Des suggestions pour bien vivre l’école

Crédit photo: Stock Exchange

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par Mitsiko Miller, cpc

J’ai reçu énormément de courriels de parents de jeunes enfants qui ont été très stimulés par le contenu de mon article sur l’éducation. Entendre mon histoire a éveillé bien des peurs et inquiétudes. On me demande ce que l’on peut faire pour éviter la violence entre enfants? Pour bien préparer les enfants à vivre l’école.

Voici quelques suggestions:

Écouter son enfant avec empathie
Écoutez votre enfant avec empathie, pour le soulager. Encouragez les partages avec d’autres enfants ayant vécu la même chose que lui/elle. Leur ressenti est réel. Suivez des formations sur la communication bienveillante et l’écoute empathique (venez à mes ateliers!). Apprenez à accueillir ce qui est.

Commencez par accueillir ce qui est en vous. Car vos enfants ont besoin d’un parent disponible et hors de sa réactivité (affranchi de ses peurs, ses craintes et sa colère): qui a l’espace d’accueillir les émotions de son enfant. Dans cette présence qui reconnait la souffrance, votre enfant saura surmonter ses peurs et ses tristesses, reprendre courage, développer de la résilience et trouver ses solutions, face à chaque défi rencontré.

Prévoir: faire des plans de sécurité en amont
Si vous avez peur que votre enfant vive de la violence à l’école, la prévention à la violence et l’intimidation aide à rassurer et à surmonter les peurs. Créer un plan d’action avec votre enfant détaillant les actions à prendre au cas où il y a violences verbale et/ou physique, lui permettra d’agir efficacement, dans le moment. Le point le plus essentiel à retenir dans le plan: si un adulte n’écoute pas ses propos, il est important de continuer à aller en voir d’autres adultes, jusqu’à ce qu’il/elle soit entendu(e), SANS se décourager. Il est aussi essentiel, d’apprendre à se protéger, de manière non-violente.

Partager avec des personnes empathiques (pas évident, oh la la la…)
Je vous recommande de parler de vos défis avec des personnes empathiques qui ont BEAUCOUP de recul, car raconter votre histoire qui parle violence ou de grands défis vécus par des enfants RÉVEILLE LES PEURS des autres.

Il n’est pas rare de rencontrer des personnes tellement stimulées par vos propos et tellement « réactives » qu’elles sont tout simplement incapables de vous entendre: ce fut le cas de bien des parents dans mon entourage et de plusieurs professionnels. Pourquoi? Très souvent par loyauté envers direction/école/professeur. Très souvent parce qu’elles sont projetées dans leurs propres peurs et angoisses. Ou pour toutes ces raisons… et parce que ce n’est pas confortable. Après tout, qui aime vivre des émotions désagréables?

Quelques réactions classiques que j’ai rencontrées (trop?) souvent:
• Minimiser : Ce n’est pas si pire que ça! Voyons, tu exagères!
• Éviter le sujet: Ah, j’ai un rendez-vous chez le dentiste!
• Fermer la conversation : Moi, mon enfant va bien…
• Donner des conseils : Tu devrais faire ceci ou cela…
• Chercher le coupable : Ton enfant est le problème!
• Projeter dans sa propre vie : Oh mon Dieu! J’ai trop peur pour le mien!

Une attitude collaborative fait toute la différence
Si votre enfant vit des défis, n’hésitez pas à rencontrer immédiatement le professeur. Allez-y avec une liste d’observations (sans jugements et reproches) et avec une attitude ouverte, curieuse, collaborative, pour chercher des solutions ensemble. Je vous préviens: parler de violence est très délicat. Il se peut que l’autre personne soit trop stimulée (sur la défensive, cherchant un coupable, impuissantes, etc.) pour être à l’écoute.

Pour ces cas-là, il est utile d’aller chercher du soutien: des spécialistes en dialogue collaboratif (comme moi), l’aide de votre commissaire-parent, de votre commissaire de quartier et/ou du protecteur des élèves.

1) Sortir de votre propre réactivité avant de parler avec les professionnels de l’éducation
2) Préparer les rencontres à l’avance, pour rester dans le dialogue constructif,  pour éviter des affrontements non nécessaires
3) Venir accompagné de plusieurs personnes: ils serviront de témoins et vous redonneront le courage de parler sincèrement

L’union fait la force
Regroupez-vous! En France, il existe le Printemps de l’éducation  que je souhaite être représenté au Québec. Ici, je connais une myriade de petits groupes de personnes engagées qui s’impliquent activement à repenser et parfois à bâtir de nouvelles écoles. Le réseau des écoles démocratiques au Québec (RÉDAQ) en est un.

Formez des petits groupes de parents pour partager, briser l’isolement et dépasser la peur de s’exprimer!

S’impliquer dans l’école
Impliquez-vous dans l’école: association des parents, planification d’activités, bibliothèque, conseil d’établissement. Cela vous permettra de mieux comprendre le fonctionnement de l’école, de vous faire des amis, et parfois, de suggérer des améliorations, de manière proactive.

Vous avez d’autres idées? Je vous écoute!

© Mitsiko Miller, 2014. Toute œuvre originale jouit de la protection d’un droit d’auteur. Partagez cet article sans modération, mais SVP, demandez la permission avant de reproduire (copier/coller) une partie, ou la totalité de cet article.

Mitsiko Miller est coach et mère parfaitement imparfaite de deux maîtres zen de 9 et 11 ans. Avec Projet famille en harmonie, elle accompagne adultes et enfants pour les aider à vivre leur harmonie. Suivez son blogue.

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