Révolutionner le système éducatif?

par Mitsiko Miller

AVERTISSEMENT: si vous êtes parents de jeunes enfants, cet article pourrait stimuler énormément de craintes chez vous. Je vous recommande de lire cet article en premier :)

KrisnamurtiQui aurait cru?
Tout allait si bien lorsque mes enfants étaient petits!
Nous allions à la piscine et à la bibliothèque ensemble, nous faisions des sorties culturelles, nous prenions le temps d’écouter les feuilles des hêtres danser dans le vent et de grimper dans les arbres. De jouer, de créer. D’être.

Puis, l’école a commencé.
Avec elle, l’adaptation à une culture totalement autre que nous avons vécue comme un tsunami: nous avons vécu un choc, des petites violences ordinaires qui, « sont, voyons-donc, madame, tout à fait normales et nécessaires pour socialiser et grandir! » Nous avons été confrontés à une vision de l’enfance et du rôle d’éducateur qui font obstacle, à mes yeux, à la coopération et à l’épanouissement.

Lorsque j’ai écouté ce rêve de Jeanne Siaud-Facchin, j’ai reconnu le mien…

Quel contraste avec l’école actuelle. J’en ai été bouleversée! À mon inquiétude, on m’a répondu, «Faites-nous confiance, madame! Confiez-nous vos enfants sans peur! Nous sommes des professionnels!»
Mais comment confier son enfant, s’il n’y a rien de tangible pour cultiver la confiance mutuelle? Si nous ne pouvons même pas rentrer dans l’école (quel message nous envoie-t-on…)? Comment faire confiance s’il n’y a pas de place pour le dialogue collaboratif? Comment le confier si, lorsque nous voulons parler avec des professeurs, ou des directeurs, nos paroles de parents rencontrent souvent des murs de défense, de blâmes ou des haussements d’épaules?

Comment faire confiance, lorsque nous apprenons qu’il y aura encore de nouvelles coupures de services à venir dans les écoles?

Avant que ces coupures ne soient annoncées, voici ce que j’ai vu…
-J’ai vu des professeurs trop épuisés pour dialoguer avec moi, le parent.
-J’ai vu des éducateurs marcher sur un boulevard plein de trafic, sur la lumière rouge avec des élèves, sans même tourner la tête une seule fois pour vérifier si tous avaient traversés.
-J’ai vu des enfants avec la scarlatine calmée au Tylenol envoyés à l’école, attendant leurs parents pendant des heures dans l’entrée de l’école.
-J’ai vu des enfants se frapper dans la cour pendant que les professeurs ou les éducateurs rassemblés en cercle, parlaient entre eux.
-J’ai vu un camion transporter des briques au-dessus de la tête d’élèves, sans aucune protection, ni périmètre de sécurité.

Pire.
-J’ai vu un travailleur réparer le toit de l’école avec sa torche juste au-dessus des maternelles rentrant dans l’école… sans filet, ni périmètre de sécurité.

(sic)

-J’ai vu un enfant en détresse émotionnelle caché sous un pupitre dont les besoins sont mis en suspend parce qu’on fait du mieux qu’on peut, avec le budget qu’on a, madame! Et me faire répondre : «Ah, ne vous inquiétez pas! C’est comme ça à tous les jours
:/
-J’ai vu un parent insulter violemment un professeur devant tous les élèves.
-J’ai vu des élèves mis dans le corridor parce qu’ils « dérangeaient » la classe.
-J’ai entendu parler d’élèves privés de récréation parce qu’ils bougeaient trop.
-J’ai entendu parler d’un élève ayant été en contact avec un pédophile, me rapporte-t-on, pendant qu’il s’habillait dans un vestiaire à l’extérieur de l’école, sous la garde d’un professeur.
-J’ai entendu des professeurs blâmer les parents d’être irresponsables.
-J’ai entendu des parents blâmer les écoles d’être irresponsables.

La lancée de la patate chaude?
Et pendant que le blâme est lancé d’un camp à l’autre, il y a des enfants qui souffrent. Qui ont besoin de sécurité émotionnelle, affective et parfois même, physique, ou encore qui ont besoin de célébrer leurs compétences uniques et ne savent comment.
Il
y
a
des
enfants
qui
souffrent.

Tout cela me laisse coi et les bras ballants. Comment est-ce possible?
Plutôt que de moi aussi, participer à la lancée de la patate chaude, à mon tour, je nous invite à nous poser des vraies questions:
Comment, nous tous, contribuons à nourrir ce mouvement que je trouve insensé, de manière consciente ou inconsciente?
Comment être constructif?
Comment soutenir les enfants à s’épanouir pour contribuer de manière significative à la société?

Est-ce entièrement la faute des écoles et des professionnels?
NON.
Est-ce entièrement la faute des parents?
NON.

Un problème de société
Selon moi, ceci est un problème de société. Toute la dynamique de ce système est à remettre en question ainsi que nos rôles respectifs. La réalité est que nous vivons dans une société qui va de plus en plus vite, avec des parents et des enfants de plus en plus stressés (et déconnectés) et notre système scolaire n’est pas adapté à cette réalité.

Certains ne voudront peut-être pas changer la situation, pour multiples raisons. D’autres n’en sont qu’à constater les défis. Moi, je connais un nombre infini de parents qui eux, s’impliquent et développent des idées d’écoles nouvelles…

Pourquoi? Parlons de mon expérience personnelle.
Mes enfants étaient calmes en classe et avaient de bonnes notes, mais ils ne rentraient pas dans le cadre imposé.
J’en ai un qui a totalement perdu confiance aux adultes de l’école: «Parce que les adultes ne font rien pour nous aider,» affirme-t-il. Voici son histoire: j’ai appris à mes enfants à aller consulter un adulte s’ils étaient témoins de violence. Ce qu’il a fait. Mais voici ce qu’on lui a répondu:
« Il faut intégrer cet enfant au groupe. Tu es OBLIGÉ de jouer avec cet enfant! »
« Il t’a fait mal? Oh, ce n’est pas si pire que ça! »
« Ne viens pas me voir pour tes histoires de chicane. Il FAUT que tu règles ton problème, tout seul! »
« S’ils se chicanent, ne t’en mêle pas! Ce n’est pas de tes affaires! »

:/

Vous comprendrez que mon enfant confus, cherchait à comprendre. Je lui ai suggéré de choisir judicieusement les adultes à qui il se confiait. Mais, rare sont ceux qui ont su l’écouter. Alors, avec les années, il a perdu toute confiance.

Voici ce qu’il a entendu:
«Les jeux de société sont interdits dans la cours. Il FAUT que vous bougiez un peu!»
«SI vous ne réussissez pas cet examen, ALORS vous ne passerez pas votre année!»

Comment est-ce que mon enfant peut faire confiance s’il ne sent pas entendu du tout? Comment bâtir la confiance de manière unilatérale? Comment apprendre sans faire confiance?

Pour pallier à ces incohérences, j’ai inscrit mes enfants aux scouts pour qu’ils puissent enfin gouter à la coopération, au moins, à un autre endroit qu’à la maison, puis à l’aïkido pour intégrer une posture de force intérieure et de protection, pour gérer toutes les situations rencontrées à l’école. J’ai aussi développé des projets à la maison pour remédier au manque de stimulation en classe. Et intégré l’intelligence émotionnelle et l’introspection, au rythme quotidien.

Dans bien des cas, lorsque nous parlions des défis rencontrés à l’école avec le personnel, nous avons eu droit à une série de conseils non-sollicités, de blâmes et de reproches dirigée vers nous – qui n’a que confirmée ce que je croyais:
nous gagnons à développer un système scolaire plus humain où nous avons l’espace pour intégrer l’empathie et le dialogue coopératif pour travailler dans le même sens.

Voici des mots que j’estime les plus toxiques qui sont sortis de la bouche de professionnels de l’éducation, au cours de ma vie de parent (articulés devant moi – je me suis parfois pincée plusieurs fois les joues pour voir si je rêvais):
« Vous êtes trop mère poule! »
« Votre enfant est trop sensible! Il DEVRAIT s’endurcir un peu! »
« Les garçons se bousculent et jouent à la bagarre, c’est NORMAL qu’ils aient parfois des égratignures. »
« Votre enfant a des bonnes notes et il est calme en classe, alors TOUT VA BIEN! ».
« Vous DEVRIEZ être moins à l’écoute de vos enfants. »
« SI vous donnez une étoile à votre enfant à chaque fois qu’il accepte d’aller à l’école, et que vous lui remettez une récompense à la fin de la semaine, ALORS il aimera aller à l’école! »
« Vous DEVRIEZ le laisser au service de garde pour qu’il s’intègre mieux au groupe. Il FAUT qu’il socialise!»
« Voyons donc, les petits gars, ça se bardasse, madame! On ne peut rien y faire! Il faut s’y habituer! Ça a toujours été comme ça!»
Ou celle que j’ai vécue comme la plus violente: «SI vous gardez votre enfant à la maison, ALORS je vais être obligée d’appeler la DPJ (Département de Protection de la Jeunesse.»

Vos réactions possibles…
Cet article vous stimule trop? Vous êtes dans vos peurs? Lisez ceci: il y a espoir.

Peut-être que certains se disent: « Mais pas toutes les écoles sont comme ça! » ou « Il existe d’excellents professeurs! »
Oui, j’en ai rencontrés plusieurs. J’ai également rencontré des directeurs d’école extraordinaires, qui, avec le fonctionnement du système scolaire actuel, ont les mains liées.

J’entends des parents dire: « Ton cas est vraiment exceptionnel, Mitsiko! »
Non. Bien des enfants souffrent en silence. Ou leur corps parle pour eux, à travers des maux (mal de ventre et autres symptômes psychosomatiques). Ils parlent. Nous ne le voyons (ne voulons?) pas toujours, surtout si nous entretenons la croyance « qu’aucun enfant n’aime l’école, par défaut » ou que « c’est un caprice ou une phase passagère »… Certains enfants sont plus résilients que d’autres, et tentent de s’adapter du mieux qu’ils peuvent. Ce fut mon cas, qui ait tout simplement cessé de parler à l’école, pendant quelques années. Et d’autres se cachent derrière des étiquettes et/ou des troubles pour avoir le soutien dont ils ont besoin.

Et les enfants qui vont bien, eux? Faut pas généraliser!
Oui, certains sont véritablement contents d’aller à l’école.  À l’affirmation, « Moi, mon enfant est heureux à l’école! », je réponds ce que John Holt avait répliqué à des parents troublés par ses propos, il y a trente ans: si votre enfant est heureux, alors il n’y en a pas de problème. Mais ce n’est pas le cas de tous les enfants. Certains souffrent VRAIMENT dans le système scolaire. Et il est important de proposer une alternative pour eux. »

On fait quoi, alors?
Quelles sont mes alternatives, en ce moment?
L’école alternative? Si les valeurs proposées sur papier sont réellement intégrées par l’équipe ET les parents… Et ce n’est pas toujours le cas…

Quelles sont les autres options?
L’école libre.
L’apprentissage à la maison… que j’ai longtemps deviné être la stratégie la plus logique, pour notre famille.
Il était cependant très important pour moi d’être en partenariat avec mon chéri, avant de nous lancer dans cette aventure. Après cinq ans de délibérations et de dialogues collaboratifs, il s’est ouvert à essayer, lorsqu’il a vu son fils s’effondrer en pleurs devant lui en sanglotant que son âme était en train de mourir, à l’école. (Note de Mitsiko: après quelques mois, mon chéri était convaincu que c’était l’option la plus adaptée à notre famille. Et notre fils ne s’est jamais aussi senti aussi épanoui et sociable.)

Pour ceux qui n’ont pas ce « luxe », ou le « courage », me dit-on, ou encore un horaire le permettant, ou encore « l’envie » de le faire, je souhaite que nous prenions conscience que le système scolaire ne marche pas pour tous.
Qu’il y a d’autres options.
Que les coupures budgétaires font MAL à bien des enfants.
Que des enfants souffrent en silence.
Qu’il y a urgence d’agir.

Je souhaite que nous nous ouvrions à de nouvelles manières de faire.
Je souhaite que les parents et les éducateurs s’impliquent et nomment les malaises plutôt que de rester muets ou de poursuivre la lancée de la patate chaude.

Je souhaite que des nouvelles écoles plus humaines, plus petites, plus vivantes poussent partout et amènent un nouveau souffle qui se concentre sur la joie d’apprendre.

Je finis en partageant ces vidéos de Sir Ken Robinson, qui lui, propose des solutions:

et

© Mitsiko Miller, 2014. Toute œuvre originale jouit de la protection d’un droit d’auteur. Partagez cet article sans modération, mais SVP, demandez la permission avant de reproduire (copier/coller) une partie, ou la totalité de cet article.

Mitsiko Miller est coach et mère parfaitement imparfaite de deux maîtres zen. Avec Projet famille en harmonie, elle accompagne adultes et enfants à vivre leur harmonie. Suivez son blogue.

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21 thoughts on “Révolutionner le système éducatif?

  1. Je suis à la fois contente de lire ce que je vis tous les jours dans une ville relativement privilégiée et triste de voir que toi aussi et plein d’autres j’imagine ressentent cela. Je dis chaque jour à mon mari que j’angoisse de laisser ma fille à l’école et je m’en veux de lui dissimuler à elle sur ce que je pense de l’école. Pourtant je suis chercheur, je suis restée sur les bancs de l’université longtemps. Et je croyais profondément à l’école. Mais la violence quotidienne, la fermeture d’esprit, et surtout l’état de ma fille m’ont retiré mes illusions. Je dois après mon travail inventer quantité de petites astuces pour la calmer, la nourrir (intellectuellement), la réconforter. Cela me plait de m’occuper d’elle ainsi (méditation, utilisation de matériel montessori, jeux en plein air pour se dépenser, lecture loufoque etc). Mais j’aimerais tant ne pas avoir à rattraper! Qu’elle rentrer de l’école ne serait ce qu’une fois en me rapportant du positif, du stimulant, du doux, du rigolo. Mais cela n’arrive pas. Nous nous sentons franchement impuissant d’autant que pour nous l’école à la maison ne pourra pas être une solution.

    • Bonjour Madeleine,
      Tes préoccupations, tant d’autres parents la partagent, en pensant être seuls à les vivre. L’école-maison n’est peut-être pas une stratégie qui est possible pour tous, mais celle de questionner et de faire évoluer le système actuel, oui: elle est à la portée de tous. Je t’encourage à te regrouper avec d’autres et à rejoindre l’organisme printemps de l’éducation.

      de tout coeur,
      Mitsiko

  2. J’ai l’impression de lire des choses que j’aurais pu écrire. Les faits sont différents, mais le fond reste similaire. Je suis en décalage avec les exigences de l’école. Et je suis prof des écoles!!! Mes tripes se retournent quand ma fille me fait comprendre qu’elle n’aime pas l’école, quand je vis au quotidien à l’école des choses qui s’insupportent de plus en plus. Je rêverais de lui faire l’école à la maison…J’aimerai contribuer à changer le système. C’est ce que je tente avec mon blog (profbienveillant.com), et dans la réalité avec des actions en projet. Pas facile, mais si je ne le fais pas à mon échelle, il ne faudra pas que je me plaigne que personne ne fait. Merci pour cet article et vos contributions, pas de découragement face à l’incompréhension… Nous sommes la « garde lumineuse » de l’enseignement de demain.

  3. Bonjour, J’ai partagé le lien de cet article sur mon profil facebook. J’espère que cela ne vous dérange pas. J’ai vu les dernières phrases sur votre accord après avoir publié, je peux effacer si besoin. Dites-moi ….

  4. Bonjour Mitsiko! Magnifique… j’abonde en ton sens. Il est important de ne pas croire que son enfant aille bien simplement parce qu’il est sage, ou encore parce qu’il réussit bien sur les bancs d’écoles. Il faut, je crois, avant tout faire un gros exercice d’écoute de l’enfant. L’écouter parler, ne pas le reprendre, ne pas le corriger, ne pas interrompre, ne pas émettre de jugement ni de conseil. Le laisser se vider de ses émotions dans son propre langage. Aussi, le laisser pleurer, le soutenir dans ses pleurs et faire attention de ne pas « le prendre en pitié », mais simplement qu’il sache qu’il peut pleurer en toute sécurité dans nos bras. Mais je reviens au début de mon commentaire.. il faut laisser l’enfant, à 2 ans, 4 ans, 7 ans, 11 ans 15 ans s’exprimer en toute liberté. Arrêter de penser à sa place et que nous devrions toujours l’influencer. Il faut avant tout faire CONFIANCE à l’enfant, c’est une des clefs pour une enfance plus heureuse, plus sécurisante, et aussi une des clefs pour une ambiance en famille tellement plus décontractée. Je travaille avec les enfants depuis plusieurs années, dans des basse-ville, des quartiers moins nantis, dans des communautés autochtones, et aussi dans des milieu plus riche, ou le frigo est plein et le salon aussi. Mais les enfants restent les même, il faut s’asseoir avec eux et ne pas rester debout.

    • François!

      Oh que l’on est sur la même longueur d’onde!
      Merci de ton partage qui résume ma philosophie: humilité, écoute de soi, écoute de l’autre, dialogue empathique, tricoter de la confiance!

      de tout coeur,

      Mitsiko

      • Nous pensons, je crois à tort, que l’enfant doit absolument se comporter de telle ou telle façon, comme nous pensons à tort qu’il doit évoluer de telle ou telle façon. Nous jugeons rapidement un enfant par des « il a tout un caractère », ou encore par « il n’aime pas socialiser ». Mais il faut faire très attention.. Nous sommes pris dans notre propre shéma de vie et d’éducation passée. Il faut se défaire de cela et revenir sur nos impressions premières. « Mon enfant pleure dans sa chambre, mon coeur de parent me dit d’aller le voir, mais j’ai appris qu’il ne fallait pas mais au fond je n’ai jamais poussé la question très loin ». Les parents sont désemparés car ils ne veulent pas laisser leur enfant pleurer, mais « on » leur a appris qu’il ne fallait pas répondre aux détresses des enfants. Et s’il passait outre et allait consoler leur enfant, que sera la marche à suivre pour que ce soit efficace? Là aussi les parents ne savent plus. Moi je dis souvent, il ne faut pas avoir peur de son enfant, il ne faut pas avoir peur de se laisser conseiller par ses enfants, même tout jeunes. Il ne faut pas également avoir peur de se « péter la gueule » en tentant de changer son attitude. L’enfant sera TOUJOURS reconnaissant pour la bienveillance que nous lui offrirons. Alors, n’ayons pas peur d’abolir les punitions et les récompenses.. et troquer cela par de l’écoute et de la liberté de penser et d’agir. :) Haa tant de choses à échanger sur ce sujet qui est pour moi aussi source de passion insatiable.

  5. Je vais partager cet article en espérant que beaucoup le lise !
    Je suis enseignante en maternelle, je te suis depuis un bout de temps déjà … J ai honte de notre système éducatif en France, je m y retrouve de moins en moins et fais de mon mieux pour le changer au sein de ma classe ….mais quand je vois d autres enseignants de l école ou d ailleurs, j en suis malade !
    L école pour moi, en l état, ne correspond pas à 90% des enfants. Elle ne correspond pas à mon grand (mais cette année il a une maîtresse qui sait preter attention à chacun, j espère qu il s y plaira un peu plus )
    Il y a beaucoup à faire, il faut tous y mettre son grain de sel !

    • Bonjour Céline,

      Le système éducatif dont je parle dans mon article est celui du Québec. Comme dit Sir Ken Robinson, l’école publique qu’elle soit ici ou ailleurs, a besoin d’une restructuration. J’ai personnellement fait l’éducation nationale française et mes enfants y ont également gouté. Elle se distingue de celle du Québec, et ce qu’elle a également en commun, une vision de l’apprentissage qui est à remettre totalement en question.

      Solidarité,

      Mitsiko

      • Je ne connais pas celle du Québec et pourtant vous avez de l avance sur nous !

  6. Bravo Mitsiko, tu as écrit exactement tout ce que j’ai vécu avec ma fille. Comme elle a fréquenté la meme école que tes fils… enfin l’ecole a la maison a ses défis surtout que nous commencons le secondaire… je dois proposer le plan de scolarisation de ma fille a la direction de l’ecole et je suis bloquée…

    • Bonjour Eldja,
      Nous avons vécu ces situations dans plusieurs écoles, dont celle que nos enfants ont fréquentée en même temps. J’aimerais pouvoir dire que cette situation est unique, mon expérience et celle d’autres personnes que je connais, disent malheureusement le contraire.
      Pour les plans de scolarisation, le groupe Montreal Homelearners, instigué par Sonya O., offrent actuellement des ateliers pour parents qui ont à créer des plans de scolarisation. Il y a également Josée C., bénévole de l’AQED qui est une ressource incroyable.

      Montreal Homelearners: http://www.montrealhomelearners.ca
      AQED: http://www.aqed.qc.ca

      En solidarité,
      Mitsiko

  7. Chère Mitsiko. Fils aîné à aujourd’hui 23 ans et Loulou 7 ans. Et il y a 20 ans nous vivions déjà ce que vous vivez aujourd’hui en 2014. Combien de fois suis je moi même restée coi ! Aujourd’hui, le constat est effectivement le même. Donc instruction en famille, projet d’ouvrir une école alternative, plusieurs formations professionnalisantes de front, une année de recherches sur les autres façons d’accompagner les jeunes êtres humains (regroupées sur un blog), beaucoup de rencontres et je reste toujours coi ! Il y a beaucoup de personnes qui ne trouvent rien à redire au système et pas seulement dans l’éducation. Peu importe. Faisons notre part, montrons le chemin à nos enfants. Toute ma tendresse. Claudia.

  8. Bonjour Mitsiko!
    Merci pour cet article et tout ton travail de « Famille en harmonie »!
    Ça fait déjà quelques années que je dévore des livres sur l’éducation. Et ce qui me choque le plus, c’est que tout ce dont tu parles dans ton article, ça fait des siècles que les pédagogues le savent! On invente rien, malgré que l’on soit au XXI siècle.
    Je ne veux pas être « déprimante », mais une certaine classe de notre population, ne veut pas, que les choses changent… et pour une bonne raison!
    Des êtres humains, autonomes, responsables et épanouis, ça réfléchit et c’est difficilement manipulable!
    Ça ne veut pas dire que les choses ne peuvent pas changer! Ça veut juste dire, qu’il va falloir que les gens (vraiment beaucoup, genre des millions) se bougent « les fesses » et crient haut et fort leur ras le bol!
    Mais de ce que je vois, c’est pas gagné. Ma fille va dans une école alternative. Et je peux te dire que l’implication parentale n’est pas au rendez-vous! On est rendu à essayer de trouver des stratégies pour motiver les parents. Qui sont normalement plus conscients que les autres, puisqu’ils ont choisit l’alternatif!!!
    On a encore du chemin à parcourir avant que tout le monde se réveille et veuille autre chose de sa vie que de la cupidité et du pouvoir ;-)

    Maude

    • Effectivement, ce n’est pas gagné d’avance. Et cette situation existe depuis des millénaires.
      Il y a, malgré cela, quelque chose en moi qui constate un changement
      et
      espère, comme Jacques Salomé, Thomas d’Ansembourg, et le mouvement les Colibris, un pas vers la sobriété heureuse, l’intériorité citoyenne et l’hygiène relationnelle pour permettre le mieux-être de tous.

      Entre temps, je donne mes ateliers et j’écris :)

      Tendresse

      Mitsiko

  9. Ping : Venue de Mitsiko Miller du projet « Famille en harmonie » | Nectarine

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