Le mythe du sommeil solitaire: une vision occidentale du sommeil des bébés

arnallPar Mitsiko Miller

« Faire ses nuits » est devenu un incontournable must dans la parentalité occidentale, qui frôle l’obsession. Dans la société postmoderne dans laquelle nous vivons, le « travail à temps plein » est souvent la seule option proposée par les employeurs pour les parents, l’économie actuelle étant basée sur l’entrée de deux revenus pour couvrir les frais de base (maison, voiture, nourriture).

La réalité financière, sociale et économique impose un rythme soutenu aux parents qui se disent « essoufflés » : après une journée de travail occupée et stressante, la plupart des familles ne peuvent compter sur une grand-mère ou un autre membre de la famille (à part s’ils ont les moyens de se payer de l’aide) pour les appuyer : ils commencent donc un autre emploi à temps plein, après le travail rémunéré, celui de préparer les repas, de gérer la maison et de s’occuper des enfants.

Joindre les deux bouts : la réalité économique
La plupart de ces parents vivent une situation des plus stressantes et n’arrivent pas à maintenir le cap: il n’est pas surprenant qu’ils réclament un lieu calme et sans stimuli, et surtout, un sommeil réparateur! Ceci explique sans doute la popularité de l’entraînement au sommeil (avant le retour au travail, suite à un congé parental), de même que l’usage courant d’approches de discipline plus autocratiques (limites et règles rigides et punitions), pour permettre aux parents de vivre un peu de répit dans leur quotidien turbulent.
La réalité économique et financière est partagée par bien des parents dans le reste du monde, même au tiers monde, qui se courbent également l’échine pour joindre les deux bouts. L’approche autocratique n’est également pas limitée à l’Occident: les violences ordinaires faites aux enfants, existent dans tous les pays, sous différentes formes. Pourtant, comment expliquer que ce n’est qu’en Occident que dormir seul, dès un très jeune âge, a pris une importance capitale, alors que dans la plupart du globe, il est totalement impensable de laisser un petit enfant seul, la nuit?

L’Occident, et plus particulièrement les États-Unis est obsédé par l’autonomie précoce.

Sommeil solitaire: une croyance culturelle?
Christine Gross-Loh, auteur américaine ayant vécu au Japon, avance une opinion: et si l’obsession du sommeil solitaire était culturelle? Selon Gross-Loh, l’Occident, et plus particulièrement les États-Unis est obsédé par l’autonomie précoce. Elle raconte que le sommeil partagé était commun jusqu’au tournant du 19e siècle (note de Mitsiko: est-ce un hasard que ça coïncide avec l’industrialisation, l’exode et l’éclatement de la famille multi-générationnelle et… la venue de longues heures de travail?) et tout a changé lorsque l’on s’est mis à associer « sommeil seul » avec progrès: la montée de l’influence scientifique a permis aux médecins de gagner en expertise et en crédibilité.

Alors qu’avant le 19e siècle, peu de personnes se préoccupaient de la cause des enfants, tout d’un coup, le monde scientifique publie des recherches et des livres proposant des méthodes pour améliorer l’hygiène des enfants (c’est compréhensible si nous nous rappelons le taux de mortalité infantile, qui existait dû à un manque d’éducation à l’hygiène, à l’époque).

Une nouvelle religion: la science?
Bien qu’elle y fait référence, l’auteure de Parenting Beyond Borders ne mentionne pas l’immense influence du médecin behavioriste de John B. Watson sur l’éducation des enfants, aux États-Unis et ailleurs. Je souhaite prendre un moment pour le souligner, car il explique également la forte propension en Occident à favoriser l’entraînement au sommeil, puis à la propreté et enfin, à l’apprentissage, qui est si commune et encore prise pour acquis, aujourd’hui.

Watson affirmait que les enfants doivent être entraînés à devenir autonomes pour ne pas prendre de mauvais plis. Il voyait l’urgence de ne pas manifester d’amour et de chaleur aux enfants (selon moi, ce postulat est basé sur le principe que l’amour rend « faible » : ce serait donc un grand risque que de leur offrir réconfort et empathie!), pour éviter qu’ils deviennent mésadaptés et inaptes à fonctionner en société. De là est venue l’idée d’éviter de gâter les enfants, de peur qu’ils prennent de mauvaises habitudes – une croyance si ancrée aujourd’hui qu’il est encore populaire d’entendre des conseils basées sur cette peur.

En visite aux États-Unis, une famille japonaise était choquée de voir que les enfants avaient leur propre chambre et dormaient en solitaire. Ils croyaient également que le moniteur bébé, si commun dans les maisonnées occidentales, servait à créer des bruits de fond pour que le bébé puisse entendre ses parents et ne ressentir la séparation.

Bien qu’il serait absurde pour les parents d’aujourd’hui, de refuser d’exprimer de l’amour à un enfant, demeure le fait que la science est une devenue une référence importante pour les Occidentaux. Parfois, les discours alarmistes engendrent un stress énorme sur les parents, qui ne souhaitent que donner le meilleur à leurs enfants (pensons à la panique générale générée durant la crise de l’H1N1, au Québec). Combien de parents vivent de l’angoisse pour les siestes, les heures de sommeil, une saine alimentation, de peur que leurs enfants ne soient en « santé physique »?

Suis-je en train de dire que la science est inutile? Non. Cela dit, j’ai à cœur que toutes personnes fassent des choix éclairés et approfondissent leurs recherches avant de prendre pour acquis que la science a réponse à tout: derrière une théorie (surtout en sciences humaines), il y a un postulat basé sur une croyance qui… cherche à être prouvée selon une démarche scientifique.

Le cododo au Japon
Revenons au livre de Gross-Loh: cette journaliste, qui a vécu plusieurs années au Japon où le cododo est la norme, a constaté que les Japonais étaient horrifiés d’apprendre les coutumes occidentales reliés au sommeil. Ils prennent pour acquis que tous les parents dorment avec leur bébé à travers le globe, au même titre que les Occidentaux prennent pour acquis que tous les parents du monde « aident » leur bébé à dormir seul, la nuit. Elle fait remarquer que les Japonais ne stressent pas avec le temps des siestes, ni la nuit, et ont du mal à comprendre l’obsession qu’ont les occidentaux avec la santé et la sécurité extrêmes des enfants. L’auteur rapporte une histoire vécue: en visite aux États-Unis, une famille japonaise était choquée de voir que les enfants avaient leur propre chambre et dormaient en solitaire. Ils croyaient également que le moniteur bébé, si commun dans les maisonnées occidentales, servait à créer des bruits de fond pour que le bébé puisse entendre ses parents et ne ressentir la séparation. :)

La santé et la sécurité physiques, une obsession?
Elle spécule que cet écart s’explique par les divergences de croyances culturelles: l’Occident adopte un mode de vie individualiste qui se traduit par une éducation qui mise sur l’autonomie et l’indépendance, et la valorisation par l’épanouissement individuel du soi, alors que le reste du globe encouragent davantage des valeurs enracinées dans l’interdépendance.

Les propos de Gross-Loh me touchent particulièrement parce qu’ils mettent en perspective ce que nous prenons pour acquis: nos croyances culturelles. J’ai eu le bonheur d’être élevée dans une famille multiculturelle, par une mère d’origine japonaise. J’ai eu la joie d’être portée dans un onbuhimo (porte-bébé), de dormir à côté de mes parents et d’être valorisée pour ma sensibilité, qui était perçue comme une force et un don.

Lorsque mes enfants tardaient à faire « leur nuit », les propos de ma mère étaient rassurants: « Mitsiko, ton frère a fait ses nuits très tard. Et toi, tu vivais beaucoup d’anxiété, toute petite. C’était dur pour toi de t’endormir. Tu avais une imagination très fertile et tu avais souvent peur. Nous avons respecté cela. Et vint un temps où tu as été capable. » Vint un temps où j’en fus capable. Vint un temps où mon développement physiologique me permettait de dormir toute une nuit.

Cette discussion riche m’a amené à me poser des questions: sommes-nous conscients des influences culturelles sur notre parentalité? Il y a-t-il, effectivement, comme le note Gross-Loh, une obsession en Occident de la santé et la sécurité physiques des enfants? Les recherches alarmistes sur le cododo et le sommeil sont-elles justifiées? Qu’en est-il de la santé émotionnelle? Est-elle incluse dans les recherches sur le sommeil?
Comment retrouver un équilibre? Comment encourager les parents à réfléchir par eux-mêmes?

Dans mon cas, j’ai décidé d’accepter que mes enfants dormiront toute une nuit lorsqu’ils en seront physiologiquement capables. Parce que ce qui était le plus important pour moi dans cette expérience, c’était de pouvoir dormir! J’ai choisi de lâcher prise de ce que je ne pouvais changer: quand ça arriverait. Et j’ai focalisé mon attention sur ce qui était en mon pouvoir de faire: trouver un moyen de, moi, dormir ET de m’assurer que mes enfants sont en santé ainsi qu’en sécurité physique ET émotionnelle. En pensant de manière créative, notre famille a trouvé une solution respectueuse de tous et qui marchait pour NOUS: pour mon partenaire, moi ET pour nos enfants.

Et vous?

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© Mitsiko Miller, 2014. Toute œuvre originale jouit de la protection d’un droit d’auteur. Veuillez me demander la permission avant de reproduire une partie ou la totalité de cet article.

Mitsiko Miller est coach et mère parfaitement imparfaite de deux maîtres zen.  Avec Projet famille en harmonie, elle accompagne adultes et enfants à vivre leur harmonie. Suivez son blogue.

Références
• Drina Candilis-Huisman, Naître et après? Du bébé à l’enfant, Gallimard. 1997
• Christine Gross-Loh, Parenting Without Borders, Penguin Books, 2013
• Robin Grille, Parenting for a Peaceful World, Longueville Media, 2005
• Carl Honoré, Éloge de la lenteur, Marabout, 2005
• Gilles Lipovetsky, L’ère du vide, Gallimard, 1983
• Didier Lette et Marie-France Morel, Une histoire de l’allaitement, La Martinière
• John B. Watson: article sur Wikipedia.org

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35 thoughts on “Le mythe du sommeil solitaire: une vision occidentale du sommeil des bébés

  1. Bonjour, mon fils depuis qu’il est né à du mal à dormir la journée. je me suis beaucoup stressée avec ce problème. mon mari est japonais donc j’ai une autre vision de l’éducation, de l’allaitement, du portage. j’ai lu beaucoup de documents et j’ai cherché des solutions et pourquoi il n’arrive pas à trouver le sommeil uniquement la journée. je suis touchée par ce que vous dites. et c’est vrai que j’ai ressentit cette pression social et que j’ai caché longtemps le fait que mon fils ne faisait pas la sieste à part si on le portait en écharpe.

  2. Bonsoir,

    Merci pour cet article…
    Celui-ci m’a conforté dans mon vécu actuel.

    Depuis bientôt 14 mois, nous pratiquons le cododo avec notre petit ange. (Pour les siestes et la nuit). ;-)
    Cela nous convient parfaitement mais pas toujours évident de l’avouer ou de l’expliquer à notre entourage.
    On dirait que les gens sont formatés à une vision et une façon de faire. Pour eux, c’est inconcevable ce que nous vivons et je vais en faire un enfant « dépendant »,…

    Souvent j’ai droit à la question suivante : « Et jusqu’à quel âge tu comptes le faire dormir dans ton lit? »
    Comme j’allaite toujours, je ne vous dis pas les réflexions que j’entends également.

    Alors lire un tel article et voir que nous ne sommes pas les seuls dans notre position, réchauffe les coeurs et rebooste le moral.

    Merci beaucoup.

    • Je suis dans le même cas, mon fils à bientôt 13 mois, il dort avec nous et je l’allaite toujours et cela nous convient très bien. Tant pis pour se que penser le reste de la société. « L’important c’est nous et l’équilibre de notre bébé !!! ».

    • Vous ne vous êtes jamais dit qu’il peut y avoir des risques au cododo. Il y a 5 fois plus de risques de morts infantiles avec le cododo. Je travaille à l’urgence d’un centre hospitalier et j’ai personnellement vu plusieurs cas de morts infantiles suite au cododo, donc je vois vraiment pas comment je pourrais approuver cette pratique.

      • Bonsoir,

        Honnêtement, je ne vois pas quels risques je fais prendre à mon enfant…
        Il y a plusieurs façon de faire du cododo!
        Chez nous, c’est son lit collé au nôtre et si il dort avec nous, c’est sans couette ni coussin.
        Il y a des règles à respecter quand on pratique le cododo. ;-)

        Bien à vous et bonne soirée.

      • Plusieurs cas… Vraiment?
        Jaimerais bien voir ou sont compilés « tous ces nombreux cas de votre centre hospitalier » (environ 50 par annee au quebec)
        De plus, certains facteurs de risques comme le tabac par exemple ou une chambre trop chauffée etant beaucoup plus significatif que le cododo dand les recherches les plus recentes…)

  3. Wow, merci. Je ne sais pas comment vous dire que je me sens bien d’avoir lu votre article et que j’ai l’impression d’avoir trouvé quelqu’un qui aurait approuvé nos choix en ce qui concerne le dodo, les siestes, la propreté, le portage, l’allaitement, etc. Merci. :)

  4. Super article! Dommage qu’il en ai pas assez pour que la société voit les choses autrement.
    Ici nous sommes extraterrestres!
    Je partage.

  5. Bonjour !
    Je suis maman de 3 enfants de 6 ans et demi, 5 ans et 17 mois.
    Au moment où j’écris, ma troisième a commencé sa nuit, je la porte sur mon dos ; c’est la qu’elle dort la plupart du temps en journée, et souvent en début de nuit, et ce depuis sa naissance.
    C’est aussi là que mon deuxième a fait ses siestes jusqu’à près de 3 ans…
    Quant à ma fille aînée, la pauvre a essuyé les plâtres, nous l’avons couchée dans sa chambre vers l’âge de 3 mois, j’étais épuisée en journée de me lever la nuit pour l’allaiter, ça me soûlait qu’elle ait besoin de téter à mi-sieste, j’étais désemparée quand, à 22 mois, elle m’appelait en pleurant en pleine nuit dans un demi-sommeil, alors que j’étais en train de donner à téter à mon deuxième alors nouveau-né…

    … c’est à ce moment-là que nous avons installé un matelas pour elle dans notre chambre.
    Et que notre chambre est devenu peu à peu un dortoir, avec plein d’espace près du sol pour dormir à beaucoup sans que personne ne tombe, n’ait besoin de se lever, ne soit dérangé la nuit et fatigué le jour… Bon, parfois le papa allait dormir dans une autre pièce, notamment pendant les rhumes des enfants, qui ronflaient alors aussi fort que leur père :D

    Et puis le temps est passé. Il y a quelques mois, notre grande a commencé à dire qu’elle voudrait avoir une chambre à elle. Je lui ai cousu une parure, elle a dormi 2-3 nuits seule, puis a demandé à revenir près de nous… Cela plusieurs fois.
    Et voilà, cela fait maintenant deux semaines qu’elle dort loin de nous, une nuit elle est encore venue rejoindre son papa (nous faisons souvent chambre à part en période de poussée dentaire de la troisième !), qui l’a accueillie sans problème et je crois qu’elle restera la bienvenue ! Elle a donc 6 ans et 8 mois.
    Et notre fils, 5 ans, dort dans la même chambre que sa soeur environ 3 nuits sur 4.

    Nous sommes très heureux d’avoir appris cette liberté et cette bienveillance, nous sommes très imparfaits, notre fils vient encore parfois se coucher en bas (au salon) mais depuis plusieurs semaines au lieu de s’installer pour dormir il joue bruyamment et met plein de bazar autour de lui, cela m’exaspère, je ne me sens alors pas bienveillante du tout !!! mais nous avons vécu douloureusement la rigidité de nos frères et soeurs vis-à-vis du sommeil de leurs enfants, et apprécions d’autant plus la tendresse, la confiance et la véritable autonomie que nous avons su construire avec nos enfants autour de leur sommeil.

    Notre petite troisième ? Pas la moindre réflexion sur le fait qu’elle ne dorme jamais seule dans un lit ! Pour ça c’est cool que ce soit la troisième ;) nous avons plus d’expérience, nous sommes plus sûrs de nous, et ceux qui peut-être pensaient nous remettre dans le droit chemin par des réflexions sur nos pratiques, ont dû considérer que nous étions définitivement irrécupérables :D

    Hélène, maman de 2 enfants de 6 ans et demi et 5 ans, allaités resp. 5 ans et 3 ans et demi, qui, ça y est, « font leurs nuits » loin de Papa et Maman, et d’une petite fille allaitée de 17 mois que Maman n’est pas du tout prête à laisser s’éloigner, j’assume pleinement ce besoin que j’ai moi aussi de la sentir près de moi !

    • Bonjour Hélène,

      Merci pour ce partage qui inspirera sans doute bien des lecteurs. Vous avez trouvé une solution qui marche pour VOTRE famille ET qui respecte les besoins de tous.

      tendresse

      Mitsiko

    • J’oubliais… Nous avons voyagé en famille à vélo pendant quinze mois, dormant sous la tente. Et là, tout le monde, tout au long de nos deux voyages, a toujours trouvé normal que nos enfants dorment dans la même pièce que nous lorsque nous étions hébergés. Eh bien, ça nous a fait du bien d’avoir « le droit » de dormir ensemble ! :D

      • Merci pour ce partage très inspirant. Finalement, ça ne regarde personne notre organisation lorsque les volets sont fermés ;-)

  6. Je pense que la plupart des fois, ce sont les parents qui ont du mal à s’éloigner de leurs petits.
    Pour ma part, mon compagnon et moi avons suivi le rythme de notre fils. Il a 21 mois, il a commencé à faire ses nuits vers 7 mois. Il a commencé à bien dormir quand nous avons remarqué qu’il était presque dérangé de notre présence. Dès lors, on l’a laissé dormir seul dans sa chambre. Il dort douze, voire treize heures d’affilée par nuit. Il fait aussi une sieste en journée (une heure ou deux heures). Je l’ai allaité pendant treize mois. C’est toujours lui qui, à un certain moment, n’a plus voulu prendre mon sein. Pour moi, ça a été dur de ne plus l’allaiter, mais je l’ai suivi.
    Bref, je ne suis pas arrivée à laisser pleurer mon enfant pour lui apprendre à dormir seul (c’était ce que nous disaient les amis, la famille, etc.), car je trouve cela injuste et je partage le point de vue d’une éducation harmonieuse. Cependant, j’ai essayé (et j’essaie) d’écouter mon enfant. Je pense que chaque enfant est différent et que chaque parent l’est.

  7. Superbe article qui moi aussi me fait me sentir moins seule… Mon fils à 3 ans il reçoit son lit jeudi prochain car papa depuis un moment dors dans le canapé et développe des maux de dos alors on s’est dit qu’on allait essayer, si sa ne marche pas papa dormira dans le lit prévu pour notre fils mais de toute façon tout le monde sera satisfait et pourra dormir confortablement. Depuis bébé je suis certaine de ce que je fais avec conviction!!! cododo allaitement c’était une évidence pour moi et je suis heureuse de voir que d’autres personnes pensent comme moi.

    Merci beaucoup

  8. Ping : Le mythe du sommeil solitaire: une vision occid...

  9. Bonjour,
    Votre article est très juste, je pense qu’on entend toutes dès les premières semaines « alors il fait ses nuits? » Et tous les pseudos conseil « laisses le pleurer », « passes le bib/charges le bib du soir ».
    Mon fils a 2 ans et ne fait pas NOS nuits, il s’endort dans son lit mais vient nous rejoindre vers 2/3h du matin.
    Parfois je sais que j’ai fait le bon choix, moi je dors correctement et je ne suis pas fatiguée la journée et mon fils est rassuré, se sent en sécurité, mais j’ai parfois des moments de doute ou je me demande si je dois apprendre à mon fils a dormir seul toute la nuit.
    Dans ces moments là je suis contente de lire de tels articles qui me confortent dans mon choix de vie et d’éducation.
    Merci pour votre partage :)

  10. Ping : Le mythe du sommeil solitaire: une vision occid...

  11. Ping : Le jour où je me suis fait gronder par le pédiatre (le cododo, c’est mal) | Les vies d'Amélie

  12. Ici on a decide d opter pour le cododo. Ma puce tete toujours la nuit, se reveille 3 fois ou plus et le cododo est ce qui permet a notre famille de fonctionner! Parfois j en parle a l exterieur si je sens les personnes tolerantes et j essaie d expliquer qu ailleurs, au japon, en afrique, on fait autrement.
    Nous avons choisi le cododo, le portage, les lits au sol sans barreau, l allaitement « long » (la miss a un an) et tout ca pour pouvoir vivre heureux malgre nos 2 boulots a temps plein et stressznts

  13. Bonjour,

    Merci pour votre article. Nous dormons avec notre fils de deux ans et souvent je me sens très mal à l’aise de l’avouer… J’ai reçu tellement de commentaires négatifs concernant notre décision ! Je culpabilisais souvent en me demandant si nous faisions la bonne chose… Ça fait du bien de mettre en perspective nos façons de faire occidentales par rapport au reste du monde. Merci !

  14. Ping : LE SOMMEIL DU NOURRISSON | chermininous

  15. Bonjour,

    Merci pour cet article. Il est vrai que nous, parents pratiquant le cododo, passons pour des extra terrestre. J’ai allaité mon aînée la nuit jusqu’à 4 mois et demi. Elle a dormi dans son lit situé dans notre chambre à l’âge de trois mois; à 18 mois environ elle a eu le sommeil très agité (sieste et journée) et est revenue dormir avec nous la nuit. Combien de fois j’ai entendu dire que ce n’était pas bien, qu’il fallait qu’elle retourne dans son lit, dans sa chambre. Mais pourquoi ?! Si elle a besoin d’être avec nous, elle reste avec nous.
    Niveau intimité ? Il y a d’autres endroits que la chambre… Nous avons bien réussi à faire la petite sœur ;-)
    Depuis que sa petite sœur est née il y a deux mois, je l’allaite, nous avons donc réaménagé notre chambre, nous avons démonté notre lit et installé des matelas à même le sol. Les gens ne nous comprennent pas, nous nous sommes dit que pour vivre heureux, vivons caché.
    Nous dormons tous ensemble, tous les 4, mon compagnon mes deux filles de 23 et 2 mois et moi même. C’est vrai que souvent, les nuits sont agitées, il y en a toujours une qui réveille l’autre mais papa aime beaucoup que sa fille s’endorme contre lui et moi j’adore me réveiller au milieu de mes deux filles.
    Merci pour cet article et merci pour tous ces commentaires rassurant.

    • Bravo!!

      Comme vous dites, dans les cas de cododo « longue durée », nous l’avouons a peu de personnes.

      Et pour être heureux, vivons caché!!
      C’est bien dommage…

      Ici bébé de presque 20 mois, toujours allaité matin, soir et nuit.
      Toujours cododo et j’avoue devoir me battre souvent avec mon entourage familiale pour leur expliquer notre mode de vie.

      Mon compagnon me dit d’ignorer mais ce n’est pas toujours facile.

      C’est tellement merveilleux de se réveiller aux côtés de son enfant et de son homme.

      Je vous souhaite encore plein de longues et douces nuits auprès de vos proches.

  16. Mon mari a carrément refusé le berceau la nuit à la sortie de l’hôpital … étant originaire du même pays ça m’a un peu choqué. Ensuite il y a eu un RGO en plus de l’allaitement, la reprise du boulot, ne pas dormir une heure de la nuit…la seule chose qui m’a sauvé de la folie était le co-dodo! j’étais contre cela mais j’ai pas pu faire autrement. Aujurd’hui il a 2 ans, on va essayer de le mettre dans sa chambre car je le sens prêt .. mais s’il doit me rejoindre dans le lit car besoin de moi je l’accepterai sans soucis. Comme quoi y a que les idiots qui ne changent pas d’avis ;-)

  17. On est 4 dans une chambre, mon aîné à son lit, ma fille le siens et nous parents le nôtre, cette pièce est le dortoir de la famille et nous sommes tous heureux ainsi de pouvoir être ensemble la nuit, tout le monde est rassuré les soirs d’orages et pendants les moments de maladie ont peut compter les uns sur les autres tout en restant dans notre cocon. Un choix que nous avons fait en recopiant les tribus vivant dans des espaces de vie très petits.

  18. Bonjour,
    Je ne dirais qu’une chose. MERCI DE TOUT COEUR 💓 pour cet article très touchant et qui nous concerne en ce moment, notre fils de 13 mois « ne faisant toujours pas ses nuits »… Pour ma part j’ai fais comme vous, j’ai relâché face à la pression sociale qui veut qu’un enfant dorme dès ses 3 mois…et les critiques ou remarques me renforcent dans l’accompagnement de notre enfant qui, comme sa grande soeur, sera prêt un jour.

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