraiment. (Ce n’est pas une question, mais c’est tout de même confrontant ;))
  • Pourquoi les gens se tuent à la guerre? Pourquoi Staline a tué des gens de son propre peuple?
  • Pourquoi il y a tant d’adultes qui ne respectent pas les enfants?
  • Est-ce qu’on va devenir des esprits d’un autre monde, à notre mort, comme dans La guerre des étoiles?
  • Est-ce que tu m’aimerais, même si je devenais militaire?
  • Pourquoi Hitler a-t-il tué 6 millions de personnes et personne ne s’est opposée à lui?
  • Pourquoi ça existe le racisme, maman?
  • Pourquoi cette maman laisse pleurer son bébé?
  • Pourquoi je déteste souvent mon frère, mais pas vraiment, maman?
  • Pourquoi j’ai peur de mourir?
  • Pourquoi ça t’arrive de t’énerver, toi aussi, maman?

Ouf…

J’ai la tête qui tourne juste à penser à la quantité de mots qui se déversent de ta bouche en quelques minutes.

Je te rappelle souvent de prendre une respiration entre chaque phrase parce que, ce que tu partages m’intéresse, et je veux être capable de suivre la conversation.

Et je te suis tellement reconnaissante d’être infiniment curieux et vivant. D’avoir cette soif de comprendre et de pousser ta réflexion toujours un peu plus loin… pour cultiver ta liberté intérieure.

Et…

Je te suis tellement reconnaissante de m’obliger à grandir (non: de vouloir grandir!!!). À prendre responsabilité de mes émotions. À me respecter. À te laisser prendre tes propres responsabilités. À mieux me connaître pour offrir le meilleur de moi-même. À connaître mes limites, mes défis et mes dons. À savoir dire non avec douceur et amour. Souvent avec douce fermeté, dans une intention d’amour et de respect pour tous.

Je te suis infiniment reconnaissante de m’aider à penser à prendre soin de moi. À nourrir mon âme pour gérer les hauts et le bas de la vie de maman, de femme et d’adulte.

Lorsque tu es venu au monde et que tu prenais 30 tétées par jour, j’ai appris à me fier à mon instinct, à écouter nos besoins et à prendre soin de moi. J’ai surtout fait le deuil de vouloir posséder un bébé, pour t’accueillir, toi, individu à part entière. Le merveilleux toi unique.

Lorsque tu pleurais ‘sans cesse‘, j’ai appris à lâcher prise de ce que je ne pouvais changer, à accueillir le moment présent, à être résiliente, flexible, à demander de l’aide de mon entourage, à me reposer l’esprit et à veiller à vivre des petits moments de plaisir, tout en te gardant à mes côtés.

J’ai lu des milliards de romans et écouté mes standards préférés de jazz avec un plaisir fou, pendant que je te berçais dans mes bras. J’ai chanté et dansé, avec toi, collé sur mon cœur.

J’ai fait du yoga pendant que tu roulais entre mes jambes. J’ai appris à méditer dans le vacarme absolu, pendant que tu faisais un concert de casseroles, à mes côtés.

J’ai appris à écrire avec mes pieds et ma main droite pendant que tu dormais dans mes bras.

Lorsque tu as eu deux ans et que tu poussais les enfants au parc, j’ai appris à intervenir avec amour, pour le bien-être de tous. J’ai appris à me détacher du jugement des autres et à te guider pour t’apprendre à exprimer ton besoin d’espace avec plus de respect et de considération. J’ai appris à dire non avec amour. J’ai appris à me pardonner d’être plus qu’imparfaite, de faire des erreur et d’exprimer mon regret, sans culpabiliser.

Lorsque tu as fait des crises, j’ai appris à me détacher de ma propre réactivité, à ne pas paniquer, à me fier à mon instinct, à m’éduquer en allant à la source, plutôt que d’écouter l’avis d’autres parents, de médecins et de psychologues. J’ai lu sur le développement des enfants et la neuroscience pour mieux te comprendre. J’ai appris à jeter aux poubelles, les livres de « discipline » qui ne me convenaient pas et à écouter mon cœur. J’ai appris à me détacher avec amour. À nous protéger de tes coups en te prenant avec tendresse dans mes bras jusqu’à ce que tu te calmes. J’ai aussi appris à détecter les moments où toi ou moi étions susceptibles de péter un plomb – pour vivre plus de joie dans nos journées.

J’ai appris à décoder tes comportements en devenant détective en besoins. J’ai appris que la bienveillance peut être féroce, aimante et pas toujours facile… mais épanouissante. J’ai appris à être présente à mes pleurs, aux tiens et à ta frustration de ne pouvoir attraper la lune ou le soleil. À ma frustration de ne pouvoir être une mère parfaite.

J’ai appris que mes idéaux n’étaient pas toujours compatibles avec tes besoins. Comme lorsque je rêvais d’écoles alternatives et que tu y étais vraiment malheureux. J’ai lâché prise de mes attentes personnelles et je t’ai écouté, toi. J’ai appris à te voir totalement compétent et à te faire confiance.

J’ai appris à voir le positif dans les situations les plus catastrophiques. J’ai appris à avoir foi en moi et en toi. En la vie. J’ai appris à écouter mon cœur, peu importe ce que les gens pensaient de nous.

Parce que tu es magnifique.

Celui qu’on croyait un futur agresseur ou enfant roi est devenu celui qui aide les autres, protège les arbres et les oiseaux blessés, caresse les petits enfants qui pleurent, prend la parole face aux intimidateurs. Tu es celui qui parle au nom de tous les tiens pendant les conseils de coopération. Tu es celui qui envoie une pensée à toutes les personnes qui souffrent autour de toi. Tu es celui qui exprime ton amour et ton désaccord avec intensité.

Avec un peu plus de bienveillance, chaque jour.

Et parfois, pas du tout.

Parfois, on régresse pour mieux évoluer. :)

Et pourtant, nous trouvons toujours des solutions et des ententes communes.

Toute cette « vie » m’invite à réfléchir, à me dépasser et à grandir dans la clarté de ce que c’est vraiment aimer. M’aimer ET t’aimer. Me respecter ET te respecter. Prendre soin de moi ET prendre soin de toi. Prendre soin de nous ET de notre famille.

Merci du fond du cœur,

Maman

© Mitsiko Miller, 2013. Toute œuvre originale jouit de la protection d’un droit d’auteur. Veuillez me demander la permission avant de reproduire une partie ou la totalité de cet article.

Mitsiko Miller est coach et mère parfaitement imparfaite de deux maîtres zen. Avec Projet famille en harmonie, elle accompagne adultes et enfants à vivre leur harmonie. Suivez son blogue.

Baume pour le coeur, Parentalité positive et éducation bienveillante

Chère maman qui se sent critiquée

par Mitsiko Miller, cpc

intuitionChère maman qui se sent critiquée (et cher papa aussi :),

Viens te reposer un peu. Viens près de moi. Laisse-moi te tenir la main en silence. Je te tiens pendant que tu pleures ta rage et déverse ton désespoir. Je suis là avec toi. Et je t’écoute. Vas-y. Tu peux pleurer sur mes épaules (très confortables, selon mes enfants et mes clientes).

Pleure sur mes épaules et sur celles des milliards de mères qui se sont senties comme toi, jugées et isolées. Nous t’enveloppons de notre amour pendant que tu accueilles ces vagues de douleurs passagères, en toute sécurité. Nous sommes toutes là. Témoins de tes rêves, de ton amour. De ton expression unique, à toi. De tous tes efforts. De tout ton cœur.

Nous sommes présentes. Vas-y. Il y a des pleurs qui nous nettoient, nous libèrent et nous aident à accepter ce que nous ne pouvons pas changer. Accepter que nous ne pouvons plaire à tous. Que certains ne voient pas ou ne peuvent apprécier notre beauté et notre valeur. C’est douloureux.

Nous, et le cercle de mères, les avons pleurés ces larmes sacrées, et continuons à les pleurer, par moment.

Es-tu prête à m’écouter? Oui?

Avant de commencer, je veux que tu saches que, peu importe le choix que tu as fait, je te vois. Je vois tout l’amour que tu as pour tes enfants. Je ne suis pas là pour te juger. Je ne suis pas là pour te donner des conseils ou pour te dire quoi faire. J’ai trop confiance en toi et en tes capacités.

Oui, tu es vidée, en ce moment. Et, c’est pour ça que je suis là. Nous avons tous besoin l’une de l’autre dans nos moments sombres pour que l’autre nous montre que le soleil ne disparaît pas, lorsque notre nuage gris passe et nous aveugle. Après tout, l’être humain est un être social et a besoin de ses semblables: là, je devine que tu as besoin de quelqu’un pour t’accueillir avec présence. Je suis là. Je te vois, ma maman merveilleuse. Là, tout de suite, je devine que tu as aussi besoin de savoir que tu n’es pas seule. Que tu es aimée. Que tu peux te relâcher, en toute sécurité.

Lorsque ce nuage passera, tu pourras à nouveau voir la merveille qui existe en toi : cette vie, cet amour si puissant, ces rêves, ces valeurs si belles, cette joie, cette conviction qui te motivent à être la maman unique que tu es. Je te vois. Toute ta beauté. Toutes tes intentions. Je te vois. Toujours. Même lorsque tu pètes un plomb. Même lorsque tu n’es pas fière de toi. Même lorsque tu te juges. Que tu juges. Je te vois. Le cœur si vibrant de vie et débordant d’amour.

Je te serre dans mes bras de maman plus « vieille » qui a longtemps vécue cette tristesse face aux jugements, aux critiques et à sa détresse de se sentir seule au monde. Je suis là pour te rappeler que tu n’es pas seule. Qu’il y a de l’espoir.

Tu veux être entendue et respectée? Tu aimerais qu’on accepte que tu as choisi ta voie unique et que c’est un choix éclairé?

Tu veux avoir le droit de juste dire que « c’est difficile » sans qu’on ne t’offre un conseil? Vas-y, parle, je t’écoute. Tu veux de la paix d’esprit?

Tu veux cesser de devoir tout expliquer et de convaincre les autres des multiples raisons de tes choix? Tu en as assez des arguments de « bon parent Vs mauvais parent »? Oui, je vois à quel point tu es fatiguée de te battre, de donner de l’information sans être entendue, parfois même, de te sentir obligée de te justifier ou de sentir que tu n’es pas respectée ou que tu n’as pas le droit d’être qui tu es.

Tu veux te reposer un peu, hein? Tu veux un peu de douceur? :) Viens ici. Donne-toi la permission de vivre tes pleurs de résilience qui te lavent, te soulagent et t’aident à lâcher prise.

Reste avec ta peine sans te juger. Accueille cette vague. Accueille ces pleurs qui disent : « C’est dur d’être qui je suis et je me sens souvent seule. Mais malgré tout, je ne peux m’empêcher de suivre mon cœur et d’incarner les valeurs qui résonnent en moi. »

Si tu me permets, je voudrais bien partager avec toi ce que j’apprends à intégrer, petit à petit. Tu veux bien?

Le jugement des autres est l’expression tragique de leurs propres besoins.

De leur besoin d’être rassurés qu’ils sont eux-mêmes de bons parents.

De leur besoin d’être rassurés qu’on peut être heureux et épanoui en suivant sa propre voie.

De leur besoin d’être rassurés que ton enfant sera épanoui et responsable.

De leur besoin d’avoir des repères (et si tu choisis la parentalité de proximité, ouf!!! Les repères des autres sont bousculés de manière exponentielle!).

De leur besoin de comprendre et d’accueillir la diversité.

Ce n’est pas une critique de toi ou de ta personne.

Ce sont leurs propres inquiétudes qu’ils communiquent très maladroitement.

Parce que la plupart de nous manquons cruellement de capacités à communiquer sainement et pensons souvent avec nos croyances limitantes. Celles qui disent qu’il n’existe qu’une seule manière d’être heureux, une « voie absolue », un modèle, une bonne manière d’être un bon parent. Lorsque confrontés à la diversité qui nous ébranle, nous cherchons souvent un coupable, un bon et un méchant… Puis, nous donnons des conseils, polarisons et critiquons, dans notre incommunication.

Ne le prends pas personnel.

La voie absolue n’existe pas.

Ce qui marche pour toi, ne marche pas pour une autre.

Parce que tu es unique.

Unique et merveilleuse.

Ce qui marche pour elle ne marchera pas pour toi car elle est unique.

Et merveilleuse.

Mais maintenant, ma très chère maman. Tu as le choix.

Tu peux choisir de ne pas le prendre « personnel ».

Tu as le choix de célébrer la diversité des multiples voies uniques.

Tu as le choix de prévoir ces moments et les gérer plus efficacement.

Tu as le choix de voir que ces gens t’aiment et sont maladroits. Mais vraiment.

Tu peux choisir de boucher tes oreilles.

Tu peux choisir de ne pas fréquenter ces personnes.

Tu peux choisir de venir me lire ou d’appeler une amie pour qu’elle t’offre son épaule lorsque tu n’en peux plus.

Tu peux choisir de prendre ton courage à deux mains et parler de cœur à cœur – sans blâmer et sans accuser.

Tu as le choix de voir que ces moments ne sont que des nuages qui cachent le soleil pour un tout petit instant (certes, super giga méga intense…). Le soleil est toujours là.

Tu as le choix.

Toi, seule, sait quoi faire.

Le nuage est passé? Tu as repris confiance en toi? Ahhhh!!!! Reviens me relire, au besoin. :)

© Mitsiko Miller, 2013. Toute œuvre originale jouit de la protection d’un droit d’auteur. Veuillez me demander la permission avant de reproduire une partie ou la totalité de cet article.

Mitsiko Miller est coach et mère parfaitement imparfaite de deux maîtres zen. Avec Projet famille en harmonie, elle accompagne adultes et enfants pour les aider à vivre leur harmonie. Suivez son blogue.

Baume pour le coeur, Communication bienveillante, Parentalité positive et éducation bienveillante

Ces petits gestes qui font toute la différence

Mere_Teresapar Mitsiko Miller, cpc

C’est la semaine des Random Acts of Kindness

Qu’est-ce que c’est? C’est l’art de rendre service et de faire des gestes de bienveillance pour le simple plaisir d’aider. C’est l’art de donner et de recevoir dans la joie et sans attente.

Rendez-vous service aux personnes autour de vous? Faites-vous des actes de bienveillance avec vos enfants? Tous les êtres, petits et grands, ont besoin de savoir que leurs actions font un différence dans la vie des autres: ils contribuent au bien-être des autres. Les Random Acts of Kindness (gestes de bienveillance gratuites et aléatoires) est une pratique que mes parents m’ont enseignée et qui m’apporte tant de joie et de profond bonheur. Je le modèle au quotidien, à mon tour, auprès de mes enfants et je les invite à participer avec moi.

Les Random Acts of Kindness humanisent nos contacts avec les autres et, au-delà de la politesse, sont une manière de vraiment voir l’impact positif de nos « petits » gestes d’amour sur la vie des autres.

20 façons de pratiquer les Random Acts of Kindness

  • Aider une dame âgée à traverser la rue
  • Écrire (avec une craie) sur le trottoir: « Vous êtes aimé!!!! »
  • Faire du bénévolat pour une association de votre quartier
  • Connaître le nom de tous les enfants du quartier et les saluer avec un sourire chaleureux
  • Offrir un sourire à une personne de mauvaise humeur
  • Dire BONJOUR au chauffeur d’autobus en le regardant dans les yeux
  • Ouvrir la porte pour une mère avec une poussette
  • Apporter un repas à une mère venant d’accoucher
  • Offrir de garder les enfants d’une mère épuisée
  • Écrire une lettre d’appréciation à une personne que vous aimez
  • Dire un vrai MERCI authentique, en exprimant toute votre gratitude vraiment sentie, à une personne qui vous a aidée
  • Offrir un bol d’eau à un chien attendant son maître sur la rue, par une journée de chaleur
  • Offrir son banc à une femme enceinte ou à un enfant dans le métro
  • Visiter des personnes seules dans un centre pour personnes âgées pour le plaisir de partager un rire et une partie d’échec
  • Mettre des mots dans la boîte aux lettres de personnes inconnues: « Il y a de l’espoir pour l’Humanité!!! Bonne journée à vous! »
  • Demander au chauffeur de taxi de parler de ses passions, de ses enfants et de voir ses yeux s’embuer de joie
  • Dire à une adolescente qu’elle est belle et magnifique telle qu’elle est
  • Offrir des biscuits maison aux personnes vivant dans la rue
  • Visiter la vieille dame qui habite près de chez vous pour prendre le thé
  • Offrir de transporter les emplettes d’une personne et avoir une vraie discussion de coeur à coeur en marchant avec elle

Propager le bonheur et rendre service rend heureux, nourrit l’estime de soi, le sentiment d’appartenance, redonne foi en l’humanité, et développe le sens de la communauté.

Que pourriez-vous faire pour donner du sens à la vie de vos enfants et nourrir leur sentiment de compétence?

En panne d’idées? Regardez ceci:

Mitsiko Miller est coach et mère parfaitement imparfaite de deux maîtres zen de 9 et 11 ans. Avec Projet famille en harmonie, elle accompagne adultes et enfants pour les aider à vivre leur harmonie. Suivez son blogue.

activite_1

 

Baume pour le coeur, Communication bienveillante, Parentalité positive et éducation bienveillante

Les pères oublient

Crédit photo: Stock Exchange
Crédit photo: Stock Exchange

Voici un touchant témoignage d’un père prenant conscience de ses attentes irréalistes envers son enfant. Nous avons tous vécu ceci à un moment ou un autre de notre vie de parent,  père et mère. Regretter, s’excuser et surtout, apprendre de nos erreurs pour vivre avec plus de coeur.  – Mitsiko Miller, cpc

Petit, écoute-moi…
Tu dors, la joue dans ta menotte et tes boucles blondes collées sur ton front moite. Je viens de me glisser dans ta chambre…
Je veux te faire un aveu: tout à l’heure, tandis que je lisais mon journal dans le bureau, j’ai été envahi d’une vague de remords… J’ai été un peu dur avec toi aujourd’hui.
Ce matin, tandis que tu te préparais pour l’école, je t’ai grondé parce que tu te contentais de passer la serviette humide sur le bout de ton nez. Je t’ai réprimandé parce que tes chaussures n’étaient pas cirées. J’ai crié quand tu as jeté tes jouets à terre. Pendant le petit déjeuner, je t’ai encore rappelé à l’ordre: tu renversais le lait, tu étendais trop de beurre sur ton pain, tu avalais tes bouchées sans mastiquer, tu mettais les coudes sur la table…
Au moment de partir, tu t’es retourné en agitant la main et tu m’as dit «au revoir, papa!» Et je t’ai répondu en fronçant les sourcils: «Tiens-toi droit!»
Le soir, même chanson! En revenant de mon travail, je t‘ai guetté sur la route. Tu jouais aux billes, à genoux dans la poussière, tu avais déchiré tes bas! Je t’ai humilié en face de tes camarades, et te faisant marcher devant moi jusqu’à la maison: «Les bas coûtent cher ! Si tu devais les payer, tu serais sans doute plus soigneux!» (Imagine cela, petit, d’un père à son fils!)
Te souviens-tu ensuite? Tu t’es glissé timidement, l’air malheureux dans mon bureau pendant que je travaillais. J’ai levé les yeux et je t’ai demandé avec impatience «Qu’est-ce que c’est?» Tu n’as rien répondu, mais dans un élan irrésistible, tu as couru vers moi et tu as jeté tes bras autour de mon cou en me serrant avec cette dévotion touchante que Dieu a fait fleurir en ton cœur et que ma froideur même ne pouvait flétrir… Et puis, tu t’es enfui, et j’ai entendu tes petits pieds courant dans l’escalier.
Eh bien, mon fils, c’est alors que le livre a glissé de mes mains et qu’une terrible crainte m’a saisi. Voilà ce qu’avait fait de moi la manie des critiques et des reproches: un père grondeur! Je te punissais de n’être qu’un enfant. Ce n’est pas que je manquais de tendresse mais j’attendais trop de ta jeunesse. Je te jugeais d’après l’expérience de mes années.
Et pourtant, il y a tant de générosité, tant de noblesse et de loyauté dans ton âme. Ton petit cœur est vaste comme l’aurore qui monte derrière les collines. Je n’en veux pour témoignage que ton élan spontané pour venir me souhaiter le bonsoir.
Oublions tout le reste!
Ce soir, je viens m’agenouiller, plein de remords, près de ton lit. Je sais que tu ne comprendrais point toutes ces choses si tu pouvais les entendre. Mais demain, tu verras, je serai un vrai papa. Je deviendrai ton copain* (voir mon NB à ce sujet), je rirai quand tu riras ; je pleurerai quand tu pleureras. Et si l’envie de gronder revient, je me mordrai la langue, et je ne cesserai de me répéter comme une litanie: «ce n’est qu’un enfant… un petit enfant!»
J’ai eu tort. Je t’ai traité comme un homme. Maintenant que je te contemple dans ton petit lit, las et abandonné, je sais que tu n’es qu’un bébé.
Hier encore, tu étais dans les bras de ta mère, la tête sur son épaule… J’ai trop attendu de toi, beaucoup trop, pardonne-moi!»

* NB de Mitsiko: Je ne suis pas tout à fait d’accord avec ce passage. Je ne crois pas qu’accompagner son enfant consiste à devenir « copains ». On peut guider dans le respect, l’écoute et la bienveillance dans notre rôle de parent-phare (de sécurité et d’espoir). On peut certainement guider dans la joie, la complicité, le rire et le délice… sans être un « copain ». ;) Le sujet d’un autre article, hein?

Texte de William Livingston Larned tiré du livre Comment se faire des amis de Dale Carnegie

Merci au lecteur Florian Philip, pour ce magnifique partage :)

Mitsiko Miller est coach et mère parfaitement imparfaite de deux maîtres zen de 9 et 11 ans. Avec Projet famille en harmonie, elle accompagne adultes et enfants pour les aider à vivre leur harmonie. Suivez son blogue.

activités

Baume pour le coeur, Parentalité positive et éducation bienveillante

Le Manifeste du parent du coeur

BB_WHPMCe manifeste décrit à merveille ma conception de la parentalité: vraie, sincère, réaliste et à des années lumière de l’étiquette du « bon parent parfait« . Cette approche est empreinte de compassion, d’amour authentique et d’intégrité. Enfin, je traduis librement ce texte délicieux et inspirant – Mitsiko Miller, cpc

Le Manifeste du parent du cœur

de Brené Brown

Avant toute chose, je veux que vous sachiez que vous êtes aimés et dignes d’amour.

Vous apprendrez cela à travers mes paroles et mes gestes – ces leçons sur l’amour transparaitront dans la façon dont je vous traite et dont je prends soin de moi.

Je tiens à ce que vous rentriez en lien avec le monde avec dignité.

Vous apprendrez que vous êtes digne d’amour, d’appartenir, de joie, chaque fois que vous me verrez pratiquer l’auto-compassion et accueillir mes propres imperfections.

Nous allons pratiquer le courage dans notre famille en se montrant et en honorant notre vulnérabilité. Nous allons partager nos histoires de lutte et de résistance. Il y aura toujours de la place pour cela dans notre maison.

Nous allons vous enseigner la compassion en pratiquant la compassion d’abord pour nous-même, puis avec les autres. Nous allons fixer et respecter des limites, nous nous engageons à travailler fort avec espoir et persévérance.

Le repos et le jeu seront des valeurs pratiquées en famille.

Vous allez apprendre la responsabilité et le respect en m’observant faire des erreurs, m’excuser avec honneur, et en voyant comment je demande ce dont j’ai besoin, et comment je communique ce que je ressens.

Je veux que vous goûtiez à la joie, pour qu’ensemble, nous pratiquions la gratitude.

Je veux que vous ressentiez la joie, pour qu’ensemble, nous apprenions à être vulnérables.

En temps d’incertitude et de manque, vous serez en mesure d’en tirer parti grâce à notre vie spirituelle qui habite notre quotidien.

Ensemble, nous allons pleurer et faire face à la peur et à la peine. Je vais désirer enlever votre douleur, mais au lieu de le faire, je vais m’asseoir avec vous et vous apprendre à la ressentir.

Nous allons rire et chanter, danser et créer ensemble. Nous aurons toujours la permission d’être nous-mêmes les uns avec les autres. Peu importe ce que vous arrive, votre sentiment d’appartenance sera toujours comblé ici.

Comme vous commencez votre voyage, le plus beau cadeau que je puisse vous offrir est de vivre et d’aimer de tout mon cœur et d’oser grandement.

Je ne vais pas enseigner, aimer ou donner l’exemple de manière parfaite, mais je vais vous laisser me voir telle que je suis, et il m’est sacré de vous voir tel que vous êtes. Vous voir vraiment et profondément.

Traduction libre par Mitsiko Miller du texte The Wholehearted Parenting Manifesto de Brené Brown, tiré du livre Daring Greatly. 

Mitsiko Miller est coach et mère parfaitement imparfaite de deux maîtres zen. Avec Projet famille en harmonie, elle accompagne adultes et enfants à vivre leur harmonie. Suivez son blogue.

activités

Baume pour le coeur

Ma conception du bonheur

Ma conception du bonheur

selon Maryse de PalmaPeace_Pilgim_FR

  1. Être à l’écoute de son monde intérieur: ses émotions, ses pensées et ses intuitions
  2. Accepter ce que l’on vit sans se juger
  3. Se permettre de vibrer, tant dans la joie que dans la peine, en s’exprimant librement
  4. Se montrer complice envers soi-même
  5. Diminuer ses attentes envers les autres et les événements
  6. Gouter au plaisir de donner et de recevoir, toujours sans attente
  7. Avoir une confiance inébranlable en la vie, en sachant que chaque événement est une occasion d’évoluer et de grandir
  8. Accepter de ne pas tout comprendre
  9. Savoir accueillir la nouveauté et les imprévus
  10. Rire de soi: ne pas se prendre au sérieux
  11. Se fixer des buts en acceptant que la vie propose parfois un autre parcours
  12. Développer sa flexibilité
  13. Vivre pleinement le moment présent
  14. Faire preuve de compassion envers soi-même et les autres tout en restant détaché
  15. Savoir se pardonner et pardonner aux autres
  16. Pouvoir s’émerveiller

Texte de Maryse de Palma, tiré de son livre Le bonheur est un choix, l’équilibre un moyen

Baume pour le coeur

Le jour où je me suis aimé pour de vrai

Voici un poème lu par Charlie Chaplin à l’occasion de son anniversaire. Un texte à revisiter régulièrement pour se rappeler l’importance de s’aimer vraiment.

lordeLe jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai compris qu’en toutes circonstances, j’étais à la bonne place, au bon moment. Et alors, j’ai pu me relaxer. Aujourd’hui je sais que cela s’appelle « l’Estime de soi ».

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle n’étaient rien d’autre qu’un signal lorsque je vais à l’encontre de mes convictions. Aujourd’hui je sais que cela s’appelle « l’Authenticité ».

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé de vouloir une vie différente et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive contribue à ma croissance personnelle. Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle « la Maturité ».

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai commencé à percevoir l’abus dans le fait de forcer une situation ou une personne, dans le seul but d’obtenir ce que je veux, sachant très bien que ni la personne ni moi-même ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment… Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle « le Respect ».

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai commencé à me libérer de tout ce qui n’était pas salutaire, personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie. Au début, ma raison appelait cela de l’égoïsme. Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle « l’Amour propre ».

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé d’avoir peur du temps libre et j’ai arrêté de faire de grands plans, j’ai abandonné les grands projets de l’avenir. Aujourd’hui, je fais ce qui est convenable, ce que j’aime quand cela me plait et à mon rythme. Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle « la Simplicité ».

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé de chercher à avoir toujours raison, et je me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé. Aujourd’hui, j’ai découvert «  l’Humilité ».

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir. Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe. Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois. Et cela s’appelle « la Plénitude ».

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir. Mais si je la mets au service de mon cœur, elle devient une alliée très précieuse ! Tout ceci, c’est « le Savoir vivre ».

Nous n’avons plus besoin d’avoir peur d’arguments, de confrontations ou tous les défis que nous vivons avec soi ou avec les autres. Même les étoiles entrent en collision, et du chaos, de nouveaux mondes sont nés. Aujourd’hui, je sais que c’est «la Vie»!

Poème lu par Charlie Chaplin à l’occasion de son anniversaire et que l’on attribue à Ken McMillan

Mitsiko Miller est coach et mère parfaitement imparfaite de deux maîtres zen.  Avec Projet famille en harmonie, elle accompagne adultes et enfants à vivre leur harmonie. Suivez son blogue.

Baume pour le coeur, Communication bienveillante, Parentalité positive et éducation bienveillante

Le courage de faire des erreurs

par Mitsiko Miller, cpc

Peace PilgrimLa plupart des gens me demandent comment je fais pour demeurer bienveillante et (relativement) zen, malgré les hauts et les bas de la vie.

La réponse? Une pratique rigoureuse de méditation, de gratitude et d’intériorisation (auto-empathie) au quotidien.

Et une bonne dose de courage.

Le courage de me regarder honnêtement et authentiquement. D’à la fois, admettre mon imperfection, de l’aimer ET de prendre les moyens pour me surpasser dans le respect de mon rythme et de qui je suis. Le courage de ne pas me juger. De me relever lorsque je me casse la gueule (ce qui arrive souvent…) et d’avoir de la compassion pour moi-même.

Car la voie de la bienveillance n’est pas si inaccessible que les gens l’imaginent.

Mais, oui, ça prend du courage.

Le courage de voir que les démons qui nous habitent, nous racontent des histoires trop fantastiques pour être vraies: ces parties d’ombres en nous qui veulent le changement hier et qui voient la défaite partout. Et, en plus, nous jugent inadéquat, si nous n’y arrivons pas du premier coup. Ces parties de nous qui refusent l’inconfort, la résilience et qui disent que c’est une perte de temps d’essayer encore une fois. Qui refusent de croire que oui, après la pluie, il y a le beau temps. Qui nous répètent sans cesse: « T’es nulle. Tu n’y arriveras jamais. T’es un cas désespéré. T’as un problème. Laisse tomber…»

Les erreurs: une opportunité de grandir
Ça prend du courage d’être un optimiste inlassable et de lâcher prise du perfectionnisme. D’oser essayer encore.
De se dire que nous apprenons par essais et erreurs. Que nous avons, à travers nos erreurs, une excellente occasion d’apprendre un peu plus sur nous et sur la vie.
De nous poser la question : « Qu’est-ce que j’ai appris à propos de moi et à propos de la vie, à travers cette expérience? Qu’est-ce que je peux faire différemment? » Et d’admettre : « Ben, j’ai appris que j’ai peur de ne pas réussir. Et que j’aspire à faire confiance à la vie. »

Ça prend du courage pour lâcher prise et écouter cette petite voix de l’intuition.

Ça prend du courage de mettre en doute ce que notre vieux disque en nous, répète en boucle depuis notre petite enfance: « Le monde est dangereux. Attache ta tuque et mords avant qu’on ne te morde. Sinon tu ne survivras jamais. JAMAIS. »

La plupart de nous vivons des expériences quotidiennes qui renforcent cette croyance (bien ancrée en nous) et nous gardent dans un état de défense et de protection si chasse-gardé que nous en venons même à se mordre violemment soi, ainsi que nos êtres les plus chers. Nous n’aimons pas ces réflexes et la petite voix nous répète qu’il y a d’autres façons de s’y prendre plus bienveillantes. Mais comment????? Comment me protéger ET aimer pleinement? Comment être bienveillant ET réaliste?????
Quels modèles avons-nous autour de nous pour nous redonner espoir et nous aider à voir la vie autrement, à part les films feel good américains??
Si peu….

Nous ne sommes pas nos émotions
Ça prend du courage pour s’accepter pleinement. Même ces parties d’ombre à l’intérieur de nous que nous mettons sous le tapis en espérant qu’elles y resteront bien sages (pfffff!). Et qui finissent par tourbillonner dans les airs à chaque fois qu’il y a un peu de mouvement autour de nous (ce qui arrive assez souvent lorsque nous sommes parents).

Ça prend aussi du courage de croire en soi et de faire confiance à la vie.
De croire qu’il y a de l’espoir.

De croire que nous ne sommes pas nos émotions. Nous ne sommes pas colériques. Nous ne sommes pas stressés.

Nous ne sommes PAS nos émotions.

Nous sommes habités par des émotions qui, à chaque seconde, oui, oui, passent.

Mieux que ça, si nous prenons soin de notre vie émotionnelle, nous arrivons même à les surmonter et à s’en détacher. Et à grandir.
Oui.

Une mère qui ressent du stress en ce moment peut faire confiance que oui, un jour, elle vivra plus de zenitude.

Une mère qui ressent de la colère en ce moment peut faire confiance qu’elle saura la surmonter plus tard.

Les émotions ne nous définissent pas.

Faire confiance que nous pouvons
Ça prend du courage de faire confiance que nous pouvons grandir.
Ça prend aussi du courage de prendre les moyens POUR grandir.
De s’engager à devenir plus conscient et à faire de véritables pas concrets et réalistes vers notre bonheur.

De surmonter notre réactivité.

D’accueillir nos émotions avec détachement – sans être aspiré par le vortex de l’émotivité et du désespoir.

De changer nos bonnes vieilles habitudes si connues, si habituelles, si confortables , si accessibles et… si destructrices.

S’aimer pleinement
Ça prend du courage d’apprendre à s’aimer.
De penser à notre bien-être, sans culpabiliser. Sans se croire égoïste.

De faire la distinction entre nos désirs et nos véritables besoins. De sonder notre cœur pour voir ce qui brûle en nous, sans imaginer créer des feux de forêts parce que nous nous donnons la permission de nourrir notre feu sacré. De considérer les autres ET soi. D’accepter de faire des erreurs. D’accepter de ne pas plaire à tous. De vivre du regret, sans se taper sur la tête.

De s’aimer entièrement: ombre et lumière.

Ça prend du courage d’apprendre à aimer les autres.
D’accepter de ne pas avoir le dernier mot. De prioriser les relations plutôt que d’avoir raison. D’apprendre à parler avec respect, sans être d’accord avec tous les autres. De dire sa vérité dans la non-violence et dans l’ouverture. De préserver ce qui nous est le plus cher sans polariser, sans juger, ni critiquer les autres.

Ça prend du courage et de la détermination de croire que, oui, c’est possible.
Oui, nous le voulons.
Et, oui, nous le pouvons.

:)

(Cet article a été écrit dans le cadre de la journée de la non-violence)

© Mitsiko Miller, 2013. Toute œuvre originale jouit de la protection d’un droit d’auteur. Veuillez me demander la permission avant de reproduire une partie ou la totalité de cet article.

Mitsiko Miller est coach et mère parfaitement imparfaite de deux maîtres zen. Avec Projet famille en harmonie, elle accompagne adultes et enfants pour les aider à vivre leur harmonie. Suivez son blogue.

Baume pour le coeur, Communication bienveillante, Parentalité positive et éducation bienveillante

La lettre qui change une vie

meadpar Mitsiko Miller, cpc

En faisant le ménage de mes papiers importants, j’ai retrouvé une lettre auréolée de douces larmes. Je me souviens du jour où je l’ai reçue. J’avais le cœur gros et j’ai croisé une mère du quartier.

J’avais fait le choix de rester à la maison pour suivre notre rythme jusqu’à ce que nous soyons prêts à passer à une nouvelle étape. NOTRE rythme unique.

Ceci était le choix qui marchait pour NOTRE famille. Et il n’était pas très commun.

Je me sentais très isolée. Et je souffrais de me sentir incomprise. À ce moment-là, les « fameuses questions qui tuent » rajoutaient à la lourdeur de mon cœur. J’étais mère d’un bambin et je n’avais pas encore acquis l’équanimité, le recul et les aptitudes de communication que j’ai maintenant. Je m’effondrais intérieurement à chaque question qu’on me posait, que je vivais comme une critique de ma personne. Je restais souvent dans un mutisme malsain pendant que je jacassais intérieurement.

LES QUESTIONS QUI TUENT

-question : Il est malade? C’est pour ça que ton enfant est avec toi?

– Silence et je roule les yeux intérieurement. J’ai bien dit in-té-rieu-re-ment!

-question : Tu ne serais pas un peu mère poule, par hasard?

-Silence et réponse intérieure : « Poc! poc! Poc! Oui, oui!  »

-question : Quoi????????? Il est encore allaité????????????? Oh, mon DIEU!!! Mais, c’est presque un adulte!!!!!!!!!!!

-Silence et réponse intérieure : Ben oui!!!!!!!! Et il sera allaité jusqu’à ce qu’il passe d’un type de couches à l’autre!!! Tu sais, celles pour les vieux?

Ça faisait un peu du bien de ventiler intérieurement. Mais entre vous et moi, c’était plutôt inefficace à long terme car ce sentiment de désespoir resurgissait quotidiennement.

Puis.

J’ai reçu la lettre de cette mère en question (qui est devenue une très chère amie, vous le devinez).

Cette lettre.

Je l’ai relu 20 fois en pleurant de gratitude.

J’étais enfin comprise, et en plus, je recevais de la reconnaissance! Avec ces mots d’encouragement, j’ai pu lâcher prise de mon souhait d’être vue et reconnue par plusieurs. Et je me suis donnée la permission d’être en paix avec moi-même et avec mes choix. Je les acceptais et j’acceptais que tous ne soient pas d’accord. Plus rien ne pouvait m’atteindre maintenant (ou presque…)

J’avais enfin trouvé ma paix intérieure.

Cette lettre, la voici…

*******

Ma chère Mitsiko,

Je te remercie pour les beaux mots d’encouragement que tu as eu pour moi. Nous passons toutes par des périodes plus noires de temps à autre, peu importe les choix que nous faisons. Alors, d’entendre une autre mère dire qu’elle apprécie l’exemple que je donne, me comble.

Je comprends ce que tu vis. Tu n’es pas seule. Je n’ai pas eu le temps de te le dire tantôt: moi aussi j’ai pensé à fort à toi, récemment. J’ai pensé à la fois où on s’est salué rapidement sur la rue et que j’ai remarqué comment Henri avait grandi. Je me suis dit : « qu’il s’épanouit. »

Tu as écouté ton cœur et ce qu’il te dictait de faire. La pression sociale sera toujours là, mais sois sûre que tu fais le « bon » choix pour toi. Ça vaut tellement la peine.

Aucune femme n’est morte en disant qu’elle aurait dû passer moins de temps avec ses enfants. L’amour, c’est toujours la bonne voie. Elle est éternelle et est la chose qui a le plus de valeur au monde.

Ton amie X

********

(J’ai un peu modifié cette lettre parce qu’il y avait des détails plus personnels. :)

(Je suis reconnaissante d’avoir plusieurs « fées » comme mon amie X dans ma vie. Elles me nourrissent et m’inspirent.  Elles contribuent à mettre de la magie dans ma vie.)

Comment vous sentiriez-vous si vous receviez une lettre d’encouragement comme celle-ci? Quel impact aurait-elle sur votre vie? En sachant son impact sur les autres, prendriez-vous le temps d’en rédiger une pour une voisine ou une amie?

Mitsiko Miller est coach et mère parfaitement imparfaite de deux maîtres zen. Avec Projet famille en harmonie, elle accompagne adultes et enfants pour vivre leur harmonie. Suivez son blogue.

Baume pour le coeur, Communication bienveillante, Parentalité positive et éducation bienveillante

Ne sous-estimez pas votre influence

par Mitsiko Miller, cpc

MLKDurant une de mes nombreuses promenades sur la montagne près de chez moi, j’ai été témoin d’un acte de bienveillance absolument attendrissant qui, malgré les années qui passent, demeure totalement vivant en moi, comme si c’était hier.

Lorsque j’y pense, j’aurais tant aimé l’observer avant que mes enfants ne naissent pour m’épargner de longues heures de réflexions et de lectures à savoir comment exprimer de la bienveillance avec mon enfant en crise….

Je marchais lorsque j’ai entendu un enfant hurler. En me rapprochant, j’ai vu une petite fille de 4 ans se jeter sur l’herbe selon une série de mouvements que j’ai maintes fois constatée chez plusieurs jeunes enfants- celle d’une enfant si fatiguée, si sur-stimulée qu’elle se désorganisait à vue d’œil : les lamentations, les larmes, les cris, les coups, bref, la crise du happy hour que je remarque souvent entre 15h30 et 18h00.
Cette mère a tout simplement pris sa petite dans ses bras en l’enveloppant d’amour et tenant ses petites mains avec tendresse jusqu’à ce qu’elle se calme.

Si simple.
Si puissant.
Si inspirant.

Je suis nourrie d’espoir pour l’humanité et pour les générations à venir. Imaginez un moment que vous ayez autour de vous une myriade d’exemples de parents qui répondent avec bienveillance, tendresse et empathie à leurs enfants et aux membres de leur communauté?

Quelle inspiration et quel modèle ils offriraient aux autres parents et aux enfants de ce monde? Je suis certaine qu’il y aurait une normalisation de la bienveillance éducative et peut-être même qu’une génération d’enfants élevés dans la bienveillance n’auraient pas à se remettre de leur enfance, pourraient investir leur énergie à créer du changement social profondément durable.

Imaginez….
Imaginez voir quotidiennement des parents répondre à un enfant « capricieux » avec de l’empathie, offrir un câlin rassurant à un enfant en crise, faire un clin d’œil approbateur à un enfant grimpant dans un arbre, faire une grimace espiègle à un enfant nous tirant la langue. Bref, prendre le temps de reconnaître les besoins derrière les comportements: amour, exploration, respect, jeu, joie, confiance…

Imaginez l’impact sur notre société?

Et je me suis dit qu’être témoin d’un acte de bienveillance ou d’éducation positive aussi petit soit-il, nous influence et nous donne la permission de faire autrement. Et plus nous en serons témoins, plus nous oserons.

Offrons le modèle de bienveillance envers les enfants, et aussi, envers les personnes qui nous critiquent.

Il n’y a rien de plus puissant et désarmant que de répondre de manière férocement non-violente à une critique et aux attaques: avec non-réactivité, empathie, authenticité, persistance, conviction et joie. (La communication NonViolente m’a permise de développer mon muscle empathique et de rester dans le dialogue collaboratif dans les situations les plus difficiles et tendues. Je la recommande à tous).

Bien sûr, il y a beaucoup de travail à faire pour normaliser la bienveillance éducative et nous avons à œuvrer à plusieurs niveaux: individuel, familial, communautaire, gouvernemental et planétaire.

Cela dit, comme précise Gandhi : «Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde». Soyons la bienveillance. Soyons bienveillant envers nous-mêmes, les enfants et les autres.

© Mitsiko Miller, 2013. Toute œuvre originale jouit de la protection d’un droit d’auteur. Veuillez me demander la permission avant de reproduire une partie ou la totalité de cet article.

Mitsiko Miller est coach et mère parfaitement imparfaite de deux maîtres zen. Avec Projet famille en harmonie, elle accompagne adultes et enfants à vivre leur harmonie. Suivez son blogue.