Communication bienveillante, Non-violence, Parentalité positive et éducation bienveillante

Lâcher prise Vs laisser aller

par Mitsiko Miller, cpc

Pouvoir avecJe parle souvent de «lâcher prise» durant mes ateliers. Et souvent, les participants n’ont pas la même définition que moi: il est effectivement commun de confondre « lâcher prise » avec « laisser aller ». Ce sont pourtant deux gestes totalement différents.
Laisser aller suppose, selon moi, que nous tenons les besoins de nos enfants AU DÉTRIMENT des nôtres, en baissant les bras, dans l’impuissance et le déséquilibre. C’est le pouvoir SOUS. C’est dire avec une teinte de ressentiment : « C’est comme ça », « C’est une phase », « Je n’ai pas le choix… », ou « Je n’y peux rien… »

Lâcher prise est un acte de bravoure, de confiance et de force intérieure : celui de reconnaître que nous sommes importants ET que nous ne pouvons pas avoir le contrôle sur toutes les situations. C’est selon moi, le geste d’accepter ce que l’on ne peut changer. Et de changer ce qui est en notre pouvoir de faire.

Ainsi, nous restons dans le pouvoir AVEC où nos besoins AINSI que ceux de nos enfants sont considérés, sans attentes irréalistes, selon des stratégies qui tiennent compte de nos besoins ET ceux de nos enfants, dans la flexibilité et le choix.

Car même dans les situations les plus ardues, nous avons le choix. Nous avons le choix de changer de perspective, d’accepter ce qui est, sans s’écraser ET sans écraser l’autre.

Lâcher prise
Lâcher prise, ce n’est pas se montrer indifférent, mais simplement admettre que l’on ne peut agir à la place de quelqu’un d’autre.
Lâcher prise, ce n’est pas couper les liens, mais prendre conscience que l’on ne peut contrôler autrui.
Lâcher prise, ce n’est pas être passif, mais au contraire chercher principalement à tirer une leçon des conséquences inhérentes à un événement.
Lâcher prise, c’est reconnaître son impuissance, au sens où l’on admet que le résultat final n’est pas toujours entre nos mains.
Lâcher prise, c’est ne plus blâmer ou vouloir changer autrui et, au lieu de cela, choisir de consacrer son temps à donner le meilleur de soi-même.
Lâcher prise, ce n’est pas prendre soin des autres en faisant preuve d’une totale abnégation, mais se sentir concerné par eux.
Lâcher prise, c’est ne pas « assister », mais encourager.
Lâcher prise, c’est ne pas juger, et accorder à autrui le droit d’être humain, c’est à dire lui accorder le droit à l’erreur.
Lâcher prise, c’est ne pas s’occuper de tout ce qui arrive, et laisser les autres gérer leur propre destin.
Lâcher prise, c’est ne pas materner les autres, et leur permettre d’affronter la réalité.
Lâcher prise, ce n’est pas rejeter, c’est au contraire accepter.
Lâcher prise, c’est ne pas harceler, reprocher, sermonner ou gronder, et tenter de déceler ses propres faiblesses et de s’en défaire.
Lâcher prise, c’est ne pas adapter les choses à ses propres désirs, et prendre chaque jour comme il vient et l’apprécier.
Lâcher prise, c’est ne pas critiquer ou corriger autrui, mais s’efforcer de devenir ce que l’on rêve de devenir.
Lâcher prise, c’est ne pas regretter le passé, et vivre et grandir dans le présent pour l’avenir.
Lâcher prise, c’est craindre moins et aimer davantage.
Auteur inconnu

© Mitsiko Miller, 2014. Toute œuvre originale jouit de la protection d’un droit d’auteur. Veuillez me demander la permission avant de reproduire une partie ou la totalité de cet article.

Mitsiko Miller est coach et mère parfaitement imparfaite de deux maîtres zen. Avec Projet famille en harmonie, elle accompagne adultes et enfants à vivre leur harmonie. Suivez son blogue.

Citations inspirantes, Communication bienveillante, Parentalité positive et éducation bienveillante

Il FAUT que ça fasse mal… Vraiment?

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par Mitsiko Miller, cpc

Il y a un script profondément ancré dans notre société que nous entendons partout: pour apprendre, IL FAUT que ça fasse mal. Autres déclinaisons sur le même thème: no pain, no gain. La vie est douloureuse. La vie est souffrance. Si tu vis du bonheur, forcément il faut s’attendre, tôt ou tard, à recevoir une belle tarte de me_de. Le bonheur ne dure pas. Mieux vaut s’habituer à souffrir le plus rapidement possible, sinon on ne survivra jamais….

Est-ce vraiment vrai?

Ce sont des croyances.

Une autre croyance incroyablement coriace: IL FAUT utiliser la force punitive, pousser, imposer, forcer et IL FAUT contrôler les enfants (et… les employés, les citoyens, nos partenaires, les animaux, etc..) pour qu’ils collaborent car les êtres vivants ne sont qu’une bande d’égoïstes sans cœur.

Vraiment?

Ces croyances sont les plus grandes embûches à l’éducation bienveillante qui nous empêchent d’avoir une approche restauratrice et collaborative.

En vérité, la force, les menaces ou les ordres jappés sur nos enfants ou nos partenaires n’apporteront que du changement passager, issu de la culpabilité, de la peur de la punition ou de la peur de ne pas être aimé.

Ce qui motive vraiment les individus à collaborer, c’est d’avoir confiance qu’ils sont importants, que leurs besoins seront considérés : alors, ils sortent de leur coquille protectrice, ont l’espace pour sonder leur cœur, les valeurs qui motivent leurs actions pour réfléchir à comment ces gestes contribuent de manière significative au bien-être de tous.

Cette coopération se développe dans la relation avec la confiance, le respect, l’espace pour accueillir et en entretenant une intention de POUVOIR AVEC, dont parle la CNV: l’empathie, le non-jugement, la recherche du sens et des besoins communs pour trouver des stratégies qui marchent pour tous.

Aujourd’hui, je vous invite à vous poser la question suivante : ai-je des croyances qui m’empêchent d’ouvrir mon cœur et de faire confiance?

Mitsiko Miller est coach et mère parfaitement imparfaite de deux maîtres zen de 9 et 11 ans. Avec Projet famille en harmonie, elle accompagne adultes et enfants pour les aider à vivre leur harmonie. Suivez son blogue.