Communication bienveillante, Non-violence

Gratitude à Marshall

Capture d’écran 2015-02-10 à 19.31.49Le père de la Communication NonViolente nous a quitté ce samedi 7 février 2015, dans la paix et entouré de tous ses enfants.

Un long moment de silence.

Merci, Marshall. Découvrir son processus a été une révélation pour moi, permettant une transformation et une guérison profondes et durables. La CNV a complètement changé ma vie: comment nous rendre la vie profondément merveilleuse? Comment s’accepter totalement? Comment transformer la honte, la culpabilité, la colère? Comment sortir des cycles de la violence, aussi subtils soient-ils? Comment rendre ce monde meilleur?

Merci de tout coeur,

Mitsiko

Mitsiko Miller est coach et mère parfaitement imparfaite de deux maîtres zen. Avec Projet famille en harmonie, elle accompagne adultes et enfants pour les aider à vivre leur harmonie. Suivez son blogue.

Baume pour le coeur, Citations inspirantes, Communication bienveillante, Non-violence, Parentalité positive et éducation bienveillante

Supplique d’un enfant aux adultes

salomé2Voici un texte de Salomé, emprunt d’une simplicité, d’une vérité désarmante exprime l’urgence que nous avons d’accompagner nos enfants, corps, coeur et âme. Ils sont les leaders de demain: modelons, à petits pas et selon notre rythme, le respect, l’amour et la compassion pour soi et les autres pour un mieux-être individuel et collectif.  – Mitsiko Miller

Supplique d’un enfant aux adultes

Apprenez-nous l’enthousiasme.
Enseignez-nous l’étonnement de découvrir.
N’apportez pas seulement vos réponses.
Réveillez nos questions.
Accueillez surtout nos interrogations.
Appelez-nous à respecter la vie.

Apprenez-nous à échanger, à partager, à dialoguer.
Enseignez-nous les possibles de la mise en commun.
N’apportez pas seulement votre savoir.
Réveillez notre faim d’être.
Accueillez nos contradictions et nos tâtonnements.
Appelez-nous à agrandir la Vie.

Apprenez-nous le meilleur de nous-mêmes.
Enseignez-nous à regarder, à explorer, à toucher l’indicible.
N’apportez pas seulement votre savoir-faire.
Réveillez en nous le goût de l’engagement, des responsabilités.
Accueillez notre créativité pour baliser notre devenir.
Appelez-nous à enrichir la Vie.

Apprenez-nous la rencontre avec le monde.
Enseignez-nous à entendre au-delà des apparences.
N’apportez pas seulement de la cohérence et des bribes de vérités.
Éveillez en nous la quête du sens.
Accueillez nos errances et nos maladresses.
Appelez-nous à entrer dans une Vie plus ardente.

Devenez plus fiables.
En prenant au sérieux nos rêves.
Ne posez pas d’obstacles
Aidez-nous à les dépasser.
C’est une urgence vitale…

Texte de Jacques Salomé

Mitsiko Miller est coach et mère parfaitement imparfaite de deux maîtres zen. Avec Projet famille en harmonie, elle accompagne adultes et enfants à vivre leur harmonie. Suivez son blogue.

Communication bienveillante, Non-violence, Parentalité positive et éducation bienveillante

Vers une culture de paix: le manifeste 2000

Mere_Teresapar Mitsiko Miller, cpc

Voilà déjà 14 ans que de grandes âmes et prix Nobel de la paix, comme le Dalaï Lama, Desmond Tutu et Elie Wiesel, se sont rassemblés pour rédiger le Manifeste pour une culture de paix.

Comme eux, je crois fermement qu’offrir un environnement favorisant la coopération, le partage et le respect, se fait lorsqu’il y a engagement et prise de responsabilité de la part de tous – parents, enfants, enseignants, professionnels, voisins, grands-parents, communauté, industries, organismes, collectifs, pays – pour y parvenir.  Comment créer un environnement favorable à la coopération et au respect? Voilà une question fondamentale que je me pose à chaque seconde de ma vie!

Le Manifeste 2000 pour une culture de la paix et de la non-violence de l’Unesco

Parce que l’an 2000 doit être un nouveau départ, l’occasion de transformer – ensemble – la culture de la guerre et de la violence en une culture de la paix et de la non-violence.

Parce que pareille transformation exige la participation de chacune et de chacun, et doit offrir aux jeunes et aux générations futures des valeurs qui les aident à façonner un monde plus juste, plus solidaire, plus libre, digne et harmonieux et plus prospère pour tous.

Parce que la culture de la paix rend possible le développement durable, la protection de l’environnement et l’épanouissement de chacun.

Parce que je suis conscient de ma part de responsabilité face à l’avenir de l’humanité, et en particulier des enfants d’aujourd’hui et de demain.

Je prends l’engagement dans ma vie quotidienne, ma famille, mon travail, ma communauté, mon pays et ma région de:

Respecter
respecter la vie et la dignité de chaque être humain sans discrimination ni préjugé;

Rejeter
pratiquer la non-violence active, en rejetant la violence sous toutes ses formes: physique, sexuelle, psychologique, économique et sociale, en particulier envers les plus démunis et les plus vulnérables tels les enfants et les adolescents;

Libérer
partager mon temps et mes ressources matérielles en cultivant la générosité, afin de mettre fin à l’exclusion, à l’injustice et à l’oppression politique et économique ;

Écouter
défendre la liberté d’expression et la diversité culturelle en privilégiant toujours l’écoute et le dialogue sans céder au fanatisme, à la médisance et au rejet d’autrui;

Préserver
promouvoir une consommation responsable et un mode de développement qui tiennent compte de l’importance de toutes les formes de vie et préservent l’équilibre des ressources naturelles de la planète;

Réinventer
contribuer au développement de ma communauté, avec la pleine participation des femmes et dans le respect des principes démocratiques, afin de créer, ensemble, de nouvelles formes de solidarité.

Miller est coach et mère parfaitement imparfaite de deux maîtres zen. Avec Projet famille en harmonie, elle accompagne adultes et enfants pour les aider à vivre leur harmonie. Suivez son blogue.

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Communication bienveillante, Non-violence, Parentalité positive et éducation bienveillante

Lâcher prise Vs laisser aller

par Mitsiko Miller, cpc

Pouvoir avecJe parle souvent de «lâcher prise» durant mes ateliers. Et souvent, les participants n’ont pas la même définition que moi: il est effectivement commun de confondre « lâcher prise » avec « laisser aller ». Ce sont pourtant deux gestes totalement différents.
Laisser aller suppose, selon moi, que nous tenons les besoins de nos enfants AU DÉTRIMENT des nôtres, en baissant les bras, dans l’impuissance et le déséquilibre. C’est le pouvoir SOUS. C’est dire avec une teinte de ressentiment : « C’est comme ça », « C’est une phase », « Je n’ai pas le choix… », ou « Je n’y peux rien… »

Lâcher prise est un acte de bravoure, de confiance et de force intérieure : celui de reconnaître que nous sommes importants ET que nous ne pouvons pas avoir le contrôle sur toutes les situations. C’est selon moi, le geste d’accepter ce que l’on ne peut changer. Et de changer ce qui est en notre pouvoir de faire.

Ainsi, nous restons dans le pouvoir AVEC où nos besoins AINSI que ceux de nos enfants sont considérés, sans attentes irréalistes, selon des stratégies qui tiennent compte de nos besoins ET ceux de nos enfants, dans la flexibilité et le choix.

Car même dans les situations les plus ardues, nous avons le choix. Nous avons le choix de changer de perspective, d’accepter ce qui est, sans s’écraser ET sans écraser l’autre.

Lâcher prise
Lâcher prise, ce n’est pas se montrer indifférent, mais simplement admettre que l’on ne peut agir à la place de quelqu’un d’autre.
Lâcher prise, ce n’est pas couper les liens, mais prendre conscience que l’on ne peut contrôler autrui.
Lâcher prise, ce n’est pas être passif, mais au contraire chercher principalement à tirer une leçon des conséquences inhérentes à un événement.
Lâcher prise, c’est reconnaître son impuissance, au sens où l’on admet que le résultat final n’est pas toujours entre nos mains.
Lâcher prise, c’est ne plus blâmer ou vouloir changer autrui et, au lieu de cela, choisir de consacrer son temps à donner le meilleur de soi-même.
Lâcher prise, ce n’est pas prendre soin des autres en faisant preuve d’une totale abnégation, mais se sentir concerné par eux.
Lâcher prise, c’est ne pas « assister », mais encourager.
Lâcher prise, c’est ne pas juger, et accorder à autrui le droit d’être humain, c’est à dire lui accorder le droit à l’erreur.
Lâcher prise, c’est ne pas s’occuper de tout ce qui arrive, et laisser les autres gérer leur propre destin.
Lâcher prise, c’est ne pas materner les autres, et leur permettre d’affronter la réalité.
Lâcher prise, ce n’est pas rejeter, c’est au contraire accepter.
Lâcher prise, c’est ne pas harceler, reprocher, sermonner ou gronder, et tenter de déceler ses propres faiblesses et de s’en défaire.
Lâcher prise, c’est ne pas adapter les choses à ses propres désirs, et prendre chaque jour comme il vient et l’apprécier.
Lâcher prise, c’est ne pas critiquer ou corriger autrui, mais s’efforcer de devenir ce que l’on rêve de devenir.
Lâcher prise, c’est ne pas regretter le passé, et vivre et grandir dans le présent pour l’avenir.
Lâcher prise, c’est craindre moins et aimer davantage.
Auteur inconnu

© Mitsiko Miller, 2014. Toute œuvre originale jouit de la protection d’un droit d’auteur. Veuillez me demander la permission avant de reproduire une partie ou la totalité de cet article.

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